logoarticle   25/04/2010

 

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- Antilles : La Barbade

- Antilles : Martinique sud

- Antilles : Martinique Sainte-Anne Carnaval

- Antilles : Sainte-Lucie, Grenadines

- Antilles : Tour de la Martinique, Anses d’Arlet, Anse Mitan, Case-Pilote, Saint-Pierre



Dimanche 3 au 8 janvier 2010 La Barbade : barbade  L 12° 59,97'N -- G 058° 54,89'W

Le soleil se lève sur la baie de Carlisle, nous sommes à 150 m de la plage, l’air à 31 °C, l’eau à 27 °C... et beaucoup d’humidité dans l’air. Nous sommes donc bien arrivés dimanche soir à 21 h 30 loc après avoir slalomé entre les bouées avant de mouiller nos 30 m de chaîne dans le sable de la baie. La journée de lundi a été quasiment occupée à faire les formalités d’entrée au port de commerce. Nous y sommes allés à pied (plus loin que prévu) ; il a fallu ensuite attendre que les officiers des douanes soient disponibles (reviennent d’un tanker qu’ils étaient partis visiter) pour commencer effectivement les formalités d’entrée : passer dans 3 bureaux côte à côte, mais différents, douanes, immigration, santé, remplir ainsi les mêmes papiers 3 fois de suite au stylo bille dans chaque bureau, attendre les tampons et les signatures devant des officiers barbadiens (Bajans) en uniforme impeccable (très british) et très attachés à effectuer correctement leur travail, mise en place des papiers carbone, pose des agrafes, vérification des informations données, pose des tampons sur toutes les feuilles, et les signatures... Enfin, c’est fait, mais il faudra recommencer ce cirque le jour du départ.
Nous sommes allés au marché acheter quelques fruits et légumes locaux et avons préparé un plat d’igname. On ne peut pas faire réparer le moteur ici et on change donc notre programme : nous allons directement en Martinique, arriverons en baie de Sainte-Anne à l’entrée du Marin, resterons au mouillage le week-end et irons au port du Marin lundi matin pour réparer. Nous avons bu l’apéro les uns chez les autres tous les soirs, Anne-Marie et Jean-Pierre sur « Persévérance », Julien et Yann sur « Nostalgia » qu’ils convoient. Les journées occupées aux visites de l’île en bus, à travers les grandes plantations de canne à sucre, baignades, MTP (masque tuba palmes) et entretien de base de « Ti Corail », couvert d’anatifes. Vendredi nous sommes allés faire les formalités de départ, encore 2 h de paperasserie et 100 $B de taxes. La Barbade est accueillante, les Bajans ont un look US, mais un style de vie très british, toujours prêts à rendre service.


Dimanche 9 et lundi 10 janvier 2010 de La Barbade vers la Martinique : L 14° 26,15'N -- G 060° 53,04'W - 115 M parcourus

Départ à 10 h de Carlisle Bay, les fichiers Grib annoncent 15 nd, nous avons entre 20 et 25 nd de NNE avec une mer agitée, navigation de travers sous GV 1 ris + Génois. À 18 h, nous apercevons la silhouette de Sainte-Lucie, puis celle de la Martinique. Du vent et de la mer toute la nuit, nous avons enfin les alizés tant attendus ! Reprise des quarts de nuit, à la pointe sud de la Martinique gros grain, nous faisons une pointe à 10 nd ! À 4 h 30 nous arrivons dans la baie de Sainte-Anne ou nous mouillons avec l’aide du projecteur pour éviter les bouées, chaud chaud !


Du lundi 10 janvier au 31 janvier 2010 la Martinique sud :

73 nav martinique ste anne canal ste lucieLa principale occupation aura été l’entretien et les réparations sur « Ti Corail ». Hubert TANGUY. Notre concessionnaire a su être très efficace pour le SAV et nous le remercions. Détection d’un mauvais montage des moteurs Volvo, il manquait simplement un câble de masse, défaut même pas perçu lors de la première révision aux Sables... Il nous reste à régler la modification de l’installation de l’éolienne et rendre les panneaux solaires orientables, trouver le problème de l’Iridium (peut être le socle ?). Nous avons passé une bonne partie du temps au port du Marin. J’ai lu que plus de la moitié de ceux qui étaient partis pour faire un TDM ne dépassent pas les Antilles. C’est souvent là aussi que les drames éclatent entre les équipiers et les couples, suite à l’oisiveté, au manque d’argent et surtout l’immense désillusion face à un rêve porté pendant des années et qui vient mourir là, dans la baie du Marin, trou à cyclones et tombeau des rêves alizéens. On voit beaucoup de bateaux qui ne naviguent plus... Ce ne sera pas le cas de « Ti Corail » ! Les week-ends, déplacement jusqu’au mouillage de Sainte-Anne pour buller ! Nicholas en mission sur la Martinique est venu passer quelques jours avec nous en compagnie de Fanny, occasion pour faire une petite nav jusqu’au canal de Sainte-Lucie. En fin de mois, nous commençons enfin à prendre le temps de nous reposer réellement avec de bonnes nuits et le calme du mouillage, nous retrouvons ce que nous sommes venus chercher ! Il fait beau et chaud les fréquentes baignades sont un délice. Nous nous baladons dans Sainte-Anne sans oublier de parcourir le petit marché pour acheter les produits frais locaux chez Monique et Isabelle : cristophine, igname, patate douce, giraumon, bananes dessert ou à cuire, corossol, etc. Bien évidemment, nous rencontrons beaucoup d’autres équipages comme Lise et Guy de « Zardo » ou François de « Némo », nous avons aussi retrouvé Claude de « Sillage » avec un plaisir non dissimulé ; Claude, avec qui nous avions fait les Grenadines en 2007, sur son Lagoon 380 pour confirmer notre choix de compagnon de route. Nous avons été rejoints par des bateaux qui ont traversé après nous et nous en attendons encore, certains ont mis encore + de temps que nous, certains avec plus de casse, notamment un avec lequel une baleine a joué = un safran cassé !
Dans une ambiance musicale locale, nous finissons le mois de janvier au mouillage de Sainte-Anne à buller, buller ! Profiter de notre nouvelle vie ! Cette fin de mois est ventée et les grains s’enchaînent, mais nous restons avec 29 °C à 30 °C et l’eau à 27 °C... Pas de regret de ne pas connaître l’hiver cette année en métropole ! Même si nos proches nous manquent un peu...

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Du lundi 1 février au 28 février 2010 Sainte-Anne Martinique : francemartiniqueL 14° 26,15'N -- G 060° 53,04'W

280 Martinique Ste Anne Port pecheOn pourrait croire que « Ti Corail » est devenu sédentaire ! Un peu oui... Une mésaventure dentaire nous a obligés à rester non loin d’un dentiste digne de ce nom et on nous a conseillé celui de Sainte-Anne ! De plus la période du carnaval est très agréable ici, parades, petites et grandes fêtes. Nous avons pris le temps de faire connaissance avec les habitants de cette charmante petite ville. Au marché, Isabelle et Monique nous ont appris à cuisiner leurs fruits et légumes pour les apprécier, Josiane tient un ti magasin de vêtements au bord de l’eau et à qui nous faisons un coucou lorsque nous passons devant chez elle, la boulangère qui nous reçoit avec le sourire et la baguette quotidienne prête, Charles qui fait ses paniers en feuilles de coco avec qui nous passons des soirées, Marie Gé artiste peintre avec qui nous avons passé de longs moments à discuter et apprendre de son pays : la Martinique et des rencontres d’équipages de bateau dont Francis et Joëlle sur « Paquito ». Anne-Marie et Jean-Pierre sur « Persévérance » nous ont aussi retrouvés. La vie quoi ! Prendre le temps de prendre le temps, avec de la spontanéité, un manque total de programmation en dehors des RV dentiste, radio ! Nous nous sommes baladés dans Sainte-Anne et avons pris les taxis collectifs pour le Marin. Une belle rose pour la St Valentin offerte par Philippe, le patron de « La Dunette », notre QG ! Agréable endroit pour utiliser internet devant un Ti punch, jus d’ananas ou une bière locale la Lorraine. Anniversaire de Ti Mouss et un cours de Salsa avec Joëlle et Francis de « Paquito » dans la bonne ambiance avec Sonia comme prof, suivi d’un déjeuner.
L’éruption du volcan de Montserrat nous a apporté son lot de cendres, poussière fine qui durant plusieurs jours colorait les bateaux ! Nous étions tous à attendre les grains pour rincer les bateaux sans effort... ils ne sont pas arrivés tous à nos sceaux et balais !
Février est le mois fort du Carnaval Tropical. À la Martinique, la liesse populaire s’exprime selon un mode commun aux autres carnavals, mais avec quelques touches originales qui en font sa spécificité. Les manifestations commencent un peu plus tard que dans les 2 autres départements français, généralement après l’épiphanie, soit début janvier et se terminent au lendemain du Mardi gras.24 Martinique Ti Corail MouillageStAnne Chaque week-end dès le début de la saison du carnaval, des parades d’orchestres de rues et de groupes à pied déguisés animent Fort-de-France et les communes de l’île, puis les élections de reines, spectacles carnavalesques, expositions, foires et villages se multiplient jusqu’au point culminant des « jours gras », samedi, dimanche, lundi, Mardi gras et mercredi des cendres. On danse beaucoup dans les rues le matin dans les vidés (parades) en pyjama, l’après-midi et dans les soirées privées le soir. Ce carnaval est particulier, animé par des irréductibles de la fête improvisée et indisciplinée qui occupent les rues des « jours gras », affectionnant la dérision et par ceux qui s’attachent à une expression plus organisée, avec les chars, les groupes de costumés, les travestis de reines, les orchestres de rue. Chaque année les travestis et personnages les plus traditionnels (neg gwo siwo, mariane lapofig, Caroline zié loli) ressortent dans les rues. La présentation de Vaval, principal bwabwa (personnage à l’effigie d’un homme politique ou d’une célébrité) se fait le dimanche gras dans les rues accompagné des reines de Carnaval. Le lundi gras est le jour de l’inversion des sexes et du mariage burlesque. Des couples (hommes en femmes et femmes en hommes) font des parodies de mariage dans les rues. Avec le mercredi des Cendres, le Mardi gras est l’un des jours où la ferveur populaire est la plus grande. Les carnavaliers sont en rouge. Les diables rouges ornés de cornes sur la tête et de bouts de miroirs cassés sur le corps sortent et essayent d’effrayer les enfants. Le mercredi des Cendres, les carnavaliers sont en noir et blanc en signe de deuil, après avoir entendu la mort de Vaval aux avis d’obsèques le matin. Les diablesses (en costume traditionnel noir et blanc, une chaussure blanche, une chaussure noire) se montrent avec leurs feuilles de corossol. Des hommes déguisés en femmes pleurent la mort de leur mari Vaval. Vaval est incinéré à la tombée de la nuit. Carême commence...
Nous attendons des nouvelles de notre concessionnaire, en particulier pour le remplacement de notre support de téléphone Iridium qui est parti de métropole il y a déjà plus de 15 jours... Ici, la vie s’écoule, paisible, cela fait un mois déjà que l’on traîne ici, il fait toujours 30 degrés et l’eau stagne à 27 °C. Le plus agréable est sans doute le bain du matin vers 8 h après le premier café, mais aussi le coucher du soleil avec la chaleur qui baisse les bras dans les derniers flamboiements du soleil. Cela fait un an que nous avons déserté la région parisienne et ses turbulences, cette année est passée très vite. Nous savons aujourd’hui que nous avons eu raison de partir...

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Mars 2010 — ste lucieSainte-Lucie — st vincent et grenadinesLes Grenadines

Jeudi 11 mars 2010 de Sainte-Anne Martinique vers Rodney Bay Sainte-Lucie : ste lucieL 14° 05,48'N -- G 060° 57,75'W - 22 M parcourus

« Sillage » avec son équipage Martine et Claude nous retrouve à Sainte-Anne pour descendre aux Grenadines. Après être allés chercher notre poulet boucané, bu un ti café à la Dunette, nous levons l’ancre à 10 h 30 escortés par l’équipage de « Paquito » en annexe ! La gorge serrée nous hissons la GV déroulons le génois. Mais ce n’est qu’un au revoir. « Ti Corail » est tout content de jouer le cabri dans la houle du canal de Sainte-Lucie. Une petite survente de 35 nd à la pointe de l’île et à 15 h 50 nous mouillons à Rodney Bay. Apéro sur « Ti Corail » et dodo nous partons tôt demain matin.


Vendredi 12 mars 2010 de Rodney Bay Sainte-Lucie vers Admiralty Bay Bequia : st vincent et grenadinesL 13° 00,45'N -- G 061° 14,37'W - 70 M parcourus

Nous quittons le mouillage de Rodney Bay devant la réserve et le château fort. Moteurs jusqu’à la pointe sud de Sainte-Lucie, vent dans le nez. Puis survente SE 4/5, arrêt des moteurs GV 0 plus génois. À 15 h dans la survente du nord de l’ile de Saint Vincent entre 25 et 30 nd, GV 1 ris, « Ti Corail » file entre 8 et 9 nd. Nous longeons la côte sous le vent, aidés des moteurs jusqu’au sud de l’île. Ici les pêcheurs ne sont pas motorisés : ils rament ! Beau coucher de soleil en mer. À 20 h nous mouillons à Bequia, Admiralty Bay en suivant « Sillage » avec le projecteur.


Samedi 13 mars 2010 de Bequia Admiralty Bay vers les Tobago Cays : L 12° 38,00'N -- G 061° 21,17'W - 26 M parcourus

Matinée à Béquia, porte des Grenadines. Change en EC$, puis formalités d’entrée aux douanes et à l’immigration (70EC$). 11 h 30 nous levons l’ancre pour les Tobago Cays (perles des Grenadines). ESE 5 GV 1 ris Génois, « Ti Corail » entre 7 et 8 nd sautille de joie dans la houle. Passage sous le vent de Canouan, 22 nd de vent avec rafales, mais plus de houle. Arrivée aux Tobago Cays à 16 h, lâchons la pioche devant Horseshoe Reef (1,5m sous les quillons) = paradis. Soirée à bord de « Sillage », Claude a pris un barracuda bien préparé au citron huile d’olive. Paiement de la taxe de séjour dans la réserve : 10 EC$/jr/pers. Nous retrouvons la beauté de ces lieux, mais avec beaucoup plus de bateaux qu’il y a 3 et 5 ans et du clapot. La journée de dimanche, nous la passons dans l’eau à admirer toute la palette de bleu qui nous entoure les habitants raies, tortues, poissons-coffres, méduses aux couleurs fluo... Francis a été poursuivi par une petite (2m d’envergure) raie manta.

66 tobago cays mouillage55 tobago cays74 tobago cays mouillage



Lundi 15 mars 2010 des Tobago Cays vers Carriacou : grenadeL 12° 27,37'N -- G 061° 29,34'W - 13 M parcourus

Départ sous les grains à 8 h, il y a du vent ESE 5, « Ti Corail » marche bien. Passage entre Palm Island et Union. Nous longeons la côte sous le vent de Carriacou, île des Grenadines dépendante de Grenade. Arrivée à Tyrell Bay à 11 h, où Claude a essayé de faire réparer son éolienne. Baignade puis nous quittons Tyrell Bay pour Sandy Island, lame de sable corallien qui était recouverte d’une cocoteraie détruite par Ivan (cyclone), quelques palmiers repoussent. Mouillage à 14 h 30 L12° 29,08'N -- G 61°  28.934W, 2 M parcourus aux moteurs. Eau cristalline, ballade sur la petite île et retour aux bateaux à la nage pour les filles !

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Mardi 16 mars 2010 de Sandy Island vers Union : st vincent et grenadinesL 12° 35,65'N -- G 061° 24,68'W - 11 M parcourus

Baignade, couture, lessive puis départ à 15 h du joli mouillage de Sandy Island pour Union. SE 5, GV 1 ris + Génois. Mouillage à Union dans la baie de Clifton à 16 h 45. Soirée au restaurant de Joëlle et J.Jacques au « West Indies », les cannibales que nous sommes ont apprécié le beef tender loin !

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Mercredi 17 mars 2010 de Union vers Mayreau : L 12° 38,89'N -- G 061° 23,45'W - 3 M parcourus

A190 Mayreau Coquillagesprès une ballade dans Union nous prenons la mer pour Mayreau vers 12 h. Vent E 4, sous génois à 13 h, nous retrouvons un mouillage avec beaucoup de bateaux, souvenir souvenir en 2003 nous étions 2 ! Nous approchons de la plage et lâchons l’ancre à Salt Whistle Bay. Dîner à bord de « Ti Corail » avec l’équipage de « Sillage » qui nous quitte le lendemain pour remonter sur la Martinique, Martine prend l’avion dimanche. 2 jours de sérénité ballades à terre, recherche de petits coquillages, baignades, nous apprécions la visite des « merles locaux » au petit déjeuner, le survol des pélicans.

172 mayreau mouillage panoramique


Vendredi 19 mars 2010 de Mayreau vers Bequia : L 12° 00,27'N  -- G 061° 14,51'W - 25 M parcourus

10 h, nous quittons le mouillage pour commencer notre remontée vers la Martinique, où l’équipe SAV d’Hubert nous attend pour changer une membrane du dessal et changer la porte du coffre latéral du cockpit. Une belle nav : vent E 5, GV 1 ris + Génois, « Ti Corail » enfourne un peu dans la houle de NE et file entre 8 et 9,5 nd. Au passage sous le vent de l’Ile Quatre, protégé de la houle « Ti Corail » file à 10,5 nd. Arrivée à 13 h à Bequia, nous mouillons à Admiralty Bay, ouf le silence, le plat ! Formalités de sortie 45 EC$ et les tampons sur nos deux passeports. Dimanche, balade dans Bequia et un ti peu d’internet.

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Lundi 22 mars 2010 de Bequia vers Sainte-Lucie : ste lucieL 14° 04,82'N -- G 060° 57,44'W - 71 M parcourus

Départ 6 h 30, la route est longue pour arriver à Rodney Bay de Sainte-Lucie avant la nuit. Nous sommes descendus avec le vent dans le pif (SE) on remonte avec le vent dans le pif (NE) ! Cette journée de lundi fut rude. Lever à 5 h pour un départ de Bequia à la pointe du jour avec un ris d’entrée. La météo n’était pas terrible avec un ENE de 20 nd annoncé et nous avons été cueillis par un NE 6/7 dès la sortie de la baie dans le canal au sud de St Vincent et une bonne houle de 2,50 m de NE. Le bateau a marché d’entrée entre 8 et 10 nd sans trop taper, la mer venant de 60 degrés sur tribord (Route 350). Nav tranquille sous le vent de St Vincent en rasant la côte au plus près en s’approchant de la pointe Nord de l’île. Dans le canal de St Vincent (Sud de Sainte-Lucie) force 6/5 seulement, le bonheur ! mais avec une route au 013, moins drôle. Le près n’est pas l’allure la plus confortable. Ti Mouss a été malade et de très méchante humeur. Pour tenter de se soulager, elle a pris son 1er comprimé de Stugeron qui n’a rien arrangé et lui a plutôt coupé les jambes, de quoi la dissuader d’utiliser de nouveau ce médoc. Arrivés quasiment sous le vent de Sainte-Lucie et sortis d’affaire, c’était sans compter les 3 grains successifs que nous nous sommes mangés chauds, toujours avec un ris, entre 25 et 30 nd, visi nulle, les écoutes généreusement choquées, des trombes d’eau sous les pitons, le bateau filant 10,5 nd ! Ti Mouss voulait rincer son bateau au mouillage, c’est fait ! Nav paisible ensuite sous le vent de Sainte-Lucie mais un dernier grain juste à l’arrivée à Rodney Bay avant de mouiller à 16 h. Qui entend-on à la VHF « Zardo », la voix de Guy, on se rappelle demain sur le 16. Nous avons ainsi parcouru 71 milles en un peu moins de 10 heures, mais nous étions un peu crevés à l’arrivée. On a fait l’extinction des feux à 19 h 30 !
Mardi balade à Rodney, Captain bricole sur « Ti Corail » et Ti Mouss joue avec la wifi que l’on capte du mouillage. Soirée apéro dîner toute sympa sur « Zardo », le bateau copain canadien.

196 nav bequia ste lucie grains 198 ste lucie rodney bay 207 ste lucie rodney bay mouillage zardo lise et guy


Mercredi 23 mars 2010 de Sainte-Lucie vers la Martinique : franceL 14° 28,02'N -- G 060° 52,33'W - 26 M parcourus

Départ à 11 h de Rodney Bay. ENE 4/5, forte mer de NE. Canal fidèle à sa réputation ! Des « Pan Pan » sur le 16 : inquiétude pour des pêcheurs pas rentrés depuis la veille... Arrivée à 16 h en Martinique, au mouillage du Marin. Claude « Sillage » vient nous faire un coucou, il monte en Guadeloupe. Gros grains le lendemain matin, sortie des seaux pour récupérer l’eau, sortie des brosses pour laver le pont. Après midi occupé par les formalités de douane et quelques courses. Nous rencontrons François « Nemo ». Vendredi matin intervention SAV pour changer une des membranes du dessal. Reprise de joint de hublot avant, que nous avons découvert non étanches en prenant les paquets de mer dans les canaux en remontant des Grenadines. Bricolage du lambi qui sera notre corne de brume plus sympa que ces trucs en plastique rouge !


Vendredi 26 mars 2010 du Marin vers Sainte-Anne : L 14° 26,10'N -- G 060° 53,02'W - 3 M parcourus

En fin de matinée les interventions sur « Ti Corail » sont terminées, plein de gasoil et nous sommes heureux de quitter la baie du Marin pour retrouver notre mouillage favori : Sainte-Anne ! Nous nous rendons à notre QG pour faire la commande par internet de bougies du hors-bord Honda, que nous ne trouvons nulle part ici ! À notre retour sur « Ti Corail », qui voit-on ? une jolie coque avec deux étages de barres de flèche et un air de déjà vu « Paquito » : youpi ! Nous nous retrouvons avec un immense plaisir devant Ti Punch et un plat de pâtes, lesquels sont très utiles pour tempérer les flots de paroles échangées, nous avons tant de choses à nous raconter sérieuses... et moins sérieuses !


Avril 2010 — francemartiniqueMartinique côte Ouest

Samedi 27 mars au Lundi 12 Avril 2010 Sainte-Anne tour de la Martinique : L 14° 26,10'N -- G 060° 53,02'W

19 Foret tropicale BalisierNous avons découvert l’intérieur de la Martinique avec le 4/4 de Jacques (Ti Paradise) en compagnie des « Paquitos ».
La Martinique baignée à l’Est par l’océan Atlantique et à l’Ouest par la mer des Caraïbes, offre une grande diversité de paysages. Au Nord, les plages de sable noir, le relief tourmenté, la Montagne Pelée, point culminant de l’île a une altitude de 1 397 m. Les rivières descendent des montagnes où nous avons passé de nombreux gués, cette partie de la Martinique est aussi le royaume de la surprenante forêt tropicale à la végétation luxuriante et colorée. Sans oublier de visiter la distillerie Depaz, au pied de la Pelée, avec un ti resto dans le moulin à Cannes et sa cuisine créole. Passage dans Saint-Pierre, ville de pêcheurs reconstruite sur les ruines de l’illustre ancienne capitale de l’île. Visite des bananeraies, des cultures de Canne à sucre des 3 rivières. Au centre, la grande plaine du Lamentin abrite la plus importante zone industrielle de l’île. Au sud, le relief est constitué de petites collines les « mornes ». La région du sud est très sèche contrairement à celle du nord qui est humide et très boisée. La grande ballade s’est terminée avec l’invitation de Jacques dans sa jolie maison pour un Ti Punch, avec son épouse Dominique. Puis fin de soirée tous ensemble pour un ti repas à La Dunette. Nous avons beaucoup apprécié cette journée avec Jacques, sa connaissance du milieu nous a fait découvrir les richesses de l’île comme l’arbre gommier, le caféier, la cannelle...
Un matin, alors que nous profitions de notre baignade, les pompes de cales se mettent en marche, le son strident de l’alarme nous fait vite remonter à bord. Eau douce ou salée rentre dans « Ti Corail » ? Eau douce chaude ! Un raccord du chauffe-eau dans le compartiment batteries à bâbord a lâché ! Problème connu, avec l’électronique qu’il y a dans ce coffre, cela peut faire de beaux dégâts. Heureusement, Captain avait prévu et séparé le chauffe-eau des autres équipements électriques et électroniques par un plastique pour limiter la casse au cas où ! Un an après la mise à l’eau, nous avons encore des surprises avec des colliers serflex pas assez serrés ! Cela ne retire rien à la satisfaction que nous avons de notre bateau, mais quand même... Une semaine de très mauvais temps a retardé notre départ. Il faut dire que le mouillage de Saint Anne a tout pour nous garder, protégé, des habitants attachants... Mais c’est décidé demain nous partons pour la Guadeloupe en sauts de puce !


111 sainte anne panoramique

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Mardi 13 avril 2010 de Sainte-Anne vers Petite anse d’Arlet :
L 14° 29,32'N -- G 061° 04,92'W - 14 M parcourus


Après une soirée bien arrosée chez les « Paquito », une matinée pour dire au revoir à la Dunette et faire quelques courses, à 13 h 30 nous quittons le mouillage de Sainte-Anne. Vent 3/4 SE, GV + Génois. Passage entre la Pointe du Diamant et le Rocher du Diamant, plus de vent ! À 16 h 15 nous mouillons à la Petite anse d’Arlet. Petit tour à terre à la rencontre des habitants de ce joli bourg créole. La nuit est difficile, le mouillage comme l’indique les livres est très très rouleur par SE !

25 petite anse arlet panoramique


Mercredi 14 avril 2010 de Petite anse d’Arlet vers grande Anse d’Arlet : L 14° 29,95'N -- G 061° 05,24'W - 2 M parcourus

34 grande anse arlet tortueDès 8 h 30 nous levons l’ancre pour trouver un peu de stabilité. Nous ne prenons même pas le peine de sortir les voiles, contournons la pointe qui nous sépare de Grande-Anse d’Arlet, mouillage à 9 h 30 dans une eau d’un superbe bleu non loin des bateaux du père Jaouen. Baignades avec les tortues = grands moments !

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Vendredi 16 avril 2010 de Grande anse d’Arlet vers Anse Mitan :
L 14° 33,50'N -- G 061° 03,31'W - 5 M parcourus


De concert avec « Paquito », « Ti Corail » lève l’ancre à 13 h. Peu de vent, 2 nd, légère houle, donc aux moteurs et Génois. Contour du cap Salomon, passage devant l’îlet Ramiers et Pointe Blanche. Arrivée à 14 h 30 à l’anse Mitan, mouillage avec 15 m de fond soit 40 m de chaîne, nous en avons perdu l’habitude depuis les Canaries ! Notre ami Nicholas vient passer le week-end avec nous, le temps est très pluvieux pas de vent alors il nous a promené dans l’Est La presqu’île de la Caravelle et le Nord de l’Ile jusqu’à Grand Rivière. Visite de la Sucrerie du Galion, qui offre une journée porte ouverte tous les ans, très intéressante ! Le mouillage de l’anse Mitan est décevant, pas très joli. Mais nous avons eu le plaisir d’avoir Nicholas à bord.

45 anse mitan panoramique


Lundi 19 avril 2010 de l’Anse Mitan à Case-Pilote : L 14° 33,50'N -- G 061° 03,31'W - 7 M parcourus

Départ à 14 h 30113 Peche Senne de l’anse Mitan, nous avons RV demain matin pour la révision Volvo à Case-Pilote, moteurs froids. Nous retrouverons « Paquito » à Saint-Pierre. Vent Est 3/4 GV 1 ris + Génois. Nous traversons la baie de Fort-de-France, allure travers agréable 5 à 6 nd. Vue sur les Pitons du Carbet. À 16 h 30 accostage sur la jetée du petit port de Case-Pilote, aidés par les pêcheurs. Après avoir stoppé les moteurs et rangé un peu le bateau, nous sommes descendus à terre pour faire quelques courses et nous balader dans le petit bourg de Case-Pilote avant le coucher du soleil. Petit bourg tranquille au bord de la mer, de rares commerces (une épicerie), mais des gens simples et adorables. Tout de suite, nous nous sommes fait accoster par un habitant nommé Michel qui nous a informés que les habitants étaient en train de ramener la senne et qu’il ne fallait pas manquer cela. Nous avons donc rejoint la plage de sable noir où effectivement un groupe d’une vingtaine de personnes attendait de pouvoir commencer à ramener la senne à la plage. La senne est tirée plusieurs fois par jour matin, midi et soir par le même pêcheur propriétaire de la senne. Chaque jour, c’est un pêcheur différent qui va en mer avec sa senne, les pêcheurs pêchent à tour de rôle. Le poisson attrapé est essentiellement de la friture, petits chinchards et autres. On nous explique avec plaisir cette culture de pêche, tout le monde peut venir tirer la senne à la plage. Chaque personne qui aide à tirer la senne a le droit à un lot (de poissons) d’environ 1 kg. En plus, ils peuvent aussi grappiller les quelques poissons restés coincés dans les mailles du filet, cela évite au pêcheur d’avoir à nettoyer son filet. Ce ne sont pas les bourgeois qui habitent les belles maisons sur les versants qui viennent tirer la senne, mais plutôt les petites gens pour lesquelles le repas est ainsi facilement gagné, tout cela dans une ambiance sympathique de tradition et d’entraide. Tous les âges sont représentés, des gamins aux vieilles dames en chapeau de paille. Francis a évidemment participé à tirer la senne et a eu droit à son lot. Un peu plus tard, revenus à bord, une embarcation est venue encore nous donner un seau de plus de poisson frais... Captain passé la soirée à nettoyer tout ce poisson et nous nous sommes régalés. Nous en avons aussi donné à « Paquito » le lendemain. Mardi dès la fin de la révision des moteurs go to Saint-Pierre. Mais nous reviendrons dans ce village accueillant pour mieux le connaître.


Mardi 20 avril 2010 de Case-Pilote à Saint-Pierre : L 14° 44,36'N -- G 061° 10,66'W - 6 M parcourus

Nous quittons la jetée de Case-Pilote à 12 h 30 sous les au revoir des pêcheurs. Nous rejoignons « Paquito ». Vent N 4, dans le pif = moteurs sans voile ! Un banc de dauphins croise notre route. On voit la Montagne Pelée ses sommets dans les nuages. À 14 h 30 nous avons mouillé par 10 m de fond à 100 m de la plage de sable noir et du bourg reconstruit de Saint-Pierre. Un peu rouleur avec la houle N. Comment ne pas penser évidemment à ce jour fatal de 1902 où la Montagne Pelée qui domine Saint-Pierre a explosé laissant dévaler sur son flanc ouest une nuée ardente brulant instantanément tout sur son passage, les 30 000 habitants de la capitale de l’île à l’époque ainsi que tous les bâtiments marchands au mouillage. Aujourd’hui, la capitale n’est plus. Un petit bourg très tranquille subsiste avec quelques pêcheurs. Il y a pourtant beaucoup de voiliers au mouillage, car Saint-Pierre est le dernier poste avancé avant de quitter la Martinique vers la Dominique. Plus haut le bourg du prêcheur où fut élevée la future impératrice Joséphine n’offre hélas aucun abri et, de ce fait, est déserté.

140 Saint Pierre Panoramique

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