logoarticle   08/08/2007

 


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Grenadines Février 2005

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2005 02

Captain Francis


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Ti Mouss Agnès


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Aurélie et Olivier


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ste lucie

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Grenadines 400Cela fait déjà plusieurs mois (août 2004) que nous pensons et préparons ce voyage. Après avoir déterminé la destination, choisi de louer un bateau avec moi et Ti Mouss pour équipage, nous nous sommes mis en quête du bateau dans les limites du budget que nous nous étions fixées. Très rapidement, nous avons pris contact avec Jérôme, propriétaire d’un Sun Odyssey 40 basé au port de plaisance du Marin en Martinique. Les premiers contacts sympathiques n’ont fait qu’accroître notre envie de naviguer dans l’Archipel des Grenadines. Bonne nouvelle, Aurélie (ma fille) et Olivier (son ami) se joignent à nous ; cela devient de la navigation en famille et l’expérience à la mer d’Olivier ne sera pas de trop !

L’automne et une partie de l’hiver se sont déroulés à racheter un peu d’équipement, des cartes pour préparer notre parcours et évidemment le Pilote côtier d’Alain RONDEAU sur la région. La lecture de cet ouvrage ainsi que la visite de nombreux sites internet nous ont permis d’accéder à une foule d’informations très utiles, de choisir notre parcours, de déterminer les mouillages les plus intéressants. Le départ est proche, l’avitaillement a été commandé via internet, la météo est exécrable en France depuis plusieurs jours déjà ; la neige est là, couvrant tout et rendant la circulation très difficile. De plus, des grèves à Orly menacent de perturber les vols.

Jeudi 24 février

L’ambiance est au top ! Aurélie est arrivée un peu avant le départ, mais Olivier débarque de son bateau à Cherbourg le jeudi soir pour un décollage d’Orly le lendemain matin. Les routes sont enneigées, nous suivons la situation à partir des webcams en place sur les autoroutes. Olivier arrive épuisé à 1 h du matin.

Vendredi 25 février

Il est temps d’évacuer le stress des derniers jours, il ne neige plus, les grèves sont suspendues, nous sommes dans l’avion vers 13 h pour 8 h de vol qui nous emmènent vers des cieux plus cléments. Arrivée vers 17 h locales, une chaleur moite nous saisit au sortir de l’avion et Jérôme nous prend en main et nous emmène au Marin. Découverte du bateau qui danse mollement sur ses amarres (Zo' Lou), inventaire rapide avant un premier ti punch au Ti'Toque, lequel nous invite à aller prendre du repos à bord.

Samedi 26 février

Le temps est calme et le soleil monte dans l’azur tandis que du bruit commence à animer le cockpit. La matinée se passe entre les formalités de douane, l’embarquement et le rangement de l’avitaillement, le renouvellement des pleins. Nous décollons enfin du ponton vers 14 h pour une première navigation vers le mouillage de Sainte-Anne. Le chenalage de sortie est facile et nous mouillons notre pioche dans une anse encombrée. Ti-punch et dîner vont nous aider à prendre notre décision : partir ce soir ou attendre le lendemain matin. Tandis que le crépuscule envahit le ciel, de nombreux voiliers quittent le mouillage, direction le sud, et nous décidons d’en faire autant. La météo est clémente et les quarts en couple sont répartis, le moral est bon. Captain et Ti Mouss jusqu’à 2 h, suivis d’Aurélie et olivier jusqu’à 5 h et ainsi de suite. Zo'Lou quitte son mouillage et glisse tranquille sur l’eau, génois plus GV un ris pour éviter les surprises dans le canal de Sainte-Lucie. Nous avons fait le bon choix, nous trouvons effectivement 20 à 25 nd dans le Canal et des creux de 2,50 m à 3 m ; le bateau tient bien au bon plein même s’il faut rester attentif, le pilote automatique ayant décroché deux ou trois fois. Les milles s’égrènent tandis qu’une forte dérive doit être corrigée pour contrer le courant traversier dans le Canal. La situation se calmera sous le vent de Sainte-Lucie.

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Dimanche 27 février

Nous sommes sous le vent de Sainte-Lucie, pas fâchés d’être sortis des eaux du Canal. Naviguant à environ cinq milles de la côte, nous ne sommes pas dans la pétole et maintenons une bonne allure. Relève de quart par Olivier et Aurélie. La mer est belle. Il nous faudra pourtant passer au moteur, le vent étant complètement tombé vers 4 h avant de se lever de nouveau dès l’entrée dans le Canal de Saint-Vincent. Mêmes dispositions, mais la traversée du Canal est un peu plus longue. Nous retrouvons la pétole sous le vent de Saint-Vincent puis le même scénario se reproduit dans le chenal de Bequia. Nous entrons enfin dans Admiralty Bay vers 12 h, guidés par un local vers une bouée disponible (15 US $ la journée). Rituel du pavillon de courtoisie, nous avons déjà repéré le « Bel Espoir » à quai à quelques encablures. Aurélie et Olivier vont à terre après avoir trouvé un « water taxi », le moteur de l’annexe refusant de démarrer. Finalement, un mécano local trouvera l’origine de la panne (avec le coupe-circuit en place, le moteur démarre tout de suite, c’est dingue !). Quant à nous, nous prenons du repos au mouillage.

2005 01Lundi 28 février

Nous quittons Bequia vers 10 h 30 après le plein d’eau, Vent E4-5, mer belle, visibilité 20 MN et passons devant Petit-Nevis, Moustique et Canouan avant d’arriver vers 14 h à Mayreau pour mouiller à Salt Whistle Bay. Le site est superbe, seulement trois voiliers au mouillage. Nous profitons des premières baignades. Kojak arrive dans son canot et nous propose des langoustes. Notre choix se porte sur deux d’entre elles qu’il ira nous cuisiner au barbecue sur la plage avant de nous les apporter à bord. Dîner succulent !

Mardi 01 mars

Il est temps de rejoindre les Tobago cayes, le fleuron des Grenadines. La navigation est courte et la tension monte un peu dans le chenal entre Petit-Bateau et Petit-Rameau. Nous trouvons un mouillage entre Jamesby, Petit-Bateau et Baradal. Nous ne sommes pas seuls, mais c’est tellement beau ! Nous faisons face au récif et nous apercevons dans l’ouest Petit-Tabac. Le mouillage est un peu venté, mais les fonds sont de bonne tenue. La journée se passe dans l’eau et sous l’eau. Des orages menacent en fin d’après-midi et nous en profitons pour nous apaiser avec des bananes flambées.

Mercredi 02 mars

Encore une matinée à profiter des beautés de l’endroit et de sa faune sous-marine avant de partir vers Palm Island que nous atteindrons dans l’après-midi. Le mouillage est un peu rouleur devant le Palm Island Resort mais ses banana colada sont super bons. La nuit ne sera pas géniale en raison de la houle discrète, mais tout de même présente.

Jeudi 3 mars

Nous partons avec une petite brise vers Morpion, un ilôt mouchoir de poche, mais incontournable. Le mouillage est correct à l’extérieur du récif et nous filons en annexe entre les patates de corail pour poser le pied sur ce minuscule îlot. Nous y sommes seuls, il est pour nous. Dans l’après-midi, nous laissons Morpion pour tirer quelques bords juste pour le plaisir avant de nous rapprocher de Petit Saint-Vincent. Accostés par un pêcheur, nous achetons notre repas du soir qui sera composé de poissons (Red Snaper) grillés au barbecue du bord. Au crépuscule, nous prenons un mouillage forain sous le vent de Petit Saint-Vincent en espérant qu’il soit moins rouleur que la nuit précédente.


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Vendredi 4 mars

Un magnifique arc-en-ciel illumine notre petit-déjeuner. Dans la matinée, nous filons vers Petite Martinique pour y refaire les pleins et compléter l’avitaillement. C’est la première île de l’archipel de Grenade. Changement de pavillon, nous descendons à terre dans une île où le temps semble prendre le temps. Tout est calme sous le soleil. En pleine chaleur, nous réussissons à trouver un (le) supermarché, petite boutique ravitaillée au lance-pierre. Pas de légumes ni de fruits ! Nous croisons quelques gamins et trouvons enfin de quoi nous rafraîchir au Palm Beach Restaurant, au bord de l’eau, tandis que Coco le perroquet fait le spectacle. Pas de richesse ici, mais pas de pauvreté non plus ; les gens sont souriants et nous profitons de cette tranquillité qui nous est offerte. Aurélie et Olivier attendent l’ouverture incertaine de la poste. Nous refaisons les pleins d’eau et de gasoil tandis que l’après-midi avance avant de repartir vers Sandy Island et Carriacou. Déception pour la première, le dernier cyclone (Ivan) a fait complètement disparaître toute trace de végétation y compris les quelques cocotiers censés se trouver là. Nous n’y aborderons pas et filons vers notre mouillage du soir à Tyrrel Bay. Arrivée tranquille dans cette baie bien abritée. Nous succomberons à la demande d’un water-boy qui nous propose une bouteille de sauvignon chilien… et ne dormirons que tardivement, bercés par les steel band jouant sur la plage ce soir-là.

Samedi 5 mars

Le parcours s’infléchit maintenant vers le nord pour se rapprocher de nouveau du Marin. Nous faisons route au près vers Moustique avec une belle brise pendant près de cinq heures, apercevrons quelques tortues et sommes gagnés par un peu de nostalgie. L’air de rien, nous remontons… Soudain, la ligne de traîne marque une tension plus forte tandis qu’un joli barracuda s’est pris au leurre. Il arrive à point nommé pour le prochain dîner ! En attendant, nous prenons une bouée vers midi à Moustique sans avoir vu aucun water-boy ! Le mouillage serait-il gratuit ? Nous verrons bien et allons sans délai nous baigner dans une eau turquoise sans nous poser davantage de questions. L’après-midi est consacrée à la balade à terre ainsi qu’à une visite à l’incontournable Basil’s Bar. Les bateaux des pêcheurs, les tas de lambis, la végétation et les boutiques chamarrées délivrent tout leur charme dans cette lumière éclatante sous laquelle tout se révèle.

Dimanche 6 mars

Nous quittons le mouillage à 7 h pour continuer notre remontée. Au près jusqu’à Bequia que nous laisserons sur bâbord puis largue pour rejoindre Saint-Vincent la mer se fait de nouveau houleuse dans le chenal de Bequia. Nous remontons enfin sous le vent de Saint-Vincent et passons devant la célèbre Wallilabu Bay un peu austère où a été tourné le film « Pirates des Caraïbes ». La végétation luxuriante qui tombe dans la mer et le sable noir donnent à cette côte un aspect peu hospitalier qui n’invite pas à s’arrêter dans ces lieux qui semblent si sombres. Nous filons donc vers Cumberland Bay plus au nord en espérant y finir notre journée. Cette dernière se révèle comme prévu peu aisée pour le mouillage, les fonds sont accores et il faut mouiller à la bermudienne. L’endroit est désert hormis la présence de deux vendeurs de bananes (dont Sydney le plus loquace) embarqués sur d’antiques flotteurs de planche (à voile) qui nous aideront à passer une aussière en bout de ponton. L’endroit est sombre, nous sommes seuls, nous avons acheté quelques babioles pour satisfaire les invitations très insistantes de nos deux comparses cités plus haut. Nous ne sommes pas confiants, le mouillage ne nous plait pas et nous décidons de quitter ces lieux peu engageants et de poursuivre vers le nord, vers Sainte-Lucie, île que nous avons encore le temps d’atteindre avant la nuit.
Au moteur sous le vent de Saint-Vincent nous savons que nous allons retrouver une belle brise avec une mer probablement agitée dès que nous aurons débordé la pointe nord et embouqué le canal de Saint-Vincent. La mer et le vent sont au-delà de nos espérances, nous prenons brutalement du Force 7 qui contraint les jeunes navigateurs que nous sommes à revenir nous abriter derrière la pointe pour prendre 2 ris dans la GV dans des conditions abordables pour nous. Cela fait, nous traversons ce canal dans des conditions peu agréables, l’alizé ayant perdu ici tout son charme ! Cette traversée sera l’occasion pour laisser une bouteille à la mer avec message et coordonnées à l’intention de celui qui la découvrira un jour. L’après-midi finissant, nous pénétrons dans les eaux de Sainte-Lucie et changeons de pavillon de courtoisie ; bye bye les Grenadines ! Vers 18 h, les deux pitons de Sainte-Lucie sont en vue et nous hâtons vers son mouillage. Hélas, plus aucune bouée de disponible et continuons vers le mouillage de la Soufrière que nous atteignons vingt minutes plus tard alors que le soleil tombe sur l’horizon. Tico nous guide vers une bouée pour un repos bien mérité.

Lundi 7 mars

Réveil en fanfare très tôt le matin par les coqs du village devant les masures d’une pauvreté qui tranche avec la richesse relative des villages de Martinique. Nous décidons de passer un peu de bon temps un peu plus haut à l’anse Chastanet tandis qu’Aurélie et olivier iront faire un tour à terre. En arrivant dans cette anse, un speed boat nous fait signe qu’il est interdit de mouiller, mais nous sommes sourds ou ne comprenons pas sa langue, nous ne savons pas encore. Le mouillage n’est pas sûr avec ces fonds tombants et nous restons à proximité du bateau tandis que nous nageons masque et tuba pour admirer les fonds. Vers 15 h, nous quittons l’anse Chastanet pour remonter vers Marigot Bay et y passer la nuit tranquille. Arrivés dans cette anse bien connue, Jean-Jacques nous guide vers une bouée (24 US $) où nous sommes bien installés au bord de la cocoteraie, sans avoir eu besoin d’aller au fond voir les moustiques de la mangrove. Nous passerons la soirée dans un ti resto sympathique, les fesses mouillées grâce à notre annexe quelque peu dégonflée. Nous ferons Happy hours une bonne partie de la nuit.

Mardi 8 mars

Debout très tôt, une très belle lumière envahit la baie ; le dernier run se prépare en direction de la MARTINIQUE. Nous quittons la bouée vers 10 h avant de nous faire secouer de nouveau dans le canal de Sainte-Lucie par un vent de NE5-6 et une mer en conséquence. La mer est agitée, le bateau tape dans cette mer courte, le pilote en perd la tête et il faut barrer. Des globicéphales viendront chasser le spleen qui nous envahit à proximité de la fin du voyage. Nous arrivons soulagés dans la baie de Sainte-Anne vers 15 h 30, remontons l’annexe sur le pont avant d’aller faire les pleins et d’arriver au Marin à 17 h 30. Un ti resto pour achever cette journée éprouvante nous remettra d’aplomb.

Mercredi 9 mars

Tout le monde est sur le pont à 6 h 45 pour ti dej et nettoyage en grand du bateau. Nous voulons rendre celui-ci impeccable et ne souffririons aucune observation du propriétaire. La journée s’écoulera très vite entre les formalités de douane, les achats de souvenirs, la rencontre avec un navigateur sympathique de Quimper, l’inventaire du bateau et le transit en fin d’après-midi vers l’aéroport.

Jeudi 10 mars

Nous retrouvons Paris anesthésié par les grèves, 3 °C dehors, un ciel gris plomb, mais nous avons engrangé tellement de souvenirs et n’avons plus qu’une envie : remettre ça !

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