logoarticle   31/07/2009

 

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- Sables d’Olonne arrivée Ti Corail

- Sables d’Olonne Ti Corail se prépare

- Sables d’Olonne Ti Corail navigue

- Rochelle Capbreton Ti Corail accueille

- Sables Ile Yeu Belle Ile Groix Golfe du Morbihan

 


Vendredi 13 mars 2009 - Sables-d’Olonne : L 43° 30,14 N        G 001° 47,45 W

Grand jour, séquence émotion !

Dès 10 h, nous étions près de la cale en attente du convoi exceptionnel… À 11 h, les voitures jaunes, les motards et le camion qui transporte « Ti Corail » se présentent devant la cale de mise à l’eau de Port Olona. Nous n’avons rien à faire sinon regarder les professionnels s’affairer autour de notre bébé. La remorque recule et dépose gentiment « Ti Corail » sur la cale à mi-pente.
La marée est basse et de vive eau (coefficient 101) et il est déjà presque midi. Les préparateurs de bateaux de « Yacht Care Services » et le chef monteur de « Robin Marine » ont quelques travaux à effectuer rapidement avant que la marée montante ne vienne soulever doucement les coques de notre bateau.
Quelques retouches d’antifouling, la mise en place d’un passe-coque pour le dessalinisateur et la pose de la plaque de masse pour l’émission HF/BLU sont rapidement réalisées avant la pause déjeuner.
Nous en profitons aussi pour récupérer les coussins du carré afin de procéder à leur recouvrement avec du tissu ad hoc et nous pourrons nous laisser aller aux joies de la machine à coudre les jours prochains dans les créneaux laissés libres.
Le bateau est tout nu, son mât de presque 15 m posé sur le quai, les coffres chargés de différents équipements devant être installés par les préparateurs.
Nous reviendrons l’après-midi pour assister au déséchouage à la faveur de la marée, les deux moteurs sont mis en route et le préparateur emmène « Ti Corail » vers le ponton où il achèvera sa préparation durant les trois prochaines semaines.
Il nous sera ensuite permis de monter à bord et nous aurons alors le plaisir de sentir le pont du bateau sous nos pieds. Le bateau est empli de cette odeur de « neuf » !
Il a aussi été immatriculé aujourd’hui aux Sables-d’Olonne ! Rendez-vous encore lundi 16 mars à 9 h à bord pour régler quelques détails avec le chef monteur puis nous irons à La Roche-sur-Yon récupérer les papiers du bateau. Un mois s’est écoulé depuis notre cessation d’activité et nous n’avons pas encore eu le temps de nous poser ! Mais nous sommes heureux et, en plus, le printemps était là avec une journée splendide !


Le jeudi 22 mai 2009 — Départ pour les côtes charentaises : L 46° 08,60'N -- G 001° 10,00'W — 182 M parcourus

« Ti Corail » navigue avec des amis, la famille autour de La Rochelle, ile de Ré, ile d’Oléron et ile d’Aix.

La balise Advanced Tracking est installée et fonctionnelle. Vous pourrez nous suivre en cliquant sur l’onglet Où sommes-nous ?



Vendredi 12 juin 2009 — La Rochelle vers Capbreton : L 43° 39,22'N -- G 001° 26,34'W - 167 M parcourus

Le temps de préparer notre navigation pour Capbreton, nous quittons La Rochelle. Départ le 12 au lever du jour, nous prenons le large, mais le vent n’est pas au rendez-vous ! Beaucoup d’heures moteur afin d’arriver à la date prévue (samedi dans la journée), avec la houle c’est génial. Une belle surprise : des dauphins sont venus nous tenir compagnie et jouer devant les étraves, des frissons comme à chacune de ces rencontres inopinées ; encore plus ce jour, nous les avons côtoyés avec notre « Ti Corail » ! Puis dans l’après-midi un pigeon est venu se poser sur les panneaux solaires, que fait-il si loin de la côte ? Nous l’approchons doucement, il n’a pas l’air effrayé, il est bagué un numéro suivi de NL (un espion... mes anciens collègues comprendront !). Nous l’avons nourri et hydraté, et nommé Fred 1, il a seulement besoin de repos. Les panneaux solaires sont devenus son territoire. Nous avons stoppé l’éolienne pour ne pas prendre le risque qu’il finisse en pâté !
Vers 15 h, le vent se renforce, nous pouvons arrêter les moteurs, ouf ! Navigation agréable au portant, pourvu que cela dure... Petit « apéro soft », dîner en compagnie de Fred 1. Puis viennent les quarts de nuit, Ti Mouss prend le premier = quels moments délicieux cette sensation de liberté... Captain prend la seconde partie de la nuit. Quand Ti Mouss se lève pour prendre le relais, il la renvoie vite au lit, sa tête est elle si décomposée ou c’est parce qu’il a envie de continuer d’apprécier cette solitude ? À 5 h, nous sommes tous les 2 à la barre et le vent faiblit... reprise de la nav aux moteurs, le seul avantage est que nous aurons de l’eau chaude... Au lever du jour, Captain va se reposer, nous nous rapprochons de la côte et Fred la sent même si elle est perdue dans la brume, il s’abreuve fait le tour des panneaux solaires pour se dégourdir les pattes et prend son envol sans oublier de repasser au-dessus de « Ti Corail » « Bye bye Fred 1, bon vol ! ».
Nous prenons une bonne douche sur le pont au soleil, c’est bon et cela nous redonne un peu d’énergie après une belle nuit en mer.                                                
À 12 h nous reprenons la navigation sous voiles et à 16 h samedi nous arrivons à Capbreton, mais faisons des ronds dans l’eau en attendant la marée propice pour franchir la passe. Un accueil chaleureux de la famille de Captain nous attend. Juste le temps de s’amarrer et le champagne.

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Mercredi 17 juin 2009 — Capbreton vers Les Sables-d’Olonne : L 43° 30,14'N -- G 001° 47,45'W — 232 M parcourus

Nous reprenons le large avec les au revoir de Francis Family sur la jetée. Nous prendrons notre temps pour remonter sur Les Sables où « Ti Corail » doit subir quelques travaux : réparation de coque, installation des tauds (protection du soleil dans le cockpit qui n’ont vraiment pas été indispensable jusqu’à aujourd’hui !), révisions des moteurs et quelques réglages. De plus, Ti Mouss doit passer son permis hauturier, mais avant tout il va falloir trouver un peu de tranquillité pour le travailler ! Nous avons pu sortir le Genaker pour la première fois (la voile légère bleue et blanche). Les premiers milles sont doux, soleil et vent ouest, puis en fin d’après-midi une houle courte a fait son apparition... Ti Mouss aime ! Le Captain a rapidement pêché le repas du soir, soit 4 maquereaux, qui ont fini en filets. Deux autres ont eu plus de chance, ils ont retrouvé la liberté ! Le vent tombe, Captain décide de tirer un grand bord vers le large à plus de 30 milles. Les quarts de nuit s’enchaînent, puis le jour se lève avec le soleil, nous sommes jeudi 18. Belle journée de nav, mais peu de vent et une mer houleuse. Nous croisons quelques pêcheurs, mais peu de voiliers.
La météo annonce du vent pour la nuit, nous prenons un premier ris par sécurité avant le coucher du soleil pour éviter d’avoir à faire cette manœuvre de nuit. Ti Mouss prend le premier quart, « Ti Corail » file entre 6 et 8 nd au près, allure totalement inconfortable en cata, la houle d’ouest de 2 m et les vagues de nord transforment « Ti Corail » en manège à sensations... « Dis c’est quand qu’on change de manège ? ». Ce bord rapide nous permet de doubler la pointe de Chassiron et le rocher d’Antioche vers 1 h du matin (vendredi 19) et nous prenons à droite dans le Pertuis d’Antioche pour venir mouiller à l’abri à l’anse Louby au sud de l’ile de Ré à 4 h du matin. Une fois le mouillage pris, vite au lit et nous passons en récupération de sommeil jusque la fin de matinée. Nous y passerons la journée pour nous reposer et nettoyer l’intérieur de « Ti Corail ». Un beau coucher de soleil s’offre à nous pendant la préparation de la nav jusqu’au Sables, départ prévu tôt, pour effectuer un maximum de trajet avant de rencontrer la mauvaise mer annoncée.
Samedi 20, le réveil sonne à 5 h. Ti dej, préparation de « Ti Corail » et à 7 h nous prenons la mer. Vent NNE force 5, mer agitée. Le soleil est là, mais il fait frais, très frais. L’antenne fouet 7,50 m de la BLU (émetteur HF) n’a pas résisté au fort clapot combiné à la houle de NW dans le Pertuis Breton : cisaillée nette au-dessus de l’étrier de fixation sur le balcon. Ne restait plus qu’à la récupérer tandis qu’elle traînait misérablement dans le sillage de « Ti Corail ». C’est bien comme çà ! Ces nav un peu chahutées sont des navigations d’essai et auront ainsi permis un bon test de tenue du matériel. Après avoir tiré des bords toute la journée dans une mer agitée, nous arrivons à Port Olona à 17 h. « Ti Corail » sera au repos durant la semaine afin qu’il puisse subir les reprises et réparations nécessaires.


Mercredi 1 juillet 2009 Sables-d’Olonne vers l’ile d’Yeu : L  ° 04,85'N -- G 002° 17,04'W - 29 M parcourus

Après une semaine d’escale technique aux Sables-d’Olonne, nous repartons sur l’eau avec une nouvelle antenne BLU et enfin nos toiles de bimini. Départ avec un grand soleil et peu de vent (Force 2 à 3 NW à W), sous Genaker et parfois un peu de moteurs, nous naviguons nos 25 Milles jusqu’à l’ile d’Yeu. Le vent a du mal à stabiliser son orientation, nous mouillons à 19 h à l’Anse des Vieilles. À la nuit orageuse succède une journée orageuse. Nous en profitons pour approfondir les docs de notre matériel et vaquons à nos occupations respectives : pêche pour Captain et aquarelle pour Ti Mouss. Une douce journée bercée par la houle d’ouest qui rentre un peu dans cette anse. Le mouillage se confirmant comme assez rouleur pendant la nuit, nous changeons de mouillage jeudi et allons au NE de l’ile d’Yeu à l’anse des Conches. Bricolage sur le bateau.


Samedi 4 juillet 2009 ile d’Yeu vers Belle Ile : L 47° 19,66'N -- G 003° 07,33'W - 62 M parcourus

Les vents sont favorables pour rejoindre Belle Ile à 50 Milles... nous levons l’ancre à 8 h 30 et naviguons sous GV + génois, deux sorties du Genaker. À 20 h nous arrivons à Port An Dro, joli petit mouillage, mais qui dès 2 h du matin devient très rouleur.
Nous nous levons sous un ciel gris et des grains qui s’enchaînent ; parfait ! « Ti Corail » aura eu sa douche ! Sous la pluie nous quittons notre mouillage pour aller à Port Yorc'h au NE de Belle Ile. Encore un superbe endroit pour passer une journée, voire deux selon la météo et l’envie !


Vendredi 10 juillet 2009 Belle Ile vers ile de Groix : L 47° 38,19'N -- G 003° 24,92'W - 71 M parcourus

Nous avons vécu en Robinson Crusoé (comme le dit si bien Francis Dad). Nous allons nous rapprocher de la côte pour rejoindre Lorient et son port pour embarquer les enfants de Francis tour à tour. Nous mouillons à l’ile de Groix à la plage des Grands Sables (27 M).


Dimanche 19 juillet 2009 vers Kervoyal Crouesty Houat : L 47° 32,61'N -- G 002° 53,65'W - 82 M parcourus

Après 3 jours bloqués par le mauvais temps, nous décidons de quitter le port de Kernevel, pour Kervoyal, près du golfe du Morbihan où la tite sœur de Ti Mouss et sa famille viennent passer leurs vacances, ils vont enfin pouvoir embarquer, cette fois « Ti Corail » est prêt ! Nav peu agréable jusqu’à la presqu’ile de Quiberon, mer agitée, rafales, nous prenons un ris, les dauphins nous accompagnent durant 2 h ! Arrivés le soir à l’anse Kervoyal, nous découvrons que c’est un mauvais mouillage, nous nous donnons rendez-vous le 21 au Crouesty avec tite sœur et sa famille. Depuis le port, nous partons alors pour l’Ile de Houat, nav sympa et mouillage à Portz Ler. En fin d’après-midi, nous retournons sur le port du Crouesty pour débarquer la petite famille. Le 21, nous embarquons nos amis Hélène et Nicholas qui seront avec nous pour redescendre sur Les Sables-d’Olonne.


Mardi 22 juillet 2009 vers Sables-d’Olonne : L 43° 30,14'N -- G 001° 47,45'W - 91 M parcourus

Nous reprenons la direction des Sables-d’Olonne avec escales ! Belle-Île et ile d’Yeu. Le 26 après-midi, nous nous amarrons au ponton Gbis de Port Olona.


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- Golfe de Gascogne - Côtes espagnoles Galice : Viveiro, Cedeira, Coruna

Espagne Galice : Coruna, Corme, Camarinas, Enselada del Sardineiro, Muros, Ile d’Ons, Iles Cies, Baiona

 




Vendredi 31 juillet 2009 vers l’Espagne : L 46° 11,7'N -- G 001° 28,0' W - 26 M parcourus

À midi, après vérification du gréement nous partons des Sables-d’Olonne. Bye bye Port Olona. Un petit vent d’WNW nous emmène doucement au portant et en vent arrière, cette dernière allure voile, en ciseaux demande à être à la barre. Nous prenons le temps, pas de moteur ! Navigation avec une pêche fructueuse... en maquereaux, qui finiront en filets et marinés, ail, persil, moutarde, puis préparés pour le dîner accompagné de galettes de légumes, dîner sympa au coucher du soleil en longeant la côte de l’Ile de Ré. À 22 h 35, après 26 M parcourus, nous arrivons à l’ile de Ré à l’anse de Martray, quelques voiliers sont présents ; il faut faire attention, tous n’ont pas leur feu de mouillage. Descente de la chaîne de nuit aidée par une lampe frontale. Consultation de la météo, un coup de vent est prévu pour les 48 h prochaines, nous attendrons à l’abri avant de retrouver des prévisions plus clémentes !


Dimanche 2 août au mercredi 5 août 2009 : ile de Ré golfe de Gascogne vers l’Espagne : 322 M parcourus

Dimanche 2 août, départ de l’ile de Ré pour le golfe de Gascogne à 10 h 30. Peu de vent, peu de soleil et beaucoup de moteurs ! Route ouest, puis sud à la recherche des vents favorables. Houle croisée NW et SW. La nuit se présente et c’est la prise de quart. Nuit agitée, beaucoup de grains avec de fortes rafales et un gros sac plastique qui se prend dans les pales du moteur Td, quelques manipulations sur le régime et le plastique est dégagé. Ouf ! une plongée par ce temps n’aurait pas été possible. La nuit est longue, noire, sans lune et le lever du jour si attendu est bien triste dans la brume, le soleil a oublié de montrer sa tête rouge... Le golfe de Gascogne reste le golfe de Gascogne ! La journée du 3 août se fait lentement sous voile avec le Genaker, reprise de la route ouest au portant. Il fait beau, l’eau est belle, à 13 h nous franchissons la limite entre eaux françaises et espagnoles, 3 000 m d’eau sous la quille. Nous avons parcouru 99 M.
nav golfe gascogneLa nuit suivante est belle, lune, étoiles et encore un cargo pour stresser Ti Mouss, heureusement, il existe un outil magique, l’AIS qui signale ces gros routiers des mers, le radar, lui, aide pour repérer les chalutiers et les grains. Nous faisons route au 200, avec une allure de travers grand-voile plus Genaker. Le 4 août arrive avec un beau lever de soleil, route au 260 pour suivre le vent et retrouver la côte espagnole. Les messages du canal 16 sur la VHF sont en espagnol ou anglais avec un bel accent ! Encore une belle journée, une bonne douche c’est bon ! Nous naviguons toujours sous grand-voile et Genaker. La météo est avec nous même si les vents sont faibles, nous avons le TEMPS ! Yann Elies dans la première étape de la Solitaire du Figaro aura été beaucoup plus vite que nous pour traverser le Golfe...
Le rituel des quarts reprend avec une nuit nuageuse, sans étoile, une lune qui joue à cache-cache et plein de cargos et pêcheurs pour occuper ! Route au 265° sous moteur et grand-voile vent faible en plus dans le pif ! Nous avons parcouru 90 M. Le mercredi 5 août avec le jour se levant, possibilité de mettre GV + Genaker... mais cela ne dure pas nous devons prendre un ris (= réduire la surface de la grand-voile quand plus de 20 nd s’annoncent) enrouler le Genaker et laisser 75 % du génois. Les fortes rafales, une forte houle d’W et une mer agitée ne se font pas attendre, visibilité pratiquement nulle ! Nous avons opté pour mouiller dans la Ria de Vivero à l’extrémité ouest de la côte Cantabrique, dormir une nuit entière tous les deux !
Ces 4 jours de mer avec des conditions météo pas toujours à notre avantage confirment que nous avons un bateau qui tient les flots ! Captain et Ti Mouss aiment leur « Ti Corail » et leur envie de faire du chemin avec lui n’est pas altérée. Ti Mouss a bien géré son mal de mer, pas un seul médoc ! Captain peut être fier de son Ti Mouss, savoir qu’il peut compter sur lui et dormir tranquille.
À 16 h, nous commençons à voir la côte se détacher de la brume, le front froid qui vient de passer nous a fait remettre les couches de polaire, l’eau qui était à 22 °C au milieu du Golfe avec 3 000 m sous « Ti Corail », est à présent à 19 °C comme en Bretagne !!! Ben oui Hélène, j’étais pressée de partir pour trouver du chaud, je suis servie ! Mais c’est beau et assez grandiose, vu d’ici, des falaises de plus de 100 m qui tombent dans l’océan, avec de beaux brisants, des roches affleurantes et une mer grise, une côte sauvage très élevée, les cormorans qui pêchent... Et le top à notre arrivée dans la Ria de Vivero, plein de dauphins nous accompagnent, pas au niveau des étraves comme d’hab, mais à bâbord comme pour nous signaler le danger des roches couvertes que nous connaissons grâce aux cartes... Le danger écarté, ils sont partis. Que dire ?...
À 18 h, nous arrivons au fond de la Ria de Vivero = un lac, ça fait du bien du calme. Mouillage, rangement, hissage du premier pavillon de courtoisie et apéro pour arroser notre traversée ! Un nageur espagnol vient jusqu’à nous pour nous dire que notre cata est « phénoménal ».
Soirée à apprécier ce silence... et dodo...


Jeudi 6 au vendredi 7 août 2009 Ria Viveiro Espagne : L 43° 40,51'N -- G 007° 36,07'W

Une bonne nuit entière de repos, lever sous la grisaille Viveiro est dans la brume ! Eau à 17 °C... Balade à terre, petite ville ancienne un peu grise sous la brume. Joli petit port de pêche. Mouillage au fond de la Ria bien protégée avec fond de sable.


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Samedi 8 août 2009 Ria Vivero vers Ria Cedeira Espagne : L 43° 29,29'N -- G 008° 03,60'W - 23 M parcourus

Réveillés tôt toujours le même temps au lever ! À 9 h 30, nous quittons la Ria de Viveiro pour la Ria Cedeira. Un vilain temps, mer formée, pluie, vent NE, une partie avec un ris dans la grand-voile et 75 % du Génois. Au près, puis vent arrière et un tout petit bout au largue ! Passage devant le Cap Ortegal, assez beau, plein de rudesse, comme le climat ! Malgré la mer formée, nous avons fait travailler le dessal durant 2 h = impec ! Arrivée à Cedeira à 14 h 30 et le soleil arrive avec nous... Mouillage sympa, au fond de la Ria derrière le port de pêche. De fortes détonations dans les montagnes, pour exploser les nuages menaçants : merci, car question pluie nous avons notre dose ! Dimanche 9 août, il fait enfin beau ! Mais l’eau est à 14,7 °C... Promenade dans Cedeira. Petite ville partagée par une rivière, chaque rive présente sa spécificité, rive droite ville ancienne avec ses rues étroites et rive gauche nouvelle ville avec ses banques, resto, etc. Nous avons mangé des tapas dans un bar = poulpes et calamars délicieux ainsi que le pain les accompagnant. Le lendemain refusant de faire tourner les moteurs nous prenons une douche froide très froide, environ 17 °C, tonifiante ! Nous retournons à notre bar tapas pour la wifi et prendre les fichiers vent. Puis quelques courses de produits frais dans un supermercado. Cedeira est vraiment un mouillage très agréable, plein de charme.


Mardi 11 août 2009 Ria Cedeira vers Ria Coruna : L 43° 22,79'N -- G 008° 20,70'W - 23 M parcourus

Nous levons l’ancre à 8 h, la journée s’annonce belle, dès la sortie de la Ria la houle de NW se fait sentir. Un nav comme Ti Mouss les aime, avec le soleil sans trop de mer. Vent NE, donc au portant avec GV et Génois. 2 h de dessal pour compléter les réservoirs. À 13 h 30, après être passés devant La tour d’Hercule : le plus ancien phare du monde, nous mouillons à l’anse Mera dans la Ria Coruna, un peu déçus après Cedeira ! Nous n’y resterons que pour nettoyer la coque et les embases de « Ti Corail », l’eau est à 19 °C, ce que nous n’avions pas vu depuis un moment ! Nous allons aussi protéger le Génois avec de l’insigna aux endroits où il frotte sur les barres de flèches, et démonter un winch, le plus utilisé qui fait un bruit suspect (espérons que la graisse lui suffira).
Mercredi 12 au matin, nous décidons de changer de mouillage, celui de Mera est trop bruyant, nous nous rapprochons du port de La Corogne sur la rive opposée en pensant jeter l’ancre au mouillage del Castillo, mais la zone a été réaménagée avec la construction de la nouvelle Marina Coruna qui occupe désormais l’emplacement de ce mouillage. Nous décidons d’y rentrer. Heureuse surprise : une marina ultra moderne avec toutes les facilités y compris un poste carburant et la wifi sur les pontons, un accueil chaleureux, du personnel parlant français et anglais d’une disponibilité qu’on avait jamais vue dans les marinas françaises et un tarif 2 fois moins élevé qu’à Lorient Kernevel ! Ici, vous êtes un client dans tout le sens du terme et on s’occupe de vous : on vérifie votre branchement électrique sur le quai ; on vous apporte un tuyau d’eau et on vous le branche ; on passe vous demander si tout va bien ! Nous passerons ensuite notre journée à nettoyer « Ti Corail », un peu de maintenance et lessives. Les réparations sont reportées au lendemain... Avec une visite à terre au marché San Agustin. Jeudi 13 août, matinée farniente et après-midi travaux couture, le Génois présentait une déchirure sur la chute, par ragage. Puis balade dans Coruna. Ville étonnamment séduisante de par son architecture galicienne mélangée avec vielles pierres du XIIe XIIIe, animée sans être surpeuplée. En plus il fait beau et 27 ° C. Nous décidons de rester quelques jours pour en découvrir plus. La Marina nous fait une super promo, géniale ! Le Cap Finistère nous attendra... Vendredi 14 août, grasse matinée puis examen de la grand-voile avec pose d’Insigna démontage et entretien des 3 winches. Francis a fait son ti tour dans le mat pour vérifier le gréement. Samedi 15 août arrive, le coucher tardif de la veille entraine un lever tardif ! Francis a fait un petit tour dans le mat pour prendre des photos de la roue anti ragage sortie de son logement, afin de prendre conseil auprès des spécialistes... Après une petite sieste, nous sommes allés marcher dans Coruna, nous avons pris le vieux tram, qui contourne la partie NW de la ville, charmante ballade. Passé devant le phare d’Hercule édifice romain du IIe siècle, assez imposant ! Puis quartier Riazor, avec sa grande plage. Nous avons traversé la ville pour revenir à la marina, sans oublier de consommer quelques calamars frits.


coruna 2         coruna phare hercule           coruna tram          coruna


Nous avons exploré La Corogne jusqu’au 20 août, nous garderons un excellent souvenir de la ville et de la Marina Coruna, dont l’accueil et l’attention de toute l’équipe méritent d’être cités !


Vendredi 21 août 2009 Ria Coruna vers Ria Corme et Lage : L 43° 15,75'N -- G 008° 57,72'W - 37 M parcourus

Attente que la brume se lève puis nous larguons les amarres à 11 h de la Marina Coruna, grand-voile hissée. La forte houle se fait vite sentir en quittant la Ria, une belle houle de 3m NW mixée avec celle d’W ne nous quittera pas de toute la journée. Tentative de sortir le Génois, mais assez vite ré enroulé ! Pas assez de vent : 5 nd, le voyage se fera aux moteurs, alternativement celui de Td puis Bd. À 16 h, nous passons devant les iles Sisargas devant le cap de San Adrian. À 19 h, nous arrivons dans la Ria de Corme y Lage, farcie d’écueils. Nous mouillons à Corme, petit port de pêche. Accueillis par la musique celtique (Galicienne) et les cloches de la vieille église qui sonnent style « Meunier tu dors » ! Petite ville peu animée, sans grand cachet, mais avec l’essentiel pour l’avitaillement et un café bar zone wifi nous permet de prendre fichiers vents et mails. Sympathique apéro dîner avec « bateaux voisins », qui eux remontent. Nous en partirons le lundi 24, malgré la pluie...


Lundi 24 août 2009 Ria Corme vers Ria Camarinas : L 43° 07,57'N -- G 009° 10,81'W - 20 M parcourus

À 9 h 30 nous quittons le mouillage de Corme pour la Ria de Caraminas, pluie et belle brume descendent la visibilité. Nous naviguons avec l’AIS et le radar. Vers 12 h nous passons devant le Cap Vilain, le long de la Côte de la Mort qui doit son nom aux nombreux échouages de bateaux. En effet de nos jours les instruments permettent de sécuriser notre navigation, mais rester prudent et ne pas être trop près de la côte (conseil des guides). Navigation dans la brume et sous la pluie, avec petite houle d’W de 2 m... au moteur + GV. À 14 h nous arrivons dans la Ria de Camarinas. Le temps de trouver notre mouillage, juste devant le port de pêche de Camarinas et le ciel s’éclaircit. Le temps de tout ranger et nous descendons zozo (l’annexe) pour aller à terre. Un rapide petit tour pour voir les dentellières : « palilleiras », faisant danser leurs fuseaux ! Une vieille dame nous accompagne pour trouver la boulangerie, elle nous raconte son séjour en Suisse d’il y a 30 ans en tant qu’infirmière, tout ça dans un français teinté d’accent espagnol. Au port nous allons voir les pêcheurs fileyeurs et caseyeurs préparer leurs bateaux avant de partir en pêche de nuit. Ici la pêche à pieds est réservée aux professionnels, nous avons tout de même grappillé quelques bigorneaux ! Chut...

nav corme camarinas cap vilain     camarinas dentelle     camarinas fileyeurs     camarinas     camarinas mouillage



Jeudi 27 août 2009 Ria Camarinas vers Ria Concubion : L 42° 56,35'N -- G 009° 13,82'W - 21 M parcourus

À 9 h, nous quittons Camarinas... sous la brume harnachés de nos vestes de quart et combinaisons ! Nous avons pris l’option de la toute petite fenêtre météo favorable pour passer le Cabo Finisterre. Le vent annoncé n’y était pas, la brume parfois intense était présente. Une belle houle d’W de 2 à 3 m. À 12 h 30 nous passons devant l’Islote Centolo de Finisterre, ce que nos ancêtres ont longtemps pris pour le bout du monde ! Toujours une côte impressionnante de par son côté sauvage, vive, pleine d’écueils cachés par la brume. À 14 h, nous sommes dans la Ria Concubion et mouillons à l’Ensenada del Sardineiro, où nous serons abrités du coup de vent NE annoncé pour les 2 jours suivants. La nature est plus sèche, pins, eucalyptus, beaucoup de granit, mais l’eau est à 13,4 ° C.Un endroit typique avec ses greniers à grains de maïs et toujours des habitants très gentils qui nous accompagnent jusqu’à la boite aux lettres ! Un fort coup de vent de NE nous secoue un peu, mais le soleil est là, enfin...

finisterre ensenada del sardineiro mouillage          finisterre ensenada del sardineiro grenier a grains

 

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Samedi 29 août 2009 Ria Concubion vers Ria Muros et Noia :
L 42° 52,51'N -- G 009° 13,32'W - 21 M parcourus

Malgré une météo avec des coups de vent annoncés à 30 nd, que nous vivons depuis 2 jours, nous décidons de rejoindre Muros. Ici soit on fait de la voile avec 30 nd minimum soit c’est la pétole et on navigue au moteur ! Donc avec 2 ris dans la grand-voile (diminution de la surface de voilure) nous quittons l’Ensenada del Sardineiro. Pas un pêcheur ni un voilier sur l’eau... 7 à 8 nd sous voile, y’avait longtemps ! Nous quittons la « Côte de la mort » pour les Rias Baxia, les plus sud de la Galice et les plus chaudes ! Arrivée musclée dans la Ria de Muros et Noia, nous mouillons à 15 h devant la petite ville de Muros. Le vent est toujours fort, mais devrait se calmer demain, l’éolienne donne à plein ! Le soleil est présent, il ferait presque chaud. Le lendemain visite de Muros, en dehors de Coruna, c’est la petite ville qui nous a le plus plu, ses ruelles escarpées, ses vieilles maisons de pierres restaurées. En plus, il fait beau et chaud, mais l’eau toujours trop froide !

nav finisterre ria muros          muros mouillage          muros



Lundi 31 août 2009 Ria Muros et Noia vers ile d’Ons (Ria Pontevedra) : L 42° 23,23'N -- G 008° 55,47'W - 31 M parcourus

Départ à 10 h de Muros, sous le soleil, mais vite à la sortie de la Ria belle brume qui impose la nav avec radar. Nous partons sans vraiment savoir où nous allons vraiment nous arrêter, ce sera suivant le temps et l’envie... Le soleil chasse la brume, à 14 h 30 nous passons devant l’Ile Salvora (Ria Arousa), bel endroit, mais la nav est tellement agréable sous grand-voile et Genaker que nous continuons ! À 17 h, nous décidons de mouiller à l’ile d’Ons à l’entrée de la Ria de Pontevedra. Ce que je suis venue chercher dans ce voyage je le trouve : sérénité, devant une ile sauvage, mer calme, le soleil se couche doucement alors que nous prenons une douche chaude. Plaisirs simples au milieu d’une nature parfois si douce. Après une bonne nuit, une autre belle journée Francis est parti pêcher, pendant que j’écris ces lignes.

nav muros ons ile ons en vue          nav muros ons ile ons en vue 2          ile ons mouillage



Mercredi 02 Septembre 2009 ile d’Ons vers Iles Cies : Iles del Norte & Do Faro (Ria Vigo) : L 42° 13,31'N -- G 008° 54,01'W - 15 M parcourus

Départ 10 h GV + Genaker, nous devons tirer des bords pour arriver à destination : les Iles Cies, car le vent est SE donc dans le pif ! Alors que les prévisions météo donnaient du NW... Arrivée à 14 h aux Cies, nous mouillons devant la Praia das Rodas entre l’ile del Norte et l’Ile do Faro, c’est beau on se croirait presque en Corse, hormis la T ° extérieure : 20 °C avec grand soleil, T ° de l’eau 17 °C ! Notre vie de Robinson fait que nous n’avons plus de pain ni de yaourt, l’activité de la suite de la journée est toute trouvée ! Un bateau voisin vient du Groenland !

nav ile ons iles cies     iles cies ile del norte pain     iles cies ile del norte mouillage     iles cies ile del norte mouillage 2     iles cies ile del norte


Ce bel endroit nous aura retenus 3 jours. Bricolage à bord et balades à terre à travers les sentiers balisés. Un petit pêcheur en famille a posé et retiré ses filets juste à côté de nous les 3 matinées très tôt, nous les avons regardés pratiquer avec de beaux échanges de sourires.


Samedi 05 Septembre 2009 ile del Norte vers Baiona (Ria Vigo) : L 42° 07,16'N -- G 008° 50,35'W - 8 M parcourus

Après une nuit bien ventée départ à 10 h GV + Genaker petit vent 3 de NE, mais bien vite reprise moteur ! Arrivée à 12 h à Baiona où nous mouillons devant la Playa de Santa Marta. Enfin une température estivale avec un splendide soleil ! tout ça dans un mouillage qui respire la vie, plein de bateaux de grand voyage. Baiona est aussi pleine de charme, ses ruelles ses maisons de pierres, son château et c’est ici qu’a débarqué Christophe Colomb en 1493 en revenant du Nouveau Monde sur le « la Pinta ». Baiona sera notre dernière étape espagnole, car ensuite viendra la côte Portugaise. Nous allons faire les pleins de vivres et gasoil, lessives, et certainement une journée de port pour nettoyer à fond « Ti Corail » et mettre à jour le site.

nav iles cies baiona     nav iles cies baiona ensenada de baiona     ensenada de baiona mouillage     baiona     baiona musique galicienne


En résumé, notre impression sur la Galice est mitigée. Le pays est beau, les habitants sont d’une gentillesse remarquable. En ce qui concerne la navigation, le vent c’est du tout ou rien, un ris dans les voiles ou le moteur ! Et le climat parlons en ! Ou plutôt n’en parlons pas !

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logoarticle   14/10/2009

 

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Côtes Portugaises : Viana do Castelo, Povoa do Varzim, Porto, Vila do Condé, Aveiro, Nazaré, Cascais, Nav Cascais Madère

 

 portugal madere



Jeudi 10 septembre 2009 de Baiona vers Viana do Castelo : L 41° 41,55'N -- G 008° 49,34'W - 33 M parcourus

Durant notre séjour à Baiona, nous avons rencontré Francisco & Adèle avec leur chien Tao, ils ont eu la gentillesse de nous prêter leur guide Imray sur le Portugal pour scanner ce qui devrait être nos étapes, ils retournaient en Bretagne pour laisser leur chien qui ne s’habitue pas à la vie en mer, il lui est impossible d’uriner, etc. sur le bateau, il en a été malade durant la traversée du golfe de Cascogne. Nous espérons bien les revoir lors de nos étapes portugaises... Départ 10 h au moteur, peu de vent une houle d’W, de la brume jusqu’à midi puis du soleil chaud ! Plein de petits pêcheurs le long de la côte avec des filets. Francis a pêché = rien. Moi j’ai lu ! Et oui malgré la houle j’ai pu lire, il y a du progrès en amarinage. Nous avons pris une grande décision de sécurité quel que soit le temps nous mettrons tous les 2 nos gilets de sauvetage, habitude à prendre comme la ceinture de sécu en voiture !

39 viana do castelo ti corail         32 viana do castel         33 viana do castelo 


Arrivée à 18 h (19 h heure française) à Viana do Castelo. Autant l’arrivée laisse perplexe, personne de la Marina ne répond à la VHF, mais un marinero est là devant un ponton à l’extérieur qui nous attend ! Le cadre est plus que moyen devant un pont à 2 étages, un ferroviaire, l’autre pour les automobiles (de G.Eiffel), puis les formalités que l’on disait longues sont rapidement faites, il faut dire que nous avions un récapitulatif de tout ce qui pouvait être demandé. Après un dîner léger à bord, nous sommes allés nous balader dans la vieille ville pleine de charme et de belles demeures anciennes érigées du temps où la ville a fait sa fortune avec le commerce du Porto à destination de nos amis britanniques ou rebelles américains du Nouveau Monde. Nous avons aussi changé d’heure en arrivant ici et retardé notre montre d’une heure (une heure de moins qu’en France). Petite ville où l’on peut écouter Luther Vandrosss assis à une terrasse ! Soirée avant départ avec un bateau voisin américain (Solstice avec John et Shirley) de San Francisco, échanges très sympas.


Samedi 12 septembre 2009 de Viana do Castelo vers Povoa de Varzim : L 41° 22,30'N -- G 008° 45,93'W - 28 M parcourus

Après avoir rincé le pont plein de poussière et un « see you » à Solstice, nous larguons les amarres à 11 h. Début de nav avec un espoir de vent, GV + Genaker puis GV + Génois une pointe à 5,8 nd avec un vent SW ! Puis plus de vent... le reste au moteur ! Pas de dauphins, mais une hirondelle est venue nous tenir compagnie, elle s’est promenée sur le bateau, entre 2 gobages d’insectes, elle a même chanté ! Joli moment. Arrivée à 17 h 15 à Povoa de Varzim, nous avions l’intention de mouiller entre le port de pêche et la marina, mais apparemment ce n’est plus possible ! 2 marineros nous attendent au port et nous placent, les formalités sont vite faites au bureau et on nous donne tous les renseignements sur Povoa et pour aller sur Porto en métro. Avec une invitation pour un pot au club nautique.

48 nav viana povoa de varzim cotes portugaises     12 porto ribeira transport tonneaux porto     73 povoa de varzim     6 vila do conde couvent


Povoa de Varzim a peu de charme, mais le port est très accueillant. Nous sommes allés visiter Porto en 1 h de métro, nous avons arpenté les ruelles touristiques de Ribeira puis nous avons fait les ruelles du « Porto chaud » = étonnant ! Encore des rencontres avec partage de dîner, comme Jean Pierre qui navigue seul sur son cata « Moai » et retourne aux Antilles. Nous devions partir le 16 pour Aveiro, mais des vents à plus de 30 nd nous ont incités à attendre ! Nous en avons profité pour visiter Vila do Condé à 20 min de métro de Povoa et un ti peu de cuisine pâtisserie : chausson de Vila de Condé, dans le four de Jean Louis. Bref on ne s’ennuie pas ! Dernière soirée avec Christine et Sébastien de « Cigale » partis pour au moins un an en balade.


Jeudi 17 septembre 2009 de Povoa de Varzim vers Aveiro : L 40° 39,54'N -- G 008° 43,78'W - 47 M parcourus

Préparation « Ti Corail » et départ à 9 h pour le Rio d’Aveiro. Sortie de la passe difficile en même temps que les pêcheurs rentrent. Début de nav au moteur puis en même temps que le ciel se couvrait le vent est arrivé, GV + Genaker enfin ! Mais la houle est bien présente et Ti Mouss n’est pas bien du tout après avoir lu ! Mais cela passe assez vite après avoir mangé un ti truc. À 11 h 30 nous passons non loin de Leixoes, beaucoup de cargos et de pêcheurs. Le vent de NW est froid = polaires et vestes de quart, ti mousse rajoute des gants ! L’entrée dans le Rio d’Aveiro est « chaude », houle d’W contre courant de marée : nous sommes dans une bouilloire d’eau à 13 °C ! 4 à 6 nd à contre. À 18 h nous arrivons au mouillage de Sao Jacinto, bof l’environnement n’est vraiment pas des plus top, mais nous permettra de passer une bonne nuit. Nous avons décidé de « zapper » Figuera da Foz, les conditions météo et la forte marée rendront l’entrée trop inconfortable.

81 nav povoa de varzim aveiro courant maree contre houle                           76 nav povoa de varzim aveiro arrivee rio aveiro

 

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Vendredi 18 septembre 2009 d’Aveiro vers Nazaré : L 39° 35,01'N -- G 009° 04,48'W - 69 M parcourus

86 nav aveiro nazareDépart 16 h sous un ciel bien nuageux après une bonne nuit et un bon repas. Encore beaucoup de courant lors de la sortie du Rio d’Aveiro. Nav GV+ génois, entre 3 et 5 nd, la musique à bord, nous sommes heureux ! Prises de quart à la tombée de la nuit. Nous passons cabo Montego à minuit. Un bon grain, sans rafale de vent. 2 spectacles de dauphins dont un nocturne = magique et des étoiles filantes ! À 7 h le soleil commence à se lever. Nous arrivons samedi 19 à 9 h à l’Ensenada da Nazaré ou nous entrons dans le Puerto Recreio da Nazaré, petite marina dans le port de pêche.93 nav aveiro nazare lever soleil Un homme d’un certain âge (il a fait la bataille de Trafalgar) avec sa pipe nous accueille, Michael Hadley. Fatigués, nous faisons une petite sieste, puis nous allons nous promener dans Nazaré. C’est l’anniversaire de Francis, un petit resto très sympa « O Varino » nous mangeons une cataplana de fruits de mer, très bon avec du fado en musique d’ambiance. Le lendemain, nous allons au marché, réserve de pistaches et pignons et quelques produits frais. Les femmes de pêcheurs sont en habit traditionnel, 7 jupons, comme les 7 couleurs de l’arc-en-ciel, les 7 vagues pour qu’un bateau arrive... Nazaré est une petite ville vivante et très jolie.
Petites ruelles avec le linge qui sèche et beaucoup de petits canaris, qui chantent, mais sont en cage... Le quartier Sito auquel on accède en funiculaire offre un beau panoramique. Plein de rencontres avec les habitants d’une gentillesse attachante, en particulier, Luis et sa femme de l’épicerie bar tabac... vous trouverez tout il suffit de demander, nous avons fait notre stock !

113 nazare marche          131 nazare sito           169 nazare puerto recreio epicerie luis



Mardi 22 septembre 2009 de Nazaré vers Cascais : L 38° 41,68'N -- G 009° 24,55'W - 70 M parcourus

176 nav nazare cascais coucher soleil sur iles berlingasDépart à 16 h de Nazaré, un grand plaisir de naviguer entre 6 et 7 nd durant 20 mn puis le vent tombe : la pétole ! Mise en marche des moteurs. À 19 h 30 beau coucher de soleil sur les Berlingas, iles devant Péniche. Nous décidons de mettre de la toile même si nous avançons à 3 nd, il y a énormément de casiers et filets, la nuit est noire nous ne les voyons qu’en arrivant dessus, c’est dangereux pour les hélices. Encore un magnifique spectacle de dauphins communs dans la nuit. À 7 h 30, le jour se lève, le vent tombe, nous remettons les moteurs et encore des dauphins, beaucoup d’entre eux nous accompagnent durant une heure.194 nav nazare cascais dauphins Nous passons Cabo da Roca à 9 h dans la pétole, seule une petite houle nous porte. À midi, le 23 septembre nous arrivons dans la Baia de Cascais où nous mouillons, beaucoup de bateaux sont là anglais, hollandais dont « Tingha » connu à Nazaré. La Marina de Cascais est tellement chère, qu’elle est presque vide ! Il fait beau et chaud, c’est bon ! Un brunch avant une bonne sieste pour récupérer un peu des quarts. La vie est belle !
Nous avons retrouvé le couple de Hollandais Milly et Teade « Tingha » et Jean Pierre « Moai » avec qui nous passons de bons moments. 202 cascaisCela se confirme, Christine vient nous rejoindre à Madère pour la traversée jusqu’aux Canaries. En attendant préparation de celle jusqu’à Madère, Captain fait la révision des moteurs, batteries... et Ti Mouss des conserves ! Échanges avec Yann et Véronique qui ont un Lagoon 380 depuis 2006 et partent aussi en TDM, apéro à bord de « Berlingot ». Nous attendrons que mesdames les dépressions se déplacent de notre route, pour prendre la mer... L’avancée dans la saison et Christine qui nous attend à Madère fait que nous zapperons Porto Santo.


Jeudi 08 au 12 octobre 2009 de Cascais vers Madère : L 32° 44,48'N -- G 016° 42,77'W - 496 M parcourus

224 nav cascais madere captain barreNous partons enfin, nous avons essuyé une semaine de mauvais temps au mouillage de Cascais... Nous larguons les amarres à 10 h 40, « Berlingot » nous précède. Bye bye le vieux continent. Enfin en mer pour au moins 4 jours.
Les journées passent vite, les repas sont les moments où l’on se retrouve lorsque la mer le permet, sinon chacun son tour à la barre. Moments de détente : lecture, journal de bord, photos et sieste récupératrice. Les nuits paraissent plus longues, à 19 h 30 il fait nuit et le jour pointe son nez à 7 h 30. On pourrait nous croire en tongs et chemises à fleurs, il n’en est rien ! Toujours avec les polaires sous les vestes de quart la nuit. 225 nav cascais madere couleur eauLa température de l’eau augmente au fil des milles, sa couleur est superbe. Eloignés des côtes très peu d’oiseaux, des cormorans, quelques dauphins et beaucoup de cargos. 5 ou 6 bateaux sont partis dans la même direction que nous, nous sommes donc plusieurs distancés de 3 à 10 milles les uns des autres avec chacun sa tactique de nav. Cap, moteur, voile... La nuit et la journée du 3e jour sont pénibles, il faut rester à la barre le pilote ne tient pas le cap en croisé (Genaker et GV) avec une mer agitée. Notre désir d’île est intense. L’appel de la terre est aussi fort que l’appel du large, lorsque l’on part en mer on est sans cesse déchiré entre les 2. D’autant plus que nous sommes attendus sur cette prochaine île ! Cette traversée nous a permis d’encore mieux connaître « « Ti Corail » » son comportement dans les différentes allures, ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas !
« Berlingot » nous contacte sur l’Iridium (tél satelite) pour nous dire qu’il s’arrête à Porto Santo, la première île de l’archipel de Madère : « A bientôt »... Nous continuons sur Madère, nous y arrivons lundi 12 à 9 h 30 à la marina Quinta do Lordé au NE de l’île, accompagnés par les oiseaux et les dauphins tachetés, auparavant il s’agissait de dauphins communs. Ouf ! Nous nous sommes littéralement écroulés de fatigue ! Il faut s’habituer au silence soudain. Le bateau est un univers très bruyant. Les vagues sur les coques, le claquement des drisses contre le mât, le vent dans les voiles composent un bruit familier, omniprésent, dont on ne prend conscience que lorsque l’on s’arrête. Nous faisons le plein de gasoil en attendant que l’on nous attribue une place, pas le temps de trop s’assoupir. Petite marina bien sympathique remplie par des grands voyageurs principalement du rallye des îles du soleil. Ce soir, nous goûterons au calme du port et nous pourrons accueillir Christine arrivée par avion. Un ris nous a lâchés, il va falloir trouver pourquoi, et réparer !

 

216 nav cascais madere amenagement lit ds carre          227 nav cascais madere arrivee madere          2 madere marina quinta do lorde

 
Nous visiterons Madère 3 ou 4 jours puis reprendrons la mer pour les Canaries vers Graciosa.

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logoarticle   02/12/2009

 

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- Madère (Funchal, Côte Nord, Côte Est), Traversée Madère Canaries, Canaries (Graciosa, Lanzarote, Gran Canaria)

 



Lundi 12 au 16 octobre 2009 Madère : madere  L 32° 44,48'N -- G 016° 42,77'W

94 madere nousMadère, une île volcanique avec des falaises abruptes. Nous y restons 4 jours à visiter l’île avec Christine qui a loué une voiture. Funchal capitale sur la côte sud, son port, ses jardins et son shipchandler chez qui nous avons trouvé le ris (corde pour réduire la grand-voile). Nous avons parcouru la côte nord de l’île plus humide, souvent sous les nuages, les km de Lévadas réseau d’irrigation, son impressionnant réseau routier, ses tunnels. Les cultures en terrasses de la canne à sucre, vignes, eucalyptus, pins, bananiers. La côte Est où se situe la Marina Quinta do Lordé, plus sèche. Accès difficile au bord de mer, plages de galets escarpées = encore pas de baignade même si l’eau est à 23 °C ! Un bon avitaillement à Machico avant le départ, sans oublier une bouteille de vin de Madère. Nous recevons des nouvelles de Jean Pierre « Moai » qui nous attend à Graciosa et de Yann et Véro qui devraient nous rejoindre à Graciosa.

26 madere cote nord                83 madere cote est


Vendredi 16 au 18 octobre 2009 de Madère vers Graciosa : canaries  L 29° 13,09'N -- G 013° 31,78'W - 292 M parcourus

graciosa2Nous quittons le port de Madère à midi, peu de vent et beau soleil. Navigation sous GV et GNK (Genaker, voile bleue et blanche). Christine et Francis, l’oreille attirée par un souffle, aperçoivent un gros cétacé. L’eau est belle et limpide. À 16 h nous sommes devant les îles Désertas, déjà pas beaucoup de vent, mais là plus du tout ! 113 nav madere graciosa dorade corypheneFrancis pêche une dorade coryphène, avec des citrons un peu de crème et du riz, voilà qui est bon ! Prise des quarts, nuit calme étoilée, au cap 140° , alternance voile et moteur. Samedi est une très belle journée vent NE, mer belle, « Ti Corail » glisse entre 6 et 7 nd sous Genaker. La nuit est assez calme seuls quelques cargos font résonner l’AIS. Nuit douce étoilée sans veste de quart, et oui tout arrive enfin ! « Ti Corail » file entre 6 et 7 nd. La journée de dimanche commence sous les nuages avec un bon vent puis il se calme, mais nous devons arriver avant la nuit au mouillage de Graciosa, les moteurs nous aident. À 14 h les Canaries sont en vue, une tortue barbote près de « Ti Corail » et quelques poissons volants commencent à apparaître. Avant la tombée du jour, nous arrivons à Graciosa. À 19 h 30, nous mouillons à la Baie Francesa où Jean Pierre nous attend sur « Moai ». Nous changeons de pavillon de courtoisie pour arborer celui de l’Espagne.

Lundi 18 au 22 octobre 2009 à Graciosa :

Graciosa, première petite île, à l’est, de l’archipel des Canaries. Aride avec ses 3 volcans et son village de pêcheurs aux maisons blanches et bleues, rues en sable, ambiance Afrique du Nord. Enfin quelques baignades dans une eau claire et limpide à 20,5 ° C. Rencontre d’Eric sur « KLB », retrouvailles avec Jean Pierre et avec Yann et Véronique. Soirées discussions bateau !

109 nav madere graciosa iles desertas              143 graciosa

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Vendredi 23 au 30 octobre 2009 de Graciosa vers Lanzarote, Arrecife :
L 28° 57,84'N -- G 013° 32,35'W - 26 M parcourus


lanzarote2Départ 8 h 30 de Graciosa le vent se lève la première partie de la nav est face au vent et la houle, au moteur peu confortable puis « Ti Corail » longe la côte de Lanzarote sous Grand-voile et Génois. 174 nav graciosa lanzaroteArrivée à 14 h à Puerto de Naos, Francis se rend au bureau de la police maritime pour les formalités et revient avec les passeports tamponnés : nous sommes en règle. Mouillage à l’abri, mais très moche ! Balade dans Arrecife, quelques ship. Un mauvais mouvement de rotation et Ti Mouss se retrouve avec un lumbago, super en bateau ! Dimanche matin Christine prend son avion pour la France, nous changeons d’heure qui devient UTC. Yann nous téléphone sur l’Iridium, ils sont à Puerto de Arrecife au mouillage plus près de la ville avec un environnement sympa, nous levons l’ancre pour les retrouver, même si à la lecture des guides ce mouillage n’est pas aussi abrité que Puerto Naos. Nous restons à Arrecife, mouillage confortable, baignades, balades à terre et échange d’apéros dînatoires les uns chez les autres. Nous faisons la connaissance d’Alain dit Ma Poule sur son cata type polynésien « Sargo », il nous donne un poulpe fraîchement pêché, cuisiné avec une persillade.

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Samedi 30 octobre au 11 novembre 2009 vers Lanzarote, Papagayo, Marina Rubicon : L 28° 51,1'N -- G 013° 47,6'W - 16 M parcourus

207 nav lanzarote arrecife papagayo punta papagayo10 h 15 nous appareillons d’Arrecife pour Papagayo en duo avec « Berlingot ». Bon vent NE entre 4 et 5, sous génois seul puis sous Genaker seul, « Ti Corail » avance bien en vent arrière (6 à 7 nd) sans risque d’empannage. Le dessal fonctionne durant 2 h pour nous assurer l’eau douce. À 13 h nous franchissons la Punta Papagayo, à 13 h 20 nous mouillons devant la Playa de Las Mujeres. Cadre volcanique, désertique, plage de sable doré, eau turquoise à 22 °C ! Puis déjeuner sur « “Berlingot” ». Le lendemain, nous allons mouiller entre la Marina Rubicon et la célèbre playa Blanca : « réservoir à touristes allemands ». Mauvaise expérience : c’est laid, nous dérapons, une nuit à rouler bord sur bord et le lendemain la Guardia Civil demande gentiment à tous les bateaux de quitter les lieux... Ce que nous faisons en fin de matinée pour aller à la marina Rubicon, joli endroit bien aménagé, parfait pour remettre « Ti Corail » tout beau ! Un coup d’œil sur la météo, mauvaise nouvelle, un coup de vent est annoncé pour la fin de semaine ! Fuerteventura n’ayant pas la réputation d’avoir de bons mouillages nous décidons de laisser passer en attendant à la marina, tandis que « “Berlingot” » prend la mer. Nous en profiterons pour faire la housse moteur, quelques bricolages et louer une voiture pour une journée afin de visiter Lanzarote. Lanzarote terre de volcans, paysages impressionnants.

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Mercredi 11 novembre au 5 décembre de Marina Rubicon vers Gran Canaria, Las Palmas : L 28° 07,86'N -- G 015° 25,61'W - 103 M parcourus

gran canaria2D226 nav lanzarote las palmasépart à 15 h de la marina Rubicon, à la sortie, surprise Alain de « Sargo » arrive le temps de s’échanger de grands coucous et nos routes se séparent. Navigation entre 5 et 6 nd sous grand-voile et génois puis Genaker seul, avec un vent NE. La houle croisée est inconfortable, Ti Mouss a un mal de mer qui lui rend les quarts de nuit difficiles... Nous longeons la côte nord de Fuerteventura, puis notre route s’en écarte à la tombée de la nuit. Rencontre de « sapins de Noël », nom donné aux gros bateaux de croisière ! À 8 h, Gran Canaria est en vue, à 12 h arrivée au mouillage devant la plage d’Alcaravaneras à Las Palmas. Déjeuner puis petite sieste. Alain de « Moai » vient nous faire un coucou, content de nous revoir.
Las Palmas est une ville incroyablement grande pour une île aussi petite et aussi perdue au large des côtes marocaines. Elle est haute avec un point culminant à 1 950 mètres (Pico de los nieves), peuplée avec plus de 750 000 habitants pour moins de 2 000 Km2, infrastructure avec des voies rapides tout autour de l’île, des voitures et des voitures partout et à toute heure. Un port de commence très actif. Le bon côté des choses est que Las Palmas est un vrai camp de base à la préparation de la traversée. Avitaillement de premier ordre avec des grandes surfaces et des centres commerciaux dignes des Carrefours, Auchan et autres Velisy 2. Corte Ingles en centre-ville n’a en effet rien à envier aux Galeries Lafayette du Boulevard Haussmann si, si, c’est vrai… Et tout ça grouille en permanence, là, sur cette petite île de l’Atlantique. Le mouillage est peuplé de bateaux qui comme nous se préparent en attendant des alizés stables, nous sommes proches les uns des autres, il faut faire attention. Beaucoup de monde de toute nationalité cherche un bateau pour embarquer.

233 las palmas mouillage          236 las palmas mouillage entretien ti corail               251 las palmas csaba sur moai


Nous passons des soirées les uns chez les autres à échanger nos histoires, nos recettes culinaires et techniques. La rencontre de Nelly et Jacques sur « Bohème 37 » est un véritable bonheur, un couple qui a toujours navigué conçu et construit ses bateaux. Ils dégagent une sagesse et une humilité rare et qui fait un bien fou ! Une mini marée noire nous a empêchés de nous baigner et les 50 voir 60 bateaux du mouillage ont pris leurs éponges pour nettoyer les coques, super les cata ont eu 2 fois plus de travail ! Csaba est venu nous voir à bord quelle belle journée, quel bonheur de se retrouver, nous avons assisté ensemble au départ de l’ARC avec le bateau de Jean Pierre, 230 voiliers sortis du port et sur la ligne de départ pour la traversée jusqu’à Sainte-Lucie.
Arrivés à la Marina pour finir les travaux d’entretien, une bonne ambiance de préparatifs s’installe au ponton S ! Nous faisons connaissance de Yvan sur son bel Amel « Vincam », de Philippe sur son vieux gréement « Corto Maltèse » que l’on retrouvera sûrement en Martinique, nous retrouvons Adèle et Francisco. Une vie de village s’installe au fur et à mesure que les jours passent.
On a toujours des tonnes de choses à faire sur un bateau. Il ne faut pas croire que l’on a plein de temps libre devant nous… Un peu plus que quand nous étions à Paris... Bon, pour être honnête, beaucoup plus (ça n’est en fait pas très difficile). Nous nous octroyons tout de même une journée de visite de l’île, pour ne pas rester sur une impression Gran Canaria = shipchandlers et autres centres commerciaux. Entre temps nous avons sympathisé avec Manuele, un italien qui ne trouvait pas d’embarcation, après réflexion avec Captain nous avons décidé de lui accorder une place à bord ! Les quarts seront moins difficiles ! Nous sommes contents tous les 3 de partager cette aventure... Départ prévu le samedi 5 décembre, une fenêtre météo s’offre à nous, pour faire le grand saut.

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logoarticle   06/01/2010

 

 atlantique traversee

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- Traversée Atlantique : J1 à J29. Arrivée à La Barbade


Dimanche 6 décembre 2009 de Las Palmas vers La Barbade (Transat) : 3 012 M parcourus

Les distances en milles nautiques sont données de 12 h à 12 h ainsi que les positions latitude et longitude.


Dimanche 6 déc. Transat J1 — L 28° 07,62'N -- G 015° 25,53'W

Départ de Las Palmas à 12 h 30. Séquence émotion bye bye sur le ponton S : Alberto, Yvan, Francisco & Adèle, Philippe et Sébastien, Roland. Nos routes se croiseront à nouveau, c’est sûr ! Vent de NE 2/3, cap 220°, mer à 21 °C, c’est parti... Mise en route du dessal pour être sûr de son bon fonctionnement.
Distribution des quarts de nuit, à 3 c’est bien plus confortable. Tombée du jour à 18 h et lever à 7 h. La nuit est calme et étoilée, beaucoup de cargos, des globicéphales et plein d’étoiles filantes.


Lundi 7 déc. Transat J2 —  L 26° 36,78'N -- G 016° 03,11'W — 90 M parcourus

Journée où chacun prend ses marques, ponctuée par repas, dodo, lecture, sextant. Navigation avec GV et GNK et voile d’avant seule en fin de journée. On avance entre 5 et 7 nd. Nuit étoilée, houle d’arrière « Ti Corail » marche bien. Économie d’énergie : ordi et écran de nav éteints, mis en route pour consulter le radar de temps en temps. Pour être à la Barbade dans 22 jours, il faut faire 120 M en 24 h, nous sommes en dessous de la moyenne ! Mais lorsque nous aurons trouvé les alizés, nous rattraperons ce retard. Nous comptons sur Éole. Transmission BLU impossible donc pas de fichiers Grib (météo) ni de message !


Mardi 8 déc. Transat J3 — L 25° 11,80'N -- G 018° 00,72'W - 118 M parcourus

Sous Genaker seul portant ENE 4/5, cap 236°, Ti Mouss malade avec la houle croisée, ça ira mieux de jour en jour... Avec Manuele tout se passe très bien, nous pouvons lui faire confiance et il est agréable. Nous ne regrettons pas sa venue à bord, pour nous les quarts sont plus faciles et nous nous croisons beaucoup moins !


Mercredi 9 déc. Transat J4 — L 24° 20,67'N -- G 019° 18,51'W — 117 M parcourus

Journée douche avec un beau soleil, les dauphins sont attirés et viennent jouer avec « Ti Corail ». Peu de vent pas de houle, Genaker et Génois en ciseaux, en farfale (italien). Cap au 236°. Nous passons le tropique du cancer dans la nuit étoilée.
32 transat coucher soleil j4
Jeudi 10 déc. Transat J5 — L 23° 32,37'N -- G 020° 34,64'W — 85 M parcourus

Pas de vent, SE 1, alizés où êtes-vous ? Moteur qui chargent les batteries à bloc nous en profitons pour faire une machine à laver, charger PC, appareil photo, etc. Il fait beau, eau à 23 °C, air à 28 °C. Petite baignade à l’arrière du bateau, sans toile nous nous laissons dériver. Puis un souffle nous fait sortir le GNK. Francis fait le pain, bien bon. La nuit passe dans la pétole, la lune éclaire l’océan et les dauphins sont là.


Vendredi 11 déc. Transat J6 — L 22° 59,79'N -- G 021° 12,27'W — 47 M parcourus

Activités lecture, aquarelle interrompue par la venue de nos amis les dauphins, c’est toujours avec un immense plaisir que nous les observons. Manuele nous prépare le repas pâtes al dente, sauce tomate. Notre moyenne est inférieure à 4 nd = escargot, c’est Éole et Neptune qui décident ! Le voyage nous apprend à prendre ce que chaque jour nous amène. Tout un rythme s’est installé. Je ne suis pas pressée d’arriver, c’est un moment unique dans une vie. Les mots me manquent pour décrire mon bien-être. La journée commence au lever du soleil et nous nous couchons peu après lui. Bien sûr, les nuits sont hachées, il faut surveiller la marche du bateau, régler les voiles, noter les points GPS, le radar, l’AIS et une veille attentive participent à détecter d’éventuels cargos ou autres bateaux.


Samedi 12 déc. Transat J7 — L 21° 29,78'N -- G 022° 32,43'W — 114 M parcourus

Aujourd’hui du vent NE 4/5, mais avec une houle croisée, on se croirait dans un shaker ! Sous voile d’avant seule, les grains s’enchaînent, mais nous avons droit à un bel arc-en-ciel. Journée bof bof, mais nous avons fait une moyenne de 5 nd. La nuit les grains continuent à s’enchaîner, pas besoin de radar pour les voir arriver, de grosses masses noires cachent les étoiles, là on sait que l’on va se prendre un coup de vent et une mer un peu plus agitée. L’éolienne s’en donne à cœur joie. Je pensais vivre quelques angoisses, mais pour l’instant tout va bien, j’ai pris confiance en mon bateau. Le point noir, c’est que nous n’avons aucun fichier Grib (météo), car la BLU ne veut rien transmettre ; et skyfile mal configuré ne fonctionne pas ! Bien heureusement, nous avons RFI...

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Dimanche 13 déc. Transat J8 — L 20° 41,83'N  -- G 024° 11,85'W — 122 M parcourus

Nous commençons notre 7e jour de mer. La rotation des quarts sur 3 jours nous convient à tous = on continue comme ça, même si médicalement il est conseillé de respecter des heures de sommeil fixes. Ainsi, chacun notre tour nous voyons le lever du jour, qui est un grand moment. De nombreux poissons volants, bien sûr des dauphins et 3 dorades coryphènes pêchées ! L’eau est à 24 °C. Nous avons changé d’heure UTC - 1, nous avons 2 h de moins qu’à Paris. Nous avons téléphoné aux parents avec l’Iridium, pour leur dire que tout va bien. Toujours pas de transmission BLU, nous appelons nos amis pour avoir un peu de prévisions météo... La nuit étoilée est calme.


Lundi 14 déc. Transat J9 — L 19° 53,90'N -- G 025° 59,29'W — 90 M parcourus

Toujours peu de vent et dans le pif SSW ! Nous profitons du soleil chaud pour prendre une douche sur la jupe. Manuele fait le pain. Nous passons la fin d’après-midi à échanger nos techniques de nœuds et faire des jeux.


Mardi 15 déc. Transat J10 — L 19° 13,01'N -- G 026° 29,59'W — 60 M parcourus

Youpi, la BLU obtient enfin un contact avec la terre, réception de fichiers Grib (météo). Changement de route nous devons descendre plus sud pour trouver du vent. Cap 190°. Une nuit dans la pétole, avec la compagnie des dauphins. Les dauphins comment dorment-ils ? Ils ne peuvent rester en surface à cause de leur peau trop fragile, ils ne peuvent rester sous l’eau, car ils ont besoin d’air... Ils seraient munis de 2 cerveaux, un qui dort pendant que l’autre est en éveil et un 3e cerveau pour réguler cette activité. Donc la nuit il est fort probable que les dauphins qui nous suivent dorment...


Mercredi 16 déc. Transat J11 — L 18° 12,26'N -- G 027° 11,03'W — 65 M parcourus

Grand soleil, la pêche d’une dorade coryphène agrémente un repas. Enfin du vent WSW 4/5, du vent oui, mais encore dans le nez ! Les fichiers Grib indiquent qu’il faut dégager par le sud pour éviter le mauvais temps et trouver des vents portants... Nuit rodéo, mais personne n’a quitté la monture. Visite impromptue de quelques poissons volants qui se jettent sur le pont. Aucun de nous 3 n’a réellement dormi. Vivement les alizés... Notre route s’est bien rallongée avec les zigzags, nous serons loin des 22 jours de traversée !

                                         67 transat dauphins j12                           68 transat globicephales j12 


Jeudi 17 déc. Transat J12 —
L 17° 07,35'N -- G 027° 51,07'W — 131 M parcourus


Belle journée avec des oiseaux, des globicéphales et nous 3 scotchés en fin de journée devant un ciel magnifique avec des couleurs comme on n’en voit qu’ici. Le vent WSW de force 3 finit par virer Nord dans la nuit. Durant son quart, Francis établit un contact VHF avec un voilier qui se dirige vers les Antilles, les alizés seraient au 30° W...


Vendredi 18 déc. Transat J13 — L 15° 58,25'N -- G 028° 46,34'W — 94 M parcourus

Enfin du vent ENE 4, accompagné du soleil tout va bien ! « Ti Corail » avance en vent arrière avec sa GV 2 ris plus le GNK en ciseaux la journée et le génois la nuit. Cap au SW. Nous finissons par démarrer la transat réelle au bout de 13 jours de nav ! Noël en mer assuré et le 31 fort probable ! Nous avons mangé notre dernière orange canarienne, restent les pamplemousses, le chou remplace la salade verte.


Samedi 19 déc. Transat J14 — L 14° 45,73'N -- G 030° 25,05'W — 120 M parcourus

Du NE 4 sous Génois + GNK en ciseaux, vent arrière, cap au 260°. Houle croisée pas très confortable, mais on avance ! Ce ne sont pas encore les alizés et pourtant nous sommes au 030° W... Une dorade coryphène a fini en lamelles à mariner dans le citron, huile d’olive, tomates et épices. Ce soir, expérience culinaire : pizza à la casserole avec le reste de la pâte à pain, les garçons ont apprécié. Il fait chaud 30 °C, l’eau est à 24,8 °C tandis qu’on apprend que cette nuit il fait -25 °C dans l’est de la France... La nuit, le vent forcit avec des rafales à 25 nd le GNK est enroulé. La planète rouge (Mars) brille dans l’Est au-dessus des panneaux solaires !


Dimanche 20 déc. Transat J15 — L 13° 57,26'N -- G 032° 14,85'W — 122 M parcourus

Vent ENE 4, sous Genaker seul, cap au 255°. Il fait chaud et humide, 28 °C, eau à 25 °C. Le ciel reste couvert toute la journée et la nuit. Comme le temps est calme, nous en profitons pour faire la lessive. Francis a même rincé un peu le bateau à l’eau douce, on marchait sur une plage de sel, tout était pouac ! Toujours cette houle croisée assez pénible, Manuele est malade ; il nous a tout de même préparé un riz à l’italienne. Les dauphins sont venus nous faire un coucou en fin d’après-midi. Un coup de vent est annoncé sur les Canaries avec du SW, même si nous n’avons pas un vent idéal nous avançons, toujours mieux que de rester bloqués à Las Palmas.

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Lundi 21 déc. Transat J16 — L 13° 34,48'N -- G 033° 40,83'W — 89 M parcourus

Du NE 2/3 avec la pénible houle croisée N + NW nous ont poussés doucement vers La Barbade, cap au 275°. Sous Genaker les 24 h. Il fait chaud, le ciel est nuageux. Manuele a le mal de mer, je lui donne mes trucs pour éviter les médocs. Francis a amené une grosse dorade coryphène jusqu’à la jupe, le temps d’admirer ce beau poisson bleu puis elle s’est décrochée, ce qui fait le bonheur de tous. Tous les 3, nous avons de plus en plus de mal à nous réveiller pour les prises de quart...


Mardi 22 déc. Transat J17 — L 13° 12,35'N -- G 035° 21,89'W — 101 M parcourus

NE 3, encore et encore la houle croisée, cap 265°. Lever du jour avec ciel d’alizés, ils sont là, mais faibles. Nous recevons des nouvelles des parents qui préparent Noël sous la neige ! Animation du jour : au radar, un voilier de 30 m qui nous suit puis nous dépasse, Francis établit le contact VHF : un skipper qui doit livrer rapidement le bateau à son armateur à Antigua, il est au moteur pour aller plus vite et descend plus Sud que nous pour chercher les vents, il roule bord sur bord avec la houle, on est bien sûr « Ti Corail » ! Petit Picomino en fin d’après-midi Manuele en sort vainqueur. Nous sommes au 035 W et nous changeons d’heure, UTC -2 (fuseau Oscar), 3 h de moins qu’en France. Le moral des garçons n’est pas au plus haut avec ce manque de vent, et oui nous avons choisi un des modes de transport le plus lent qui soit et Éole nous oublie un peu, mais nous avons la chance de vivre quelque chose d’exceptionnel.


Mercredi 23 déc. Transat J18 — L 12° 58,33'N -- G 037° 05,57'W — 102 M parcourus

NE 3, toujours sous GNK, nous avançons à 4 nd ! Le soleil est très chaud, il fait 30 °C et l’eau est à 25,4 °C... Nous avons fait les inox avec Francis, la rouille envahit les chandeliers. Nous mettons en place un test produit qui exclut d’entrée les produits coûteux des shipchandlers, mais utilise les produits courants de la ménagère : Miror à bâbord et nettoyant crème pour plaques vitrocéramique sur tribord, test effectué sous la surveillance de notre équipier Manuele. Dans quelques jours, nous publierons les résultats. « Ti Corail » va être content de voir un peu d’eau douce. Les jours s’enchaînent tous différents, pas le temps de s’ennuyer, beaucoup de contemplation et aujourd’hui tournois de Scopa, jeu de cartes italien. Ti Mouss a gagné la 1re manche !


Jeudi 24 déc. Transat J19 — L 12° 56,64'N -- G 038° 54,56'W — 107 M parcourus

NE 4/5, mer agitée. On avance, mais quelle M... de houle du nord, houle de 5 m provoquée par le mauvais temps qui sévit en Atlantique Nord, croisée avec le clapot de NE dû au vent. Accélération notable entre 5 et 7 nd ! Nous voyons notre premier « paille-en-queue », quel bel oiseau ! Un petit appel aux parents pour leur souhaiter un bon Noël. Pour nous, pas de festin de réveillon, une tablette de choc canarienne aux fruits confits sera l’extra !!! Prise de quart habituelle à 18 h à la tombée du jour, en toute sobriété. Le père Noël est sorti de son coffre et s’est installé dans le carré, le mât étant un peu trop chahuté pour lui. Ti Mouss est content, il l’aura eu son Noël au milieu de l’Atlantique. Manuele est pressé d’arriver à La Barbade...


Vendredi 25 déc. Transat J20 — L 12° 59,34'N --G 041° 02,05'W — 124 M parcourus

C’est Noël ! Pour commencer durant son quart 6 h 9 h, Ti Mouss a préparé pour le ti déj des pancakes, avec des petits cadeaux (porte-clés avec nœud de Touline) fabriqués discrètement durant ses quarts... Déjeuner de Noël en mer : saumon fumé, crabe (boite) mayo, toast de rillettes de thon (boite) avec graines germées (jardin), Marrons + champignons du papa de Francis, crème en dessert et Mince Pies apportés d’Angleterre par Csaba + salade de fruits arrosée d’un verre de Valdepenas. Encore et encore cette houle croisée avec une mer plutôt style marmite ! Nous arrivons au Ridge (la dorsale médio-atlantique). La lune revient peu à peu nous tenir compagnie. Le téléphone satellite a sonné, tite sœur d’Agnès, qu’est-ce que cela fait plaisir !

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Samedi 26 déc. Transat J21 — L 12° 58,61'N -- G 042° 35,92'W — 111 M parcourus

Toujours le NE, toujours la houle croisée, mais nous faisons un cap plus Nord afin d’éviter les vents trop forts qui sont prévus dans 48 h. Les fichiers Grib (Vents) annoncent entre 18 et 25 nd. Nous avons vu des pailles en queue, nous sommes à plus de 1 000 M du Cap Vert et 900 M de la Barbade, que font-ils ici ? Nous avons fini notre bouteille de Valdepenas, elle est partie à la mer avec un ti message comportant le nom du bateau, notre localisation et la date ! Aujourd’hui, lessive à la main, il y avait partout du linge à sécher sur le bateau ! Pressés d’arriver ? Pas vraiment, c’est ambigu... La tête voudrait que jamais cela ne s’arrête, mais le corps dit, c’est bon 3 semaines de mer, j’en ai assez. Une transocéanique est une expérience à part, pouvoir réaliser l’ampleur de l’espace autour de soi offre un sentiment grandiose tout en imposant humilité.


Dimanche 27 déc. Transat J22 — L 13° 27,74'N -- G 044° 57,07'W — 121 M parcourus

ENE 4/5 cap au 285°, vent de travers sous GNK puis sous Génois lorsque les 15 nd ont été atteints. Mer agitée et... croisée ! Nous avons vu 2 cargos faisant route sur le Brésil. Manuele est passé au Stugeron et Ti Mouss résiste... Ti Mouss a fait sa petite révolution aujourd’hui, fatiguée par une nuit sans sommeil : il assume ses quarts et l’intendance, Francis l’aide, mais Manuele en dehors de 2 repas n’a pas touché ni une casserole ni un torchon = fini la belle vie !

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Lundi 28 déc. Transat J23 — L 13° 38,66'N -- G 047° 13,27'W — 135 M parcourus

NE 5/6 cap 275, au grand largue et vent arrière sous Génois. Houle Nord jusqu’à 6 m et bien sûr houle de NE, mer forte. En début d’après-midi nous apercevons un voilier, c’est un autre cata, un Outremer 45, « Teoula », Francis établit le contact VHF, un couple, un équipier et 2 enfants en année sabbatique, ils vont à la Guadeloupe, un moment sympa d’échange radio. On tangue, on roule, mais la vitesse est en prime jusqu’à 8 nd ! On ne peut pas faire grand-chose à part se tenir avec les 2 mains, alors on joue aux cartes et on écoute la musique à donf ! Un ti peu fatigués... et pourquoi fatigués ? Les centres d’équilibre sont sans cesse au travail assidu, les nuits morcelées avec toujours une oreille en éveil, le bruit de « Ti Corail » qui fend l’océan, les vagues qui glissent, cognent sur les coques, et celles qui déferlent et produisent une mousse bruyante, le vent dans la mature et l’éolienne... Le manque de marche, de baignade et le corps qui debout, couché, assis, essaye de rétablir l’équilibre, sans compter le mal de mer pour certains ! Voilà pourquoi un peu fatigués, mais c’est le prix à payer pour vivre ces moments géniaux... La nuit, la lune est là, on voit arriver les grains avec peu de pluie, mais de bonnes rafales et une mer forte.


Mardi 29 déc. Transat J24 — L 13° 36,24'N -- G 049° 33,35'W — 136 M parcourus

ENE 4/5 mer agitée à forte cap 270°, 3 houles pour nous N, E et NE. Changement d’heure UTC -3, nous sommes sur le fuseau « Papa », 4 h de différence avec la France, le dernier changement, nous le ferons arrivés à La Barbade. Nous avons encore vu des pailles en queue et des fous de Bassan, premier signe que nous approchons des côtes ; le deuxième est que les dauphins sont venus nous dire bonjour ce matin, nous n’avons pas pu jouer avec eux sur l’avant du bateau : mer trop agitée. Le loch a affiché ses 5 000 Milles depuis la naissance de « Ti Corail » soit 9 260 km : Champagne ! ... et ben non pas champagne !!! L’eau est à 26 °C ; voilà une température de baignade idéale, que ce premier bain aux Caraïbes va être bon....


Mercredi 30 déc. Transat J25 — L 13° 26,39'N -- G 051° 42,13'W — 126 M parcourus


E 3/4 mer beaucoup plus calme, cap 262°, sous GNK et Génois croisés. Il fait chaud 30 °C, mer à 26,2 °C youpi ! L’après-midi, nous avons fait un ti slalom pour éviter les grains. Un fou de Bassan a fait le tour du bateau. Nous avons beaucoup joué aux cartes. Manuele est pressé d’arriver, Francis et moi beaucoup moins ! Nous sommes même très contents de passer le réveillon de la nouvelle année ici, avec un sentiment de liberté inégalé.

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Jeudi 31 déc. Transat J26 — L 13° 19,70'N -- G 053° 47,37'W — 122 M parcourus

E 4/5 houle NE mer forte, cap 271°. Il fait chaud ! Dernier jour de l’année Francis a pêché une belle dorade coryphène, nous avons enroulé GNK et Génois pour ralentir le bateau. Une alarme tension sur le moteur Bâbord a occupé l’après-midi et la soirée. Vérification de la connectique, pas trouvé le problème, Captain isole la batterie du moteur bâbord, écrit un message aux différents concessionnaires, nous espérons une réponse... Réveillon à bord, repas saumon fumé, croquettes maison au fromage, nems maison au soja (graines germées), courgettes aux citrons et salade de fruits. À minuit, je prends le quart après Francis, un ti moment pour se souhaiter une bonne année 2010. La pleine lune rend cette nuit agréable. Dans 3 jours, nous devrions être à la Barbade...

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Vendredi 1 janvier 2010 Transat J27 — L 13° 09,28'N-- G 055° 54,37'W — 115 M parcourus

ENE 2/3, cap 280° GNK et Génois en farfala puis GNK seul. L’eau est à 26,5 °C et l’air à 31 °C. Pour bien commencer cette nouvelle année, nos amis les dauphins sont restés avec nous durant plus d’une heure. Des grands dauphins en famille et des dauphins longirostre qui effectuent des sauts vrillés montrant leur ventre rosé, spectacle magnifique. Nous avons eu une rapide réponse de notre concessionnaire concernant notre problème d’alarme batterie moteur, un représentant Volvo devrait nous dépanner à la Barbade. A nos soucis d’alarme batterie moteur, gelcoat, antifouling, panneaux de pont, ragage du ris 1, pompe eau douce à pied, PC nav, config skyfile, emplacements éolienne et panneaux solaires, aujourd’hui s’est ajouté une fuite du dessal ! Nous avons payé cher notre Lagoon par rapport à d’autres propositions, dans l’espérance d’un bon SAV, à suivre... Ce qui devrait être l’avant dernière nuit de transat a débuté avec un ciel magnifique entre coucher de soleil et lever de lune puis les grains se sont enchaîné donnant une mer inconfortable et une bonne attention pour éviter les plus gros !


Samedi 2 janvier 2010 Transat J28 — L 13° 00,01'N -- G 057° 14,63'W — 90 M parcourus

SE 2/3, cap zigzagométrique pour prendre le peu de vent entre 284° et 270° ! Nous avons vu un beau papillon jaune et bleu, oui oui à 100 M des côtes ! Non non nous n’avons pas pris d’hallucinogène ! Toujours cette houle croisée épuisante. Nous avons tous du perdre nos 10 kg, certains en avaient besoin, d’autres beaucoup moins comme le Captain. Pourtant Ti Mouss a fait bien attention à bien équilibrer les repas. Mais l’appétit en mer est diminué encore plus lorsque l’on a le mal de mer ! et malgré tout, les dépenses sont là. Journée musique, jeux de cartes. J’ai demandé quelle était la plus grande envie de chacun dès l’arrivée à La Barbade : Manuele « embrasser la terre », Francis « se reposer » et moi « me baigner ». Cette nuit c’est la houle qui nous pousse, nous n’aurons pas rencontré les vrais alizés, certains nous diront partis trop tôt, d’autres c’est parce que c’est une année El Niño...
Encore 100 M à faire et même pas sûr que nous arrivions demain...


Dimanche 3 janvier 2010 Transat J29 - barbade  L 12° 59,97'N -- G 058° 54,89'W - 98 M parcourus

SE 4/5, cap changeant, nous suivons le 13e latitude de La Barbade ! Sous GNK entre 4 et 5 nd et... houles N et SE. Changement d’heure UTC-4 (5 h de moins qu’en France). Un oiseau est venu se poser dans différents endroits de « Ti Corail », il s’est même installé un moment dans le carré à l’abri du vent ! À 13 h, heure locale, La Barbade est en vue à 25 M, pas d’impatience d’arriver, pourtant au moment où je découvre les contours d’un relief terrien sur l’horizon, j’ai été prise d’une fièvre d’impatience. Voilà un autre moment magique : voir la terre s’approcher ! Les dauphins sont aussi venus faire un ti tour de « Ti Corail ». Nous arriverons à 21 h 30 au mouillage à Carlisle Bay de Bridgetown de nuit L 13° 05,52’N et G 59° 36,91’W. Une nuit entière... quel délice ! Après 28 jours et 9 h 30 de traversée et 3 012 M parcourus. C’est fini... on l’a fait...

Transat 2bis



Quelques jours à La Barbade pour se reposer un peu, se baigner, trouver un agent Volvo, visiter l’ile...

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