logoarticle   16/03/2017

 

50 Grenadines retour

Cartes géographiques


Clic ICI

 

 

 photo     Clic sur Album Photos

 

 - Ti Corail remonte en Martinique

 

Samedi 12 novembre 2016 – Grenade – Carriacou – Tyrell Bay vers Saint-Vincent – Canouan – Charleston Bay
L 12° 42,48 N -- G 061° 19,73 W – 20 Milles parcourus

Levé l’ancre à 9 h 50, Vent d’ESE 4, nous quittons la baie avec Grand Voile sous 1 ris et Génois. Nous laissons Mabouya Island sur notre tribord et remontons sur Clifton Harbour.

Un peu plus tard, après avoir passé Palm Island et pris une route Nord vers l’île de Mayreau, le Captain se rend compte que le pilote ne réagit plus après avoir eu une alarme « drive failure » ! Ti Mouss vient à la barre en mode manuel, laquelle réagit correctement, la position des safrans étant toujours commandée par le système mécanique de drosses. Ouverture de la jupe Babord et examen du bloc hydraulique révèlent un des flexibles HP en très mauvais état, de l’huile répandue dans la cale moteur et le réservoir du groupe hydraulique vide. Pas grand-chose à faire pour le moment sinon barrer en manuel jusqu’au prochain mouillage.

 4bis ensemble pilote4ter ensemble pilote

Il est déjà quasi certain que nous serons obligés de barrer comme ça jusqu’à l’arrivée en Martinique.

Nous mouillons à 14 h et le Captain descend dans la jupe arrière pour approfondir le diagnostic. Effectivement, en tirant sur le flexible qui présentait des fissures, celui-ci se rompt littéralement. Sans rechange ni huile hydraulique pour refaire le plein, nous sommes condamnés à barrer jusqu’en Martinique.

 

Dimanche 13 novembre 2016 – Saint-Vincent – Canouan – Charleston Bay vers Saint-Vincent – Canouan – Little Bay
L 12° 43,50 N -- G 061° 20,00 W – 4 Milles parcourus

Levé l’ancre à 8 h 30, Vent de NE 5/6, nous quittons le mouillage et hissons la Grand Voile sous 1 ris à l’abri dans Rameau Bay. Le vent de Nord-Est nous fait faire un très mauvais cap et la mer est très hachée sous le vent de Jupiter Head avec des vagues de 3 à 4 m dans les fonds de 25 m. Au près, cette situation est très désagréable pour nous tout en faisant souffrir le bateau. Nous décidons de tourner casaque et de retourner au mouillage à Canouan pour y attendre une meilleure météo. Nous essaierons de passer le lendemain si le temps le permet.

Nous mouillons à 9 h 30 à Little Bay, 1 mille au nord du mouillage précédent.

1 Canouan mouillage little bay2 Canouan mouillage little bay

Le mouillage est bien abrité, mais il faut faire attention au courant assez violent qui balaye l’endroit. L’eau y est limpide et les fonds très poissonneux.

Au cours de la matinée, nous descendrons à terre avec l’annexe pour marcher un peu dans la presqu’île entre Litte Bay et Anse Guyac. Le ressac plus important qu’estimé a rendu le beachage un peu sportif !

 

Lundi 14 novembre 2016 – Saint-Vincent – Canouan – Little Bay vers Saint-Vincent – Bequia – Princess Margaret Bay
L 13° 00,06 N -- G 061° 14,60 W – 20 Milles parcourus

Levé l’ancre à 8 h 30, Vent d’E 4/5, nous quittons le mouillage et la mer est praticable ; nous faisons un cap meilleur et la mer n’est pas du tout hachée comme la veille. Il fait beau même si quelques grains sont visibles.

Nous mouillons à Princess Margaret Bay à 12 h 30, toujours extasiés devant la beauté de ce mouillage.

10 Bequia14 Bequia

Nous pensons y rester quelques jours pour en profiter. Le Captain va effectuer les formalités d’entrée, faire quelques achats de vivres frais et prendre la météo.

Hélas, les prévisions évoluent et il semble qu’il faille avancer notre date de départ pour demeurer dans une fenêtre favorable avant que cela ne se gâte !

 

Mercredi 16 novembre 2016 – Saint-Vincent – Bequia – Princess Margaret Bay vers Saint-Vincent Château Bel-Air
L 13° 17,82 N -- G 061° 14,10 W – 21 Milles parcourus

Ainsi, mercredi matin, le Captain va faire les formalités de sortie tandis que Ti Mouss finit la préparation du bateau pour la navigation.

evé l’ancre à 10 h, Vent d’ESE 4, nous filons vers le sud de Saint-Vincent et arrivons au mouillage de Château Bel-Air à 15 h. Nous y revoyons les boat boys que nous connaissons et leur achetons quelques fruits.

19 Mouillage chateau bel air

Ce mouillage n’a pas bonne réputation du point de vue sécurité ; nous sommes pourtant rejoints par d’autres bateaux en fin d’après-midi et nous n’aurons aucun problème.

 

Jeudi 17 novembre 2016 – Saint-Vincent Château Bel-Air vers Sainte-Lucie – Anse Cochon
L 13° 55,66 N -- G 061° 03,50 W – 40 Milles parcourus

Levé l’ancre à 6 h 45, Vent nul, nous quittons le mouillage GV hissée en nous aidant des moteurs. Nous trouverons le vent un peu plus loin d’ESE 4/5 et la traversée du canal de Saint-Vincent ne posera pas de problème. Nous sommes maintenant habitués avec Ti Mouss à nous relever régulièrement à la barre tandis que Mini Mouss dort sur les banquettes du carré, attendant l’arrivée au prochain mouillage.

La pioche est descendue à 14 h 25 à l’anse Cochon. Ti Mouss est vite dissuadée de se mettre à l’eau tant elles sont envahies de méduses. Il y en a tellement que certaines vont se coincer dans le filtre d’aspiration eau de mer de la réfrigération du frigo et empêcher son fonctionnement ! Le Captain ira quand même faire un peu de snorkeling, protégé par un maillot à manches longues, mais l’eau n’est pas très claire et l’intérêt quasi nul.

Après renseignements, il ne s’agissait pas de méduses, mais d’organismes totalement inoffensifs qui y ressemblent: Ocyropsis maculata - cténophore à ailes tachetées.

19bis Ctenophore a ailes tachetees 119ter Ctenophore a ailes tachetees 2

Pour info: Le cténophore à ailes tachetées a le corps gélatineux translucide. Il possède 2 lobes volumineux charnus en forme d’aile avec 4 taches brunes circulaires à raison de 2 par lobe. Comme tous les cténophores, il possède 8 rangées de palettes natatoires ciliées qui lui permettent de se déplacer dans les 3 dimensions. Ces cténophores sont pélagiques et font partie du necton. À l’aide de leurs rangées de cils locomoteurs, ils se déplacent et sont capables de résister aux courants par leur nage sans pouvoir faire face aux forts courants dans lesquels ils peuvent dériver. Ils ont des cellules collantes qui leur permettent de se nourrir de plancton.

Voir le site de François CORNU sur le sujet.

 

Vendredi 18 novembre 2016 – Sainte-Lucie – Anse Cochon vers Martinique – Sainte-Anne – Anse Caritan
L 14° 25,67 N -- G 060° 53,27 W – 32 Milles parcourus

Levé l’ancre à 7 h 45, Vent nul, nous prenons le vent d’E 4/5 assez rapidement et pouvant remonter au près vers Rodney Bay entre 5 et 6 nd. Deux heures plus tard, nous serrons encore le vent sous Pigeon Point jusqu’à 2 milles au nord de Sainte-Lucie, puis faisons route directe vers la Martinique.

Vers 13 h 40, la ligne de sonde des 30 m est franchie et il nous faut être vigilants pour parer les multiples casiers disposés entre les fonds de 20 à 30 m.

Nous mouillons à l’Anse Caritan à 14 h 10.

20 Mouillage caritan

 

Martinique – Sainte-Anne – Anse Caritan

Durant ce premier week-end à l’Anse Caritan, nous avons le plaisir d’avoir la visite de notre ami Nicholas.

Nous retrouvons aussi nos amis de « Duo » et « Sonate » avec lesquels nous passons encore de bons moments.

26 Soiree sonate27 Anniversaire duo

Le 21 novembre, le Captain procède au démontage de l’ensemble linéaire de pilotage Lecomble & Schmitt et trouve toute la doc à ce sujet sur le web.

Après 7 années de bons services et 15 000 Milles parcourus soit environ 3000 heures de fonctionnement, on constate une rupture d’un des flexibles HP. Tout est démonté, examiné et nettoyé. Avis et devis sont demandés par mail au fabricant (Thierry ETCHETO – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.), lequel a répondu immédiatement en nous envoyant un devis dans des prix largement inférieurs à ceux pratiqués chez les shipchandlers de Martinique. Nous en profitons pour commander l’ensemble des 3 flexibles, des raccords en inox (les raccords actuels sont très oxydés) ainsi que la mallette de maintenance prévue par le fabricant. Les pièces seront livrées en métropole chez nos amis de « Scorpion » qui nous les apporteront à leur retour en Martinique début janvier. Reste un problème à résoudre, trouver de l’huile pour faire le plein du groupe hydraulique. Chez les shipchandlers, on vous dit que de l’huile de boîte suffit alors que Lecomble & Schmitt prescrit de l’huile LS ! L’huile LS (ou Limited slip ou encore à glissement limité) est une huile très particulière utilisée uniquement dans les ponts autobloquants d’engins de chantier ou dans les différentiels de véhicules de rallye ou de 4x4 tout terrain. Ce n’est en aucun cas une huile de boîte quelconque.

Après recherche, le Captain a quand même pu se procurer en Martinique ces bidons d’huile avec le label LS que vous ne trouverez jamais dans les grandes surfaces.

En fin de semaine, le Captain est aussi venu à bout des entrées d’eau dans la cale moteur Bâbord, lesquelles étaient présentes depuis plusieurs années.

Après de fortes pluies, il y avait toujours de l’eau douce en fond de cale moteur et nous avons découvert que le joint torique de la tape inox qui permet la mise en place de la barre de secours ne remplissait plus son office. Cette entrée d’eau a été facile à réparer.

Après les navigations, on constatait toujours de l’eau de mer en fond de cale moteur, environ 1 à 2 litres. Une cale sèche devrait être considérée comme un pléonasme puisqu’elle doit rester sèche ! En 2010, nous avions fait les soufflets des tubes de jaumière, supposés participer à ces entrées d’eau par mauvais temps, mais nous avions toujours de l’eau de mer à bâbord. En réalisant un bon nettoyage de la cale avec toujours ce souci en arrière-pensée, le Captain a trouvé une petite coulure le long du bâti moteur, laquelle venait de la boîte à eau (ou waterlock). Il a ainsi découvert l’existence d’un bouchon de vidange de cette boîte à eau et il l’a trouvé partiellement desserré ! BINGO ! Presque 8 ans après avoir pris possession de ce bateau, on découvre encore des choses !

Novembre a été assez pénible en raison du mauvais temps qui a sévi pendant une bonne partie du mois et nous en aurons un épisode important dès le lundi 28 novembre, et ce, pendant plusieurs jours. La veille au soir, la Martinique est passée en vigilance jaune pour fortes pluies et orages jusqu’en milieu de semaine avec des cumuls de pluie atteignant plus de 120 à 150 mm en 24 heures.

32 Mauvais temps en vue

En effet, un front froid exceptionnellement étendu, et descendant progressivement vers le sud à la rencontre d’air plus chaud et humide en basses couches remontant de la partie Sud est la cause de ce phénomène. Ce qui est inhabituel, c’est qu’il soit descendu si bas. D’habitude, les fronts froids qui quittent la côte Est des Etats-Unis d’Amérique se contentent de traverser l’Océan Atlantique, entraînés par les dépressions qui circulent de Terre-Neuve vers le nord-ouest de l’Europe. Les extrémités de ces fronts froids, devenus très peu actifs, atteignent tout juste le nord de l’arc antillais. Il en est de même pour ceux qui quittent la côte du Texas, traversent le Golfe du Mexique puis balayent Cuba, Saint-Domingue et Porto-Rico avant de mourir vers les iles Vierges.

Heureusement, l’intensité de ce phénomène a bien été prévue par Météo France, lequel a bien annoncé une rotation des vents de 360°. De note côté, nous étions mouillés à proximité immédiate de la côte et le vent avait déjà viré de Est à Sud-Ouest par le Sud au cours de ce lundi 28 novembre. Un clapot raisonnable commençait à agiter la baie sans inquiéter véritablement, mais, ayant entendu à la VHF le BMS (Bulletin Maritime Spécial) annonçant du mauvais temps en cours d’après-midi, nous avons décidé de changer de mouillage pour nous mettre plus au large et éviter tout risque d’échouage.

En fin d’après-midi, une barre noire se rapprochait visiblement dans le Nord-Ouest et les fortes pluies ainsi qu’un vent de NW de 30 à 35 nd se sont déclenchées en début de nuit vers 19 h. Le vent de WNW a commencé à lever la mer avec des creux de plus de 1 m, faisant danser les bateaux au mouillage, malmenant les chaînes et les ancres. Beaucoup de bateaux ont dérapé, remouillé en catastrophe un peu plus loin, quitté aussi leur mouillage près de la plage, les bateaux se retrouvant avec l’arrière dangereusement proche du bord, tout ceci en pleine nuit dans la pluie et le vent ! Un voilier s’est même échoué à la côte après avoir dérapé et a heureusement pu être dégagé le lendemain matin par un bateau de pêcheur, avec hélas quand même le safran complètement endommagé. Ce moment pénible a duré 5 à 6 heures et a été le plus intense au cours de ces jours. Nous avons de notre côté démarré à certains moments nos moteurs, l’électronique de navigation et étions sur le qui-vive à surveiller tant notre mouillage que les autres bateaux en train de déraper ou circulant sur le plan d’eau. Ce phénomène, à moindre échelle, s’est reproduit plusieurs fois au passage de mini-fronts orageux avec toujours de fortes pluies, et rotation de vents violents nous conduisant à changer de mouillage plusieurs fois au cours de cette période.

Il a fallu attendre le jeudi 01 décembre pour retrouver une situation normale avec un régime d’alizés modéré et le ciel associé.

En début de mois, nous avons pu revoir avec plaisir Mado et Maurice de « Mayakri » puis le Captain est retourné en excursion à la clinique Saint-Paul le 08 décembre pour une petite intervention, mais aussi le 19 décembre, car (gag !), le chirurgien ne l’a pas opéré au bon endroit la première fois !

Nous avons aussi eu la visite de notre amis Corine que nous n'avions pas vue depuis février 2012!

40 Visite corine

Parallèlement, nous avons reçu un e-mail du gérant de notre balise de positionnement nous demandant des nouvelles, car cette dernière n’émettait plus depuis 48 h. Après examen, elle ne recevait effectivement plus d’alimentation électrique, en raison de la corrosion d’un câble d’alimentation par une fuite d’acide sulfurique au niveau d’une borne d’une de nos batteries AGM (étanche) du parc de servitudes (VICTRON 3 x 220 Ah). L’alimentation vite réparée, il n’en restait pas moins ce problème de fuite d’acide… Notre ami Bernard de « Sonate » a tenté sans succès d’étancher cette fuite en appliquant de la résine epoxy autour de la borne, puis le Captain a réalisé un cordon assez épais en sikaflex autour de la borne défectueuse en y incluant un drain se déversant dans un récipient.

Nous espérons que ce bricolage va nous permettre de retarder le remplacement de cette batterie (qui fonctionne encore très bien à part cette fuite), donc de tout le parc batteries. On doit perdre environ une cuiller à café d’acide par mois, ce qui est peu par rapport au volume de cette batterie de 65 kg.

Noël est enfin arrivé et nous avons cette fois réveillonné tranquillement tous les trois à bord (avec Mini Mouss).

Le 26 décembre, nous retrouvons Yvon et Chantal de « Scorpion », rentrant de métropole ainsi que Thierry et Agnès de « Duo ». Nous avons terminé ainsi l’année 2016 avec force soirées de train mexicain et de bons moments ensemble.

46 Reveillon fin annee47 Reveillon fin annee

Pour le 31 décembre, nous sommes aussi restés à bord pour réveillonner, préférant toujours demeurer sur le bateau après avoir vu ce qu’il pouvait advenir à l’approche de minuit, c’est-à-dire les risques d’incendie consécutifs aux multiples tirs de fusées de détresse dans toutes les directions, lesquelles retombent en brûlant toujours dans l’eau ou sur le pont des bateaux…

Bonne année à toutes et tous !

Voir Articles Année 2017

Haut de page