logoarticle   02/12/2009

 

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- Madère (Funchal, Côte Nord, Côte Est), Traversée Madère Canaries, Canaries (Graciosa, Lanzarote, Gran Canaria)

 



Lundi 12 au 16 octobre 2009 Madère : madere  L 32° 44,48'N -- G 016° 42,77'W

94 madere nousMadère, une île volcanique avec des falaises abruptes. Nous y restons 4 jours à visiter l’île avec Christine qui a loué une voiture. Funchal capitale sur la côte sud, son port, ses jardins et son shipchandler chez qui nous avons trouvé le ris (corde pour réduire la grand-voile). Nous avons parcouru la côte nord de l’île plus humide, souvent sous les nuages, les km de Lévadas réseau d’irrigation, son impressionnant réseau routier, ses tunnels. Les cultures en terrasses de la canne à sucre, vignes, eucalyptus, pins, bananiers. La côte Est où se situe la Marina Quinta do Lordé, plus sèche. Accès difficile au bord de mer, plages de galets escarpées = encore pas de baignade même si l’eau est à 23 °C ! Un bon avitaillement à Machico avant le départ, sans oublier une bouteille de vin de Madère. Nous recevons des nouvelles de Jean Pierre « Moai » qui nous attend à Graciosa et de Yann et Véro qui devraient nous rejoindre à Graciosa.

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Vendredi 16 au 18 octobre 2009 de Madère vers Graciosa : canaries  L 29° 13,09'N -- G 013° 31,78'W - 292 M parcourus

graciosa2Nous quittons le port de Madère à midi, peu de vent et beau soleil. Navigation sous GV et GNK (Genaker, voile bleue et blanche). Christine et Francis, l’oreille attirée par un souffle, aperçoivent un gros cétacé. L’eau est belle et limpide. À 16 h nous sommes devant les îles Désertas, déjà pas beaucoup de vent, mais là plus du tout ! 113 nav madere graciosa dorade corypheneFrancis pêche une dorade coryphène, avec des citrons un peu de crème et du riz, voilà qui est bon ! Prise des quarts, nuit calme étoilée, au cap 140° , alternance voile et moteur. Samedi est une très belle journée vent NE, mer belle, « Ti Corail » glisse entre 6 et 7 nd sous Genaker. La nuit est assez calme seuls quelques cargos font résonner l’AIS. Nuit douce étoilée sans veste de quart, et oui tout arrive enfin ! « Ti Corail » file entre 6 et 7 nd. La journée de dimanche commence sous les nuages avec un bon vent puis il se calme, mais nous devons arriver avant la nuit au mouillage de Graciosa, les moteurs nous aident. À 14 h les Canaries sont en vue, une tortue barbote près de « Ti Corail » et quelques poissons volants commencent à apparaître. Avant la tombée du jour, nous arrivons à Graciosa. À 19 h 30, nous mouillons à la Baie Francesa où Jean Pierre nous attend sur « Moai ». Nous changeons de pavillon de courtoisie pour arborer celui de l’Espagne.

Lundi 18 au 22 octobre 2009 à Graciosa :

Graciosa, première petite île, à l’est, de l’archipel des Canaries. Aride avec ses 3 volcans et son village de pêcheurs aux maisons blanches et bleues, rues en sable, ambiance Afrique du Nord. Enfin quelques baignades dans une eau claire et limpide à 20,5 ° C. Rencontre d’Eric sur « KLB », retrouvailles avec Jean Pierre et avec Yann et Véronique. Soirées discussions bateau !

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Vendredi 23 au 30 octobre 2009 de Graciosa vers Lanzarote, Arrecife :
L 28° 57,84'N -- G 013° 32,35'W - 26 M parcourus


lanzarote2Départ 8 h 30 de Graciosa le vent se lève la première partie de la nav est face au vent et la houle, au moteur peu confortable puis « Ti Corail » longe la côte de Lanzarote sous Grand-voile et Génois. 174 nav graciosa lanzaroteArrivée à 14 h à Puerto de Naos, Francis se rend au bureau de la police maritime pour les formalités et revient avec les passeports tamponnés : nous sommes en règle. Mouillage à l’abri, mais très moche ! Balade dans Arrecife, quelques ship. Un mauvais mouvement de rotation et Ti Mouss se retrouve avec un lumbago, super en bateau ! Dimanche matin Christine prend son avion pour la France, nous changeons d’heure qui devient UTC. Yann nous téléphone sur l’Iridium, ils sont à Puerto de Arrecife au mouillage plus près de la ville avec un environnement sympa, nous levons l’ancre pour les retrouver, même si à la lecture des guides ce mouillage n’est pas aussi abrité que Puerto Naos. Nous restons à Arrecife, mouillage confortable, baignades, balades à terre et échange d’apéros dînatoires les uns chez les autres. Nous faisons la connaissance d’Alain dit Ma Poule sur son cata type polynésien « Sargo », il nous donne un poulpe fraîchement pêché, cuisiné avec une persillade.

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Samedi 30 octobre au 11 novembre 2009 vers Lanzarote, Papagayo, Marina Rubicon : L 28° 51,1'N -- G 013° 47,6'W - 16 M parcourus

207 nav lanzarote arrecife papagayo punta papagayo10 h 15 nous appareillons d’Arrecife pour Papagayo en duo avec « Berlingot ». Bon vent NE entre 4 et 5, sous génois seul puis sous Genaker seul, « Ti Corail » avance bien en vent arrière (6 à 7 nd) sans risque d’empannage. Le dessal fonctionne durant 2 h pour nous assurer l’eau douce. À 13 h nous franchissons la Punta Papagayo, à 13 h 20 nous mouillons devant la Playa de Las Mujeres. Cadre volcanique, désertique, plage de sable doré, eau turquoise à 22 °C ! Puis déjeuner sur « “Berlingot” ». Le lendemain, nous allons mouiller entre la Marina Rubicon et la célèbre playa Blanca : « réservoir à touristes allemands ». Mauvaise expérience : c’est laid, nous dérapons, une nuit à rouler bord sur bord et le lendemain la Guardia Civil demande gentiment à tous les bateaux de quitter les lieux... Ce que nous faisons en fin de matinée pour aller à la marina Rubicon, joli endroit bien aménagé, parfait pour remettre « Ti Corail » tout beau ! Un coup d’œil sur la météo, mauvaise nouvelle, un coup de vent est annoncé pour la fin de semaine ! Fuerteventura n’ayant pas la réputation d’avoir de bons mouillages nous décidons de laisser passer en attendant à la marina, tandis que « “Berlingot” » prend la mer. Nous en profiterons pour faire la housse moteur, quelques bricolages et louer une voiture pour une journée afin de visiter Lanzarote. Lanzarote terre de volcans, paysages impressionnants.

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Mercredi 11 novembre au 5 décembre de Marina Rubicon vers Gran Canaria, Las Palmas : L 28° 07,86'N -- G 015° 25,61'W - 103 M parcourus

gran canaria2D226 nav lanzarote las palmasépart à 15 h de la marina Rubicon, à la sortie, surprise Alain de « Sargo » arrive le temps de s’échanger de grands coucous et nos routes se séparent. Navigation entre 5 et 6 nd sous grand-voile et génois puis Genaker seul, avec un vent NE. La houle croisée est inconfortable, Ti Mouss a un mal de mer qui lui rend les quarts de nuit difficiles... Nous longeons la côte nord de Fuerteventura, puis notre route s’en écarte à la tombée de la nuit. Rencontre de « sapins de Noël », nom donné aux gros bateaux de croisière ! À 8 h, Gran Canaria est en vue, à 12 h arrivée au mouillage devant la plage d’Alcaravaneras à Las Palmas. Déjeuner puis petite sieste. Alain de « Moai » vient nous faire un coucou, content de nous revoir.
Las Palmas est une ville incroyablement grande pour une île aussi petite et aussi perdue au large des côtes marocaines. Elle est haute avec un point culminant à 1 950 mètres (Pico de los nieves), peuplée avec plus de 750 000 habitants pour moins de 2 000 Km2, infrastructure avec des voies rapides tout autour de l’île, des voitures et des voitures partout et à toute heure. Un port de commence très actif. Le bon côté des choses est que Las Palmas est un vrai camp de base à la préparation de la traversée. Avitaillement de premier ordre avec des grandes surfaces et des centres commerciaux dignes des Carrefours, Auchan et autres Velisy 2. Corte Ingles en centre-ville n’a en effet rien à envier aux Galeries Lafayette du Boulevard Haussmann si, si, c’est vrai… Et tout ça grouille en permanence, là, sur cette petite île de l’Atlantique. Le mouillage est peuplé de bateaux qui comme nous se préparent en attendant des alizés stables, nous sommes proches les uns des autres, il faut faire attention. Beaucoup de monde de toute nationalité cherche un bateau pour embarquer.

233 las palmas mouillage          236 las palmas mouillage entretien ti corail               251 las palmas csaba sur moai


Nous passons des soirées les uns chez les autres à échanger nos histoires, nos recettes culinaires et techniques. La rencontre de Nelly et Jacques sur « Bohème 37 » est un véritable bonheur, un couple qui a toujours navigué conçu et construit ses bateaux. Ils dégagent une sagesse et une humilité rare et qui fait un bien fou ! Une mini marée noire nous a empêchés de nous baigner et les 50 voir 60 bateaux du mouillage ont pris leurs éponges pour nettoyer les coques, super les cata ont eu 2 fois plus de travail ! Csaba est venu nous voir à bord quelle belle journée, quel bonheur de se retrouver, nous avons assisté ensemble au départ de l’ARC avec le bateau de Jean Pierre, 230 voiliers sortis du port et sur la ligne de départ pour la traversée jusqu’à Sainte-Lucie.
Arrivés à la Marina pour finir les travaux d’entretien, une bonne ambiance de préparatifs s’installe au ponton S ! Nous faisons connaissance de Yvan sur son bel Amel « Vincam », de Philippe sur son vieux gréement « Corto Maltèse » que l’on retrouvera sûrement en Martinique, nous retrouvons Adèle et Francisco. Une vie de village s’installe au fur et à mesure que les jours passent.
On a toujours des tonnes de choses à faire sur un bateau. Il ne faut pas croire que l’on a plein de temps libre devant nous… Un peu plus que quand nous étions à Paris... Bon, pour être honnête, beaucoup plus (ça n’est en fait pas très difficile). Nous nous octroyons tout de même une journée de visite de l’île, pour ne pas rester sur une impression Gran Canaria = shipchandlers et autres centres commerciaux. Entre temps nous avons sympathisé avec Manuele, un italien qui ne trouvait pas d’embarcation, après réflexion avec Captain nous avons décidé de lui accorder une place à bord ! Les quarts seront moins difficiles ! Nous sommes contents tous les 3 de partager cette aventure... Départ prévu le samedi 5 décembre, une fenêtre météo s’offre à nous, pour faire le grand saut.

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