logoarticle   25/07/2013

 

 

trampolineTi Corail a passé au mois de mars 2013 ses quatre ans de service et le trampoline à l’avant du bateau commence à donner des signes de fatigue. Renseignements pris auprès de notre concessionnaire, la durée de vie d’un trampoline peut aller de quatre à huit ans environ selon l’utilisation.

Les loueurs changent systématiquement les trampolines au bout de trois ans pour raison de sécurité d’autant plus qu’ils sont soumis à rude épreuve, les bambins et adolescents des familles louant un bateau pour leurs vacances ne se privant pas du plaisir de sauter moult fois sur cet espace de jeux. Le trampoline n’aime pas ça !

Les propriétaires sont généralement plus attentionnés et la durée de vie du trampoline s’en trouve augmentée jusqu’à atteindre huit ans (un cas connu) quand ledit propriétaire interdit totalement de marcher ou se déplacer sur ce trampoline. Dans ce cas, l’ensoleillement accomplit son œuvre et, en particulier, les rayons ultra-violets qui finissent par cuire les fibres utilisées. Enfin, tout matériel supportant des tensions se fatigue, s’use jusqu’à se rompre dès lors il y a le moindre ragage (frottement) sur une autre surface ou une arête.

Ainsi, nous avons contacté deux organismes « Docks et Entrepôts Maritimes de Keroman » dans le Morbihan et « France Trampoline » à Bordeaux (disposent d’un site internet) pour demande de devis. Seul le second nous a répondu en nous renvoyant les différents tarifs de leurs produits pour le Lagoon 380. Leur proposition couvre plusieurs types de matériau et de maillage et le délai d’envoi est de trois semaines.

pdf    Devis réalisé en juin 2013

photo     Album pour détails de fixation

Après réflexion, nous allons passer notre commande au cours du prochain hiver puis viendra la pose avec ses difficultés dont nous vous ferons part dans une suite donnée à cet article.

 

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logoarticle   27/07/2013

 

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Ti Corail est équipé d’un réfrigérateur composé d’un groupe DANFOSS W35F dans lequel l’échange de chaleur est réalisé par un circuit de mer comprenant une pompe et un filtre. Ce système est réputé plus économique en consommation électrique qu’un réfrigérateur avec le même groupe DANFOSS 35F, mais équipé d’un échangeur à air. Je ne dispose pas d’éléments comparatifs du 35F. En revanche, je peux mesurer et observer la consommation du W35F.

De fait, le réfrigérateur sous les tropiques, réglé sur 5,5 (réglage moyen) fait du froid et des glaçons. Le Groupe se met en route toutes les 20 minutes avec un fonctionnement groupe et pompe entre 3,5 et 4 minutes, soit 10 minutes par heure. Au bilan, en fonctionnement, le W35F et la pompe consomment 8 A selon le régime ci-dessus, soit 1,33 Ah. Est-ce effectivement mieux que les autres systèmes ? Je n’en sais rien.

Toujours est-il que ce choix d’un système à réfrigération par eau de mer a des conséquences dont personne ne parle dans les salons fussent-ils nautiques.


INCONVÉNIENT n° 1

La circulation d’eau de mer implique de fait un encrassement du circuit. Il faut donc procéder selon la qualité de l’eau à un nettoyage quasi hebdomadaire du filtre en amont de la pompe de circulation. Par ailleurs, au-delà de quelques mois, le filtre laissant tout de même passer des micro-organismes qui se fixent et se développent ensuite sur les parois internes des tuyaux, les coquillages et berniques (que l’on peut voir collés aux parois) viennent diminuer le diamètre des tuyaux jusqu’à les obstruer complètement. Cela se remarque aisément, on entend la pompe fonctionner en permanence et on n’observe plus d’écoulement d’eau en sortie.

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La phase nettoyage du circuit pourra s’effectuer tous les 6 mois comme ceci :

– coupure de l’alimentation du frigo, fermeture des vannes de coque entrée et sortie,

– débranchement des tuyaux eau de mer entrée et sortie sur les vannes,

– mise en place des extrémités de ces tuyaux dans un seau de 10 litres dans lequel on aura déversé un mélange eau et corrobril à 50 %,

– remise en fonction de l’alimentation du frigo,

– réglage du thermostat au maxi pour assurer le fonctionnement en continu de la pompe pendant une demi-heure.

 

Note : le corrobril ou tout autre produit à base d’acide phosphatique n’endommage pas les membranes caoutchouc de la pompe de circulation, contrairement au vinaigre blanc.

Il faudra ensuite confectionner un câble relativement rigide (genre filière acier inox ou grosse aiguille) de longueur 3 à 4 m auquel on aura fixé à l’extrémité un solide écouvillon redimensionné pour cheminer correctement dans les tuyaux.

Une fois cela réalisé, on recoupe l’alimentation pour pouvoir procéder au brossage de toutes les parois internes et à l’enlèvement des coquillages à l’aide du câble rigide et de son écouvillon. Il sera nécessaire de débrancher les tuyaux également sur le groupe pour pouvoir nettoyer la totalité du circuit avec persévérance et beaucoup d’huile de coude.

Le remontage effectué, vous aurez la satisfaction d’avoir un circuit propre et dégagé de tous les organismes qui l’encombraient ainsi qu’un meilleur fonctionnement.


INCONVÉNIENT n° 2

Quand le bateau est au sec au chantier, vous ne disposez plus de réfrigération eau de mer pour le réfrigérateur.

Une solution existe cependant qui consiste à rajouter des vannes trois voies sur les tuyaux entrée et sortie avant les vannes de passe-coque. La quantité d’eau nécessaire pour le fonctionnement du circuit d’eau n’excède pas 5 litres. Que vous disposiez au niveau de la pompe d’un bidon de quelques litres ou que vous fassiez de même avec un puisard existant dans lequel vous bloquez le flotteur de pompe de cale, vous remplissez le bidon ou le puisard de quelques litres d’eau douce et vous y immergez les deux extrémités des tuyaux dérivés. Le frigo peut alors fonctionner normalement alors que le bateau est à sec.


INCONVÉNIENT n° 3

À l’usage, les cartouches filtre dans le bloc filtre comportent une grille mesh métallique qui s’oxyde assez rapidement jusqu’à se détériorer au point de ne plus servir de filtre. Il convient de la nettoyer régulièrement avec précaution. Enfin, il peut être utile de rajouter à l’intérieur une grille fine en plastique qui peut servir aussi de filtre afin d’éviter de racheter une cartouche filtre tous les 3 mois.

On observe que l’inox de la grille mesh est de mauvaise qualité, ce qui est normal puisque le bloc pré filtre et sa cartouche filtre sont fabriqués par ARAG essentiellement pour les systèmes d’adduction d’eau agricole, donc de l’eau douce !

On peut se demander comment les concepteurs de ces systèmes de réfrigération de CNB Lagoon ou de Frigoboat ont pu choisir ce genre de produit !


BILAN

Le fonctionnement du frigo est fiable et les seuls ennuis ont été dus à une erreur humaine :

Au cours de la fabrication du réfrigérateur et de la mise en place du thermostat, le petit joint qui fait office de passe-cloison pour le câble reliant le thermostat au groupe DANFOSS a été oublié…

Conséquences :

frigo 6Première avarie quelques mois après la mise à l’eau, le groupe et la pompe fonctionnent en permanence, car les connexions de câbles dans le bas du boîtier du thermostat baignent dans de l’eau de condensation.

On assèche le boîtier et on remonte tel quel en faisant un joint silicone au moment de l’application du boîtier thermostat sur la cloison du réfrigérateur.

Deuxième avarie plus tard, le thermostat ne fonctionne plus, il est complètement oxydé. Je procède à son remplacement par deux fois pour les mêmes raisons.

Enfin, ce problème insoluble trouve sa solution quand je comprends que c’est l’air chaud et humide passant par le trou dans la cloison qui se condense à l’intérieur du boîtier du thermostat. Je réalise un joint silicone en lieu et place du passe-cloison et depuis, plus de soucis !

Enfin, ayant laissé le bateau deux mois à quai au cours d’un retour en métropole avec le circuit isolé, mais rempli d’un mélange eau douce et vinaigre blanc, la pompe de circulation s’est retrouvée hors d’usage à notre retour, car les membranes ont été détruites par le vinaigre blanc ! C’est comme ça que l’on apprend ! mais ça coûte ! Désormais, pour les immobilisations prolongées, j’isole le circuit et le remplis d’eau douce.

Par sécurité, le réfrigérateur étant vital, je dispose d’un thermostat et d’une pompe FLOJET 24 V de rechange.

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logoarticle   29/01/2014

 

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 photo    Remplacement du Pressostat


Nous avons encore une fois été obligés de remplacer le pressostat de la pompe JABSCO PARMAX 3 du groupe hydrophore !
C’est la deuxième fois en cinq années de vie à bord.

Le groupe hydrophore :

Un groupe hydrophore est composé d’un réservoir fermé à vessie sous pression ou accumulateur, d’une pompe, d’un contacteur manométrique, d’un filtre et des raccordements nécessaires.

Il se différencie du surpresseur ou groupe de surpression par qui lui dispose d’un réservoir ouvert sans vessie.

L’accumulateur permet de stocker une petite quantité d’eau et de faciliter le travail de la pompe. Les petites demandes en eau seront ainsi assurées sans démarrage de la pompe à l’aide de la pression maintenue dans la vessie.

Le contacteur manométrique ou pressostat va ordonner l’enclenchement et l’arrêt de la pompe. Le pressostat enclenchera la pompe dès que la pression dans le circuit sera descendue en dessous d’un certain seuil (signifiant une consommation d’eau en cours) et arrêtera la pompe une fois la pression ayant retrouvé une valeur plafond (signifiant un arrêt de la consommation).



Symptômes vécus :

1. Retard dans le fonctionnement du pressostat

Le délai d’arrêt de la pompe est de plus en plus long (2 ou 3 secondes au lieu d’une demi-seconde) et est révélateur d’un début de grippage de la tige mobile qui assure la fermeture du contact électrique dans le pressostat.

Si rien n’est fait rapidement, on se retrouvera dans le cas n° 2 ci-dessous.


2. Blocage du pressostat pompe enclenchée

La fermeture du robinet ne provoque pas l’arrêt de la pompe dans les secondes qui suivent. Le circuit d’eau douce continue à monter en pression jusqu’à ce qu’un point faible du circuit, généralement un raccord, lâche. Donc, le réservoir (300 litres) d’eau se vide à la cale, enclenchant les pompes automatiques de cales pour ceux qui en disposent. Heureusement, la plupart des bateaux sont équipés d’un chauffe-eau disposant d’un clapet de décharge automatique, lequel va exercer sa fonction et participer à vider le réservoir dans la cale avec les mêmes effets, mais sans détérioration du circuit. Puisque vous venez de fermer le robinet, vous êtes donc présents à bord, vous disposez de tous vos sens, et vous coupez immédiatement l’alimentation du groupe d’eau.

Remplacement du pressostat :

Il faut tout d’abord couper l’alimentation électrique du groupe d’eau, fermer l’arrivée du ou des réservoirs sur la clarinette et purger le circuit de sa pression en ouvrant le robinet de l’évier par exemple.

On procède ensuite au débranchement des connexions électriques sur la pompe puis au démontage de ses vis de fixation et de ses raccords.

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Le pressostat situé sous un capot dans la partie inférieure de la pompe est ensuite aisément remplacé (voir Album Remplacement du pressostat).

Conseils

Posséder cette pièce en rechange à bord au vu de la fréquence des pannes.


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logoarticle   15/02/2014

 

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 photo    Remplacement relais moteur

 


En cinq années de navigation, c’est la première fois que notre dessalinisateur refuse de fonctionner !

En actionnant l’interrupteur Marche/Arrêt, toutes les led s’allument puis s’éteignent sauf la jaune. Le moteur ne démarre pas.

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Passée la stupéfaction, il ne reste plus qu’à sortir le multimètre et quelques outils pour entamer la recherche de panne.

La tension batterie est bien présente, mais rien ne se passe. Le Captain découvre dans les minutes qui suivent à l’aide du schéma électrique d’installation que la tension batterie arrive en premier sur les contacts d’un relais de puissance situé sur le moteur, le relais étant censé recevoir une tension de commande par le câble de commande en provenance du Tableau de commande. Le Tableau de commande est lui-même alimenté en 12 V DC par un piquage en amont du contact de puissance du relais.

Lors de la manœuvre de l’interrupteur Marche/Arrêt, le relais ne semble pas recevoir de tension de commande, tension mesurée sur fils bleu et noir branchés sur le relais de puissance proche de 0 V.

Le Tableau de commande est alors ouvert ainsi que la boîte recevant la carte électronique. C’est une bonne occasion pour voir ce qu’il y a là dedans !

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On découvre d’ailleurs que le dessalinisateur est équipé d’une carte DUO dont seuls les composants nécessaires au fonctionnement en 12 V DC sont utilisés. Un premier examen visuel ne révèle rien de particulier sinon l’excellent état général de la carte et de ses connecteurs débrochables ainsi que des fusibles.

La prise de tension entre les fils bleu et noir débranchés montre pourtant que le 13 V est bien présent après avoir manœuvré l’interrupteur sur M, mais que cette tension s’effondre à 0,75 V, fils branchés.

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Après un échange par mail avec le SAV de Dessalator à Antibes, le Captain commande le relais (qui n’est pas disponible chez l’agent du Marin).

En attendant, une solution est trouvée pour faire fonctionner quand même le dessalinisateur en modifiant les branchements sur le moteur. Le relais ne sert plus. Le + 12 V Batterie et le fil marron alimentant le tableau de commande sont débranchés et reconnectés directement sur la borne positive du moteur dans le boîtier noir.

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Le fonctionnement du dessalinisateur est alors provoqué par la mise sur M de l’interrupteur M/A (rien ne se passe) puis la fermeture manuelle du coupe-circuit recevant le fusible de 50 A en amont du moteur. Le moteur du dessalinisateur démarre alors et la séquence de démarrage est suivie de la même façon que d’habitude. Elle se termine normalement par la phase de rinçage automatisé.

Le dessalinisateur fonctionnera ainsi en mode « dégradé » plusieurs jours en attendant l’arrivée du relais de puissance.

Le relais de puissance est enfin arrivé et le Captain va pouvoir procéder à son remplacement. Il s’agit d’un relais MAC 10 -- 12 V DC de ELEKTROSISTEM fonctionnant avec un courant de commande de 920 mA. Pas d’électronique, mais une mécanique robuste.

Les tentatives pour enlever directement le relais de puissance du moteur se révèlent infructueuses, car le relais est fixé sur une sorte de carter de protection du ventilateur du moteur par deux vis-écrous dont les écrous peuvent tomber à l’intérieur du moteur, on ne sait trop où, jusqu’à plus ample informé.

Il est donc prudent de sortir et démonter le moteur électrique pour enlever sereinement le relais.

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Il faut pour cela démonter le carter dissimulant la courroie de transmission moteur-pompe, enlever la courroie puis enlever les quatre boulons fixant le moteur sur le châssis de l’attelage.

Cette phase de démontage va permettre de découvrir ce que l’on ne voit jamais… voir l’Article Dessalator 12V 60 l/h — Entretien.

Une fois le moteur déposé et en place sur un plan de travail, il est aisé de démonter le carter entourant le ventilateur du moteur et ainsi d’accéder aux deux écrous retenant le relais de puissance.

Le remplacement du relais est rapide, mais une question demeure. Ce modèle de relais est un MAC 10 type D avec un seul contact de travail…

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Pourquoi alors 4 bornes de connexion sur ce relais pour deux utilisées. La réponse est trouvée après l’ouverture du boitier du relais qui montre un ensemble mécanique extrêmement robuste avec bobine et axe entraînant le contact à fermeture, mais aussi le fait que les deux bornes adjacentes de chaque côté du relais sont connectées ensemble. L’aspect de la mécanique du relais donne tellement confiance qu’une observation fuse : ce genre de camelote est increvable et ne doit jamais tomber en panne !

Le remontage du relais puis du moteur conduit au moment décisif où il est temps d’essayer de nouveau le dessalinisateur en configuration électrique normale.

Ce qui est fait… mais rien ne se passe ! Les symptômes sont identiques !

Le relais de puissance n’est donc pas en cause. En revanche, il y a un souci véritable sur la tension de commande qui est bien de 13 V DC à vide, mais de seulement 0,75 V sur le relais sur une résistance mesurée de 13 Ohms, ce qui donne un courant proche de 60 mA bien loin des 920 mA attendus pour exciter le relais de puissance.

Un nouvel échange avec le SAV d’Antibes se révèlera fructueux voir Article « Modification_Cablage_Carte_Electronique ».


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logoarticle   18/02/2014

 

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 photo    Modification câblage carte électronique

 

Le remplacement du relais de puissance sur le moteur électrique du dessalinisateur s’est révélé inutile puisque la panne subsiste.

Un échange de mail avec le SAV d’Antibes m’a alors orienté vers un ingénieur de la société Dessalator, M. Martin de Jong.

L’échange téléphonique qui a suivi m’a permis d’apprendre qu’un composant de la Carte électronique avait quelques faiblesses depuis que le fabricant de ce composant avait modifié son process de production pour des raisons de mise aux normes.

Pour contrer ce phénomène, une modification de câblage aisée à réaliser sur la Carte électronique est nécessaire pour retrouver une tension de commande correcte. Le principe est d’employer des composants non utilisés de la carte DUO, en l’occurrence le relais K2 de la Carte normalement dédié à la commande du moteur électrique 220 V AC.

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L’opération est assez simple :

  • s’assurer de la coupure de l’alimentation du dessalinisateur ;

  • ouvrir le boîtier contenant la carte électronique ;

  • modifier le pontage entre les bornes 1 et 2 du connecteur débrochable J7 pour le connecter entre les bornes 1 et 3 ;

  • raccorder la borne 1 du connecteur débrochable J7 à la borne J5 du relais K2 à l’aide d’un fil électrique en 1,5 mm2 ;

  • débrancher le fil bleu de la borne 2 du connecteur débrochable J9 et le connecter sur la borne J6 du relais K2

  • refermer le boîtier contenant la carte électronique.

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À terme, si un défaut devait apparaître sur le relais K2, il devrait être possible d’utiliser de la même façon le Relai K1, ces deux relais étant dédiés respectivement à la fermeture des neutre et phase de l’alimentation du moteur électrique 220 V AC dans les dessalinisateurs DUO.

Après avoir redisposé l’alimentation électrique, le dessalinisateur a retrouvé un fonctionnement normal.

Par ailleurs, la conversation s’est aussi développée sur les façons de faire fonctionner le dessalinisateur en cas de panne sur l’un des composants liés à la sécurité afin de ne pas manquer d’eau en attente de la réparation.

Ces infos sont données dans l’Article « Dessalator 12 V 60 L/h — Entretien ».

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logoarticle   10/03/2014

 

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 photo    Entretien du dessalinisateur

 

Le démontage du moteur électrique consécutif à la panne de dessalinisateur traitée dans les articles précédents m’a permis de faire plusieurs constats et de procéder à quelques actions correctives nécessaires.


MOTEUR ÉLECTRIQUE D’ENTRAINEMENT DRIVE SYSTEMS V 745.6 :

C’est un moteur électrique robuste fabriqué en Italie d’une puissance d’environ 0,4 kW pour 1500t/min. Je me suis posé la question de la nécessité de posséder des balais de rechange puis me suis rassuré en me disant que ces moteurs étaient conçus pour tourner plusieurs milliers d’heures dans d’autres applications. Les balais sur ce moteur ne devraient pas être remplacés sur une application dessalinisateur avant au moins 20 ans pour notre fonctionnement (800 heures en 5 ans).

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En revanche, l’utilisation d’une tension relativement faible entre 12 et 12,5 V au lieu de 13 à 13,5 V doit accroître sensiblement l’usure des balais.


RELAIS DE PUISSANCE ELEKTROSISTEM MAC 10 DC Type D :

Ce relais est doté d’une mécanique très robuste. Il s’agit d’un type D avec un seul contact travail (Normalement Ouvert). Il a un courant de commande de 920 mA et peut permettre le passage d’un courant de puissance jusqu’à 100 A. Il est donc largement dimensionné par rapport au courant nécessaire au moteur électrique et d’une fiabilité bien supérieure à ses équivalents électroniques. Cette dernière réflexion aurait dû d’ailleurs m’encourager à rayer la possibilité de défaut de ce relais.

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Note : Quatre bornes sont visibles. Les bornes adjacentes 1-2 et 3-4 sont raccordées entre elles dans le relais.

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COURROIE D’ENTRAINEMENT ENTRE MOTEUR ET POMPE :

Le démontage du carter de protection a mis à jour une usure importante de la courroie se traduisant par une érosion des bords de la courroie et par l’éjection de copeaux de cette courroie, lesquels se sont déposés sur la surface interne du carter. Cette courroie de modèle HUTCHINSON – FLEXONIC 654 PJ 8210 Poly V était disponible chez l’agent Dessalator du Marin. Sa mise en place est relativement aisée, car elle est relativement extensible et il faut seulement porter attention à bien la positionner sur les gorges des poulies moteur et pompe.

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Enfin, les copeaux de courroie se sont accumulés sur le carter en raison de la présence d’un léger film d’huile sur sa surface interne, lequel n’avait rien à faire là !


POMPE CAT 9 LIVES :

Cette pompe, coûteuse, est utilisée dans de multiples applications autres que les dessalinisateurs. C’est une pompe triplex céramique pouvant fonctionner au moins 15 000 heures avant d’avoir à songer à des opérations de maintenance. Elle est d’une grande fiabilité si elle est utilisée correctement.

La lubrification de la pompe est assurée par un bain d’huile 15W-40, normalement à vie, l’étanchéité au niveau des paliers étant assurée par des bagues d’étanchéité ou « joints spi ».

La présence de ce film d’huile anormal mentionné précédemment m’a conduit à démonter la poulie de la pompe en faisant attention à ne pas laisser tomber (à fond de cale) la clavette métallique qui assure la liaison de la poulie sur l’axe de la pompe.

Une fois la poulie retirée, le palier de pompe est visible et il a été facile de remarque la présence d’une légère fuite d’huile sur le palier de pompe.

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La jauge d’huile est composée d’un indicateur sur la face arrière de la pompe. Le niveau d’huile, pompe arrêtée, doit se situer sur le point rouge au centre de l’indicateur. Dans mon cas, le niveau était bas, affleurant le bord inférieur de l’indicateur. J’ai donc effectué le complément en huile tout en décidant de remettre à plus tard le remplacement de la bague d’étanchéité, le volume d’huile en question ayant été perdu en 5 années ou 800 heures de fonctionnement. Je vais, en revanche, procéder à une surveillance régulière de ce niveau d’huile, ce dont je m’étais abstenu jusqu’ici par ignorance et sans doute aussi un peu de négligence, demeurant sur le fait promu par DESSALATOR que ce type de pompe est lubrifié à vie.

Il faut juste savoir qu’elle est lubrifiée à vie… quand il n’y a pas de fuite !

D’ailleurs, pourquoi mettre une jauge d’huile alors ?

Un petit calendrier de maintenance préventive pourrait être le bienvenu afin de ne pas avoir les mêmes surprises que moi.

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CAPTEUR DE PRESSION :

Aucune remarque à faire sur cet équipement si ce n’est sa tendance (extérieur) à rouiller légèrement après cinq années à bord.

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Note : En cas de défaut sur le capteur de pression, la sécurité automatique à la surpression n’est plus fonctionnelle et va empêcher le démarrage du dessalinisateur. En attendant le remplacement du capteur, celui-ci peut être débranché et le dessalinisateur peut alors fonctionner sans sécurité automatique à la surpression. C’est à l’opérateur à surveiller que sa pression reste dans le domaine autorisé sur le manomètre.

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VANNE DE RÉGULATION :

Cet équipement est fiable. Il est toutefois habituel d’avoir une légère fuite d’eau s’échappant sous la molette de la vanne de régulation. Cette fuite peut être reprise en resserrant avec une clé plate (tout en maintenant la molette) le presse-étoupe juste derrière la molette (pas l’écrou fixant la vanne de régulation sur la face du Tableau de Commande !).

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SONDE DE QUALITÉ :

Il est conseillé d’avoir une sonde de rechange à bord. Toutefois, je n’ai pas eu de souci à déplorer au cours de ces 5 ans.

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Note : En cas de défaut de la sonde de qualité, le basculement automatique de l’électrovanne de production n’est plus fonctionnel, mais il est possible de faire quand même fonctionner le dessalinisateur. Pour cela, il faut débrancher la sonde de qualité et tourner de 90 degrés le téton marron présent sur l’électrovanne de production.

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L’électrovanne de production est alors bloquée sur « production » quelle que soit la qualité de l’eau. Si les membranes sont bonnes, il n’y a pas de souci à avoir sur la qualité de l’eau.

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DÉBITMÈTRE :

Pas d’observation particulière si ce n’est que l’indicateur « pointeau » ne donne qu’une indication.

Ce n’est pas parce que le pointeau est 1 cm en dessous de sa position la plus haute que le débit est forcément mauvais.

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Je mesure régulièrement mon débit avec une montre et une bouteille vide de 1 litre par exemple. Le dessalinisateur doit me fournir 60 litres/heures ou 1 litre/min. J’ouvre pour cela le circuit de production en sortie de l’électrovanne de production ou à l’entrée du réservoir. Le plus pratique est de disposer d’un robinet 3 voies qui peut aussi être utilisé pour le circuit « Eau de boisson ».

Le débit est essentiellement lié à la qualité de l’eau, au niveau de la tension d’alimentation du moteur électrique et au réglage de la vanne de régulation (aiguille maintenue limite zones verte et rouge).

Note : Avec 13,3 V mesurés sur les bornes moteur, une eau à 25 degrés et dans les conditions ci-dessus, mon débit mesuré après 800 heures et 5 ans de fonctionnement est de 56,5 litres/heure soit 94,1 % du débit nominal.

Il faut savoir qu’une baisse de la production de 10 % est normale à l’issue de la première année de fonctionnement et qu’au-delà de 15 %, le débit est anormalement bas, ceci étant probablement lié à un colmatage des membranes.

Donc, au-delà des « indications » du débitmètre, seule une mesure régulière du débit, par exemple semestrielle, peut permettre de savoir où on en est avec notre dessalinisateur.


MEMBRANES :

Qui s’intéresse aux membranes peut trouver une foule d’informations sur la toile.


Qu’est-il bon de savoir ?

Se documenter sur le principe de « l’osmose » et son dérivé « l’osmose inverse » appliqué à la filtration membranaire, elle-même utilisée dans une foule d’applications en chimie, agroalimentaire, industrie pharmaceutique, cosmétique, agriculture, etc., et un tout petit peu dans le dessalement de l’eau de mer.

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Ce sont des membranes Polyamide, car les plus résistantes, dites TFC (Thin Film Composite), de température maximale d’utilisation (eau) de 45 degrés Celsius, de pression maximale 69 bars pour le type qui nous intéresse.

Dans notre cas, l’eau de mer entre à l’extrémité de la partie extérieure d’un tube contenant la première membrane puis de façon identique dans la deuxième membrane (en série). La fermeture progressive de la vanne de régulation (molette sur tableau de commande) ferme la sortie des membranes et conduit à la montée en pression de l’eau de mer. L’eau de mer pénètre, franchit alors les membranes, expurgée de 99,4 % de ses impuretés et atteint le centre du tube pour ressortir traitée à son extrémité opposée. L’eau ayant traversé la membrane s’appelle le perméat ou filtrat et représente environ le quart de l’eau admise dans les tubes contenant les membranes. Cette eau est envoyée vers la sonde de qualité dans le tableau de commande qui, en fait, mesure la conductivité électrique. Si elle est dans la norme admise, l’électrovanne de production dans le tableau de commande bascule sur « production » et envoie cette eau vers le réservoir de stockage. Dans le cas contraire, elle est rejetée à la mer.

Les trois autres quarts contiennent une forte concentration d’impuretés et sortent à l’extrémité extérieure du dernier tube de la série. Cette eau est envoyée vers le tableau de commande et sa pression est mesurée par le capteur de pression et affichée sur le manomètre avant d’être rejetée à la mer. Cette eau de rejet s’appelle le concentrat ou rétentat.

La circulation tangentielle de l’eau de mer dans la partie extérieure du tube contenant la membrane donne l’avantage d’auto nettoyer la membrane par un balayage constant et d’éviter un colmatage rapide.


Qui fabrique les membranes ?

Ce ne sont pas les fabricants de dessalinisateurs qui sont des assembleurs.

On entend parler sur les pontons de la firme DUPONT de NEMOURS. Cette firme, à l’origine canadienne, puis américaine, a abandonné depuis de nombreuses années le champ des applications de la filtration membranaire.

En revanche, la firme FILMTEC, filiale du groupe de chimie américain DOW CHEMICAL semble être le gagnant.


Leurs performances

Les informations et datasheet accessibles sur les sites web de ces sociétés semblent confirmer la provenance des membranes.

Voir le site de DOW CHEMICAL, rubrique FILMTEC Seawater desalination elements.

Par exemple, DESSALATOR, dans sa page SAV, propose des membranes de type 25.21 et 25.40 selon sa désignation et on trouve les FILMTEC SW30- 2521 et FILMTEC SW30-2540 sur le lien indiqué plus haut.

Les caractéristiques et performances détaillées de ces membranes sont accessibles ici: pdf     membrane_spec.pdf


Pour info, la désignation standardisée des membranes fait que :

-    Les deux premiers chiffres représentent le diamètre de la membrane, par exemple 25 pour 2,5 pouces

-    Les deux derniers chiffres représentent la longueur de la membrane soit 40 pour 40 pouces

Enfin, l’utilisation, l’entretien et le nettoyage de ces membranes sont intégralement décrits dans les documents de la firme DOW ci-dessous :


pdf     FILMTEC Manuel technique


pdf     FILMTEC procédures de nettoyage des membranes

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Quelle filtration ?


-    Les membranes filtrent des impuretés à 0,2 à 0,3 nm (nanomètre) !

-    Les virus ont des dimensions de l’ordre de 10 à 80 nm

-    Les bactéries ont des dimensions de 300 à 900 nm ou 0,3 à 0,9 micron

-    Un filtre céramique de bonne qualité (par exemple Katadyn) filtre à 0,2 micron ou 200 nm ; il filtre donc uniquement les bactéries et protozoaires, mais pas les virus

-    Il est raisonnable de se constituer un réseau eau de boisson raccordé après la cartouche reminéralisante et en sortie de l’électrovanne de production pour éviter une contamination de cette eau particulièrement saine dans les réservoirs dont la propreté peut laisser à désirer après plusieurs années d’utilisation.

L’eau de mer outre ses impuretés, contient environ 35 g de sel par litre (ou 35 000 mg/Litre ou million de s), soit encore 35 000 parties pour million ou 35 000 ppm.

Les spécifications de la membrane affichent un % de rejet de 99,4 % de sels stabilisés.

DESSALATOR en garantit 99 %.

Après traitement de l’eau de mer, il reste au plus 350 ppm de sels dissous dans l’eau traitée.

Les normes eau potable au sein de l’Union européenne obligent à un niveau maximal de 1000 ppm de TDS (Total Sels dissous).

DESSALATOR garantit un niveau de TDS de 500 ppm, d’où un test de qualité de l’eau (sonde de qualité), basé sur une mesure de la conductivité électrique qui doit demeurer inférieure à 1000 microsiemens/cm (voir relation entre le total de sels dissous et la conductivité électrique).

L’eau du quai, en Europe, doit répondre aux normes de l’UE et contenir une quantité de chlore inférieure à 250 mg/litre ou 250 000 ppm. La tolérance des membranes au chlore libre est inférieure à 0,1 ppm. Autant dire que le chlore est particulièrement indésirable dans les membranes.

Ainsi, il ne faut jamais rincer ses membranes directement avec l’eau du quai. Si les réservoirs contiennent de l’eau du quai, elle doit avoir au moins 24 heures de stockage pour que le chlore ait disparu par évaporation.


Nettoyage des membranes :

Jusqu’à une certaine époque, DESSALATOR recommandait un nettoyage des membranes après 800 heures de fonctionnement à l’aide d’un produit de nettoyage mis dans de l’eau en recirculation dans le dessalinisateur, vanne de régulation ouverte. Aujourd’hui, ils ont abandonné cette option et ne vendent plus ce produit de nettoyage. Ils recommandent le remplacement des membranes dès lors que le débit a diminué de 15 %.

La raison entendue sur le sujet est que l’efficacité de ce nettoyage n’est pas prouvée et que l’utilisation de produits de nettoyage peut conduire à dégrader les pistons et soupapes de la pompe CAT 9 Lives. En revanche, ils recommandent le rinçage prolongé (au moins une heure) lors d’un passage en marina, mais attention à supprimer le chlore par la mise en place d’un filtre à charbon actif en amont destiné à supprimer le chlore.

Le débit des membranes peut être affecté par :

-    Colmatage (matières en suspension organiques – les bactéries et micro-organismes décomposent ces particules et créent un substrat ou biofilm à la surface des membranes)

-    Entartrage (dépôt de matières en suspension inorganiques)

D’autres fabricants continuent à proposer la solution du nettoyage comme ECHO TEC, très bien décrite dans ses manuels comme celui-ci :

pdf    ECOTEC Manuel Utilisation

On parle souvent de nettoyage physico-chimique des membranes :

-    Le premier terme fait allusion au nettoyage par balayage déjà mentionné (circulation tangentielle) puisque les produits sont mis en recirculation pendant une certaine durée

-    Le second terme entend l’emploi de trois produits chimiques généraux dans l’ordre :

o    Un produit biocide ou désinfectant utilisé pour désinfecter les membranes, circuits et réservoirs ou pour le stockage prolongé des membranes, à base de métabisulfite de sodium

o    Un produit alcalin destiné à hydrolyser les matières organiques par lavage en recirculation pendant environ 1 heure, à base de soude et potasse

o    Un produit acide pour solubiliser les sels minéraux par lavage en recirculation pendant environ 1 heure, à base d’acide citrique et autres


Dans tous les domaines de l’industrie, le nettoyage des membranes est une opération régulière.

- Le rinçage court est l’opération prévue ou automatisée à l’issue de chaque utilisation (sans recirculation)

- Le rinçage long sans recirculation (environ 30 min) est une opération de maintenance régulière destinée au maintien des performances des membranes

- le lavage en recirculation avec un produit biocide à base de métabisulfite est une opération de maintenance régulière destinée à la désinfection des membranes et accessoires


Les étapes suivantes, lavage alcalin et lavage acide ne sont exécutées que lorsque le débit a chuté de 10 à 15 % et respectent la procédure générale ci-dessous :

-    Débit membranes inférieur à 85 % des spécifications :

  • Lavage en recirculation avec une solution alcaline environ 1 h

  • Rinçage court

  • Mesure du débit ou densité de flux perméatique. Si OK, arrêt procédure, si NON, passage étape suivante

  • Lavage en recirculation avec une solution acide entre 30 min et 1 h

  • Rinçage court

  • Mesure du débit ou densité de flux perméatique

  • Rinçage prolongé

  • Lavage enzymatique en recirculation dans certaines applications industrielles (non développé ici)

 


Remplacement des membranes :

Le remplacement des membranes dans l’industrie n’est envisagé que lorsque le débit a chuté de 50 %... alors qu’il est question de 15 % dans le monde du nautisme, il faut bien vendre !

Chacun fait comme il l’entend. Mais qui s’y intéresse peut récupérer ses membranes, comme dans l’industrie.


Observations :

Les membranes sont certes des organes sensibles, mais le respect des instructions du fabricant en ce qui concerne l’utilisation, l’entretien et le stockage doit permettre au propriétaire de conserver très longtemps des performances au-dessus de 90 % (lequel est le niveau normal).

La solution des rinçages court et long sans recirculation doit être privilégiée.

L’étape de lavage alcalin peut être pratiquée en recirculation dès que les performances chutent en dessous de 85 % même après les étapes de rinçage long ou prolongé décrites plus haut.

L’étape du lavage acide ne doit être envisagée qu’en dernière extrémité si les performances après le lavage alcalin ne permettent pas de récupérer un niveau de performances au-dessus de 85 %. Pourquoi ne pas envisager aussi l’ouverture du circuit HP et la pratique de la recirculation par une autre pompe (comme dans l’industrie) pour ne pas risquer de dégrader la pompe CAT 9 Lives ?

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