logoarticle   20/07/2012

 

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- « Ti Corail » à Cuba à Cienfuegos

- « Ti Corail » à Cuba à Trinidad

- « Ti Corail » à Cuba à La Havane

- « Ti Corail » à Cuba Continent




À CIENFUEGOS cuba


Finalement, ces formalités n’étaient pas aussi compliquées qu’annoncées par les bateaux étant passés par ici il y a quelques mois. Beaucoup d’angoisse pour 2 heures de formalités avec des personnes des différentes administrations qui ont été très gentilles et très courtoises. Le chien pour la recherche des stupéfiants a laissé beaucoup de poils à bord, mais il était adorable. Seuls les godillots des Guarda Frontera ont laissé des traces noires sur le pont que Ti Mouss a enlevées après avec de l’huile de coude... pendant que je réparai encore une fois le thermostat du frigo... ce dernier étant un élément vital pour la vie à bord, plus que l’électronique de navigation.

Enfin voilà, tout va bien, nous sommes allés faire notre premier tour en ville, dans cette ville fondée par les Français, bien avant l’arrivée des Espagnols.

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Nous sommes aussi partis à la Havane en voiture pour 2 jours et avons dormi dans une casa familiale, puisque Raoul a autorisé les Cubanos (Cubains) à louer des chambres de leur maison moyennant une taxe mensuelle reçue par l’état (licence) et une autre taxe sur chaque location effectuée.
Ici, les touristes doivent tout payer avec une monnaie spéciale faite pour eux, le CUC ou peso convertible qui vaut 1,15 dollar US ou 0,85 euro tandis que les Cubains utilisent le peso tout simple (nacional). Il faut 25 pesos pour faire un dollar US.

Le niveau de vie est tel que le salaire mensuel moyen est de 250 pesos, soit 10 dollars US. Un médecin gagne 40 dollars US. On peut quand même arriver à avoir des pesos et acheter des choses au même prix que les Cubains, mais normalement, nous devons tout payer en CUC au prix quasi européen.

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Sinon, Internet n’existe pas ici, et nous sommes contents de pouvoir communiquer par mail avec la radio du bord. Les contacts sont faciles, car la station de Miami est toute proche ainsi que celle de Rockhill en Caroline du Sud. On ne nous empêche pas d’émettre, c’est bien ainsi.

La sécurité de cette petite marina est assurée jour et nuit et les douanes que les Guarda Frontera sont présents 24 h sur 24. Ils se promènent sur les quais, relèvent plusieurs fois par jour les noms des quelques bateaux français (majoritaires) et interdisent l’accès aux quais des Cubains.
Heureusement, les Cubains sont très gentils et cela nous fait oublier que les douches ne comportent pas d’eau chaude et que, quelle que soit l’heure, les robinets et douches ne laissent échapper qu’un filet d’eau glacée. Du coup, il faut une heure pour se rincer ! Mieux vaut en rire. Ti Mouss a déjà oublié son mal de mer... en attendant la prochaine fois.

Ti Mouss, inquiète à son sujet, a fait une mammographie écho de contrôle à Cuba au "CHU" de Cienfuegos quelques jours après notre arrivée. Au bilan, beaucoup de CUC dépensés pour avoir des clichés pratiquement ininterprétables et un "spécialiste" qui me dit qu’il faut faire une ponction dans les 2 mois sur une image peu claire... Notre idée sur la médecine cubaine a alors pris une claque, si elle était si bonne que cela, on aurait des médecins cubains en Europe ou aux USA... Cela dit, le parcours à réaliser pour recevoir des soins ou réaliser des examens pour des étrangers à Cuba est intéressant. Il faut faire beaucoup de papiers, acceptation de procédure, etc. dans les bureaux de l’administration de l’étage réservé aux étrangers au sein de l’hôpital avant d’avoir un médecin devant soi. Au bilan, une facture de 200 CUC pour la mammographie que la SS française a refusé de rembourser puisque jointe avec une ordonnance d’un médecin français datant de quelques mois, elle ne représentait pas une urgence ! Passons sur ce point de détail.

Un couple de copains, Yvon et Marie, nous a rejoints à Cienfuegos le 21 déc. Nous sommes allés faire une balade de 48 H dans la belle ville de Trinidad.

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Noël est arrivé et nos amis de « Balafenn » nous ont gentiment proposé de le fêter avec eux et leurs amis. Ce fut encore une superbe soirée. Le réveillon du 31 toujours avec nos amis de « Balafenn » s’est clos pour nous à 5 h 30... et certains des copains ne se sont pas couchés avant dimanche midi ! Nous sommes même allés, fait exceptionnel, dans une boîte cubaine de 2 h à 3 h 30 du matin ! Tout le monde était là sur le quai toute la nuit, les Douanes, les Guarda Frontera, l’immigration, les vigiles, le Chef de la marina... pour assister à (ou surveiller de façon bon enfant) la fête sur les bateaux français. Nous nous sommes aperçus que le vigile nous avait même accompagnés en boîte de nuit... Nous avons aussi été gentiment rappelés à l’ordre après avoir tiré deux fusées (parachute qui monte à presque 200 m) de détresse dans le port pour accompagner les feux d’artifice. Sinon, le couple de copains, Yvon et Marie, à bord avec nous se balade aussi en ville et dans la région et s’est rapidement fait à cette ambiance de fêtes de fin d’année.

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124 Cienfuegos CHLe pays est en train de changer lentement mais sûrement, le fric arrive avec l’appât du gain et ses corollaires. Les téléphones portables ont envahi les poches des Cubains. À voir dans quelques années. Autrement, les courses sont toujours compliquées même si on trouve beaucoup plus de choses qu’il y a seulement 2 ou 3 ans. Il faut toujours faire la queue partout (1/2 h pour avoir du pain quand il en reste), on ne revient jamais avec tout ce que l’on veut. Il faut chercher les oeufs, demander sans cesse aux petits vendeurs dans la rue qui a ci, qui a ça, se débrouiller. Les courses prennent 3 h !

Enfin voilà, c’est Cuba, mais c’est sympa.

Les soucis de santé de Francis étant revenus à l’ordre du jour, nous avons décidé qu’il rentrerait début janvier en France se faire opérer et que Ti Mouss resterait à bord de « Ti Corail », sans en avertir les proches pour qu’ils ne s’inquiètent pas. Notre séjour à Cuba a donc été un peu galère !
Parti le 4 janvier, opéré le 12, Francis est revenu à Cuba le 27 janvier. Les fils résorbables ont disparu en une 10éne de jours et le vol retour s’est bien passé. Hélas, 3 plaies sur 4 se sont totalement rouvertes après les 3 h de taxi sur les routes difficiles de Cuba et il est devenu alors hors de question de repartir en mer. Une période de soins exécutés avec brio par Ti Mouss a débuté et vont nous maintenir bloqués à quai à Cienfuegos... plusieurs semaines, probablement 1 mois sinon 2, avec force compresses, tulle gras, etc.

D’autres difficultés en ont découlé. Revenant de France, Captain avait pour sa part un nouveau visa de 30 jours renouvelable une fois, mais le visa de Ti Mouss arrivait lui à expiration le 13 février (étant arrivée le 15 décembre). Nous avons donc demandé à un médecin de venir consulter à bord pour établir un certificat médical indiquant la nécessité pour Captain de soins prolongés, nous bloquant ici à quai. Munie de ce certificat et accompagnée d’un gars super gentil de la marina, Ramiro, Ti Mouss a pu se rendre à l’immigration en ville pour obtenir une prolongation dérogatoire de son visa. Tout cela était bien compliqué et n’a fait qu’ajouter au charme de ce pays.

Une fois les plaies cicatrisées, nous avons décidé de reprendre la mer, mais vers l’Est, c’est-à-dire entamer notre retour vers l’Arc Antillais et la Martinique. Tant que nous ne sommes pas certains d’être tranquilles sur le plan médical, nous n’allons pas nous éloigner de la médecine moderne. Ti Mouss qui ne cessait jusqu’alors de chanter les mérites du système de santé cubain et qui est passée dans le système cubain pour une mammographie pourrait en parler pendant des heures. Ayant des soucis de ce côté-là, elle va faire une mammographie avec des moyens modernes en Martinique dès que nous y serons arrivés.
Ti Mouss a poursuivi les soins bi quotidiens de Captain et l’évolution s’est révélée lente, mais dans le bon sens. Ti Mouss a de plus perdu une dent sur pivot qui s’est détachée. Nous avons essayé de la remettre en place avec de l’amalgame, mais sans succès. Elle n’a pas désiré non plus aller consulter un dentiste ici pour la remettre en place. Alors, on a bouché le trou de la molaire dévitalisée avec de l’amalgame et elle ira chez le dentiste en Martinique. Elle n’avait pas besoin de ça ! La liste de travaux s’allonge, mais ce n’est pas trop rigolo.

Nos amis de « Balafenn » sont partis le 13 février avec leur bateau pour l’ouest de Cuba puis le Mexique. C’en est fini de nos nav ensemble ! Nous, on reste ici garder la marina. Nous avions navigué ensemble une première fois 4 mois puis cette fois-ci 10 mois. Ils sont la rencontre marquante de ces 2 ans 1/2 sur l’eau, nous nous sommes quittés le coeur triste.

Nos copains Yvon et Marie nous ont aussi quittés début février avec sans doute le regret de n’avoir pu naviguer avec nous, mais le sort en avait décidé autrement.

Depuis quelques jours, Ti Mouss a de la température sans raison apparente et est toujours sous antibiotique, cela s’ajoute à sa fatigue générale.

Nous sommes allés une nouvelle fois à l’immigration et nous avons pu cette fois proroger le visa de Ti Mouss jusqu’au 14 mars ainsi que celui de Captain jusqu’au 28 mars. Pour celui de Ti Mouss, ils lui ont fait la fleur de le faire tout de suite sans attendre les 3 ou 4 jours qui précèdent la date d’expiration. Cela nous a évité d’y retourner.

Le beau temps est revenu en cette 1re quinzaine de février et les températures fraîches de décembre ont laissé la place à 23 °C le matin, ce qui est correct. Ti Mouss avait l’air d’aller un peu mieux. Elle avait moins mal au dos et avait l’air d’avoir échappé à l’angine carabinée que Francis a attrapée. Elle était un peu moins fatiguée aussi et nous avons même pu faire une petite balade à pied jusque un petit port de pêche à environ 1 km de la marina, typique, car s’y entassent beaucoup d’embarcations vétustes de pêcheurs équipées de moteurs diesel hors d’âge (plus de 50 ans), mais qui fonctionnent encore grâce à la débrouillardise de leurs propriétaires. Il faisait beau aussi depuis plusieurs jours et c’est bien agréable. Le bateau était maintenu propre en étant lavé tous les 2 jours pour lui enlever les scories de la centrale électrique installée de l’autre côté de la baie. Nous avons mené aussi une lutte de tous les instants contre les charançons qui ont envahi nos stocks de pâtes, riz et autres.
Nous avons décidé de profiter de ce week-end du 18-19 février avant l’arrivée du prochain front froid lundi.

Nos amis de « Balafenn » sont bien arrivés au Mexique et nous, nous attendons la fin des soins de Captain. En progrès constant, il n’est plus qu’à une séance de pansements par jour. Ti Mouss a fait des miracles avec le stock de matériel que nous avons. Elle a été obligée de se rationner, car ici on ne trouve que peu ou pas de compresses stériles ensachées et elles sont très chères. Nous espérons toujours que nous serons partis d’ici avant le 14 mars, expiration encore une fois du visa de Ti Mouss.

Mais voilà, on ne fait pas ce que l’on veut ! En ce début de week-end tant attendu, samedi 18 février, vers midi, Ti Mouss est prise de violentes douleurs au ventre au niveau du rein droit. Un antalgique puissant Topalgic (équivalent Tramadol) et 1 h 30 plus tard, les comprimés restant sans effet et les douleurs étant insupportables, Captain s’est rendu à la Clinica Internacional, à proximité immédiate de la marina, pour leur demander d’intervenir. À ce moment, Ti Mouss était incapable de se déplacer sous l’effet de la douleur. Vers 14 h, une ambulance avec un médecin de garde de la clinique est arrivée à proximité de notre bateau. Le médecin a débuté sa consultation à bord puis a décidé l’évacuation par ambulance de Ti Mouss vers la clinique. Sur place, Ti Mouss a aussitôt été perfusée et mise sous un puissant antalgique. Le toubib penche tout de suite pour une colique néphrétique.

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129 Cienfuegos Hospital Dr Gustavo Aldereguia Lima Derechos del patienteLes douleurs persistant encore fin d’après-midi, le médecin de garde a alors décidé du transfert de Ti Mouss vers l’Hôpital provincial Dr. Gustavo Aldereguia Lima à Cienfuegos pour examens complémentaires vers 18 h 30, où elle a été prise en charge. En soirée, elle a subi une échographie abdominale sur laquelle est remarquée une dilatation anormale des cavités du rein droit. Perfusée toute la nuit sous antibiotiques et sous anti-inflammatoires et ayant reçu encore une injection d’antalgiques, les douleurs ont semblé s’estomper.

Dans la journée de dimanche 19 février, un autre Urologue a demandé une radiographie abdominale puis une seconde échographie abdominale pour vérifier l’évolution éventuelle de la dilatation de la cavité rénale. Aucune évolution de la cavité n’était sensible, pas de calculs visibles sur les images tant radio que écho. L’Urologue a donc décidé de poursuivre l’observation de Ti Mouss et de la passer en traitements par comprimés. Les douleurs se sont estompées, pas de fièvre, la situation a semblé s’améliorer au point de penser à une sortie dès le lundi matin avec un traitement médicamenteux par comprimés.

Le Lundi 20 février, l’Urologue est repassé, sa sortie était confirmée pour la fin de matinée, mais vers 11 h, Ti Mouss avait de nouveau des douleurs en augmentation, de la température avec 38,2 °C ainsi que des vomissements. Nous avons refusé la sortie et fait rappeler l’Urologue qui, au vu des symptômes a décidé de procéder à une hémographie ou prise de sang préalable à un passage en bloc opératoire pour pose d’un cathéter sur le rein droit, sous anesthésie générale. Les analyses de sang ont été effectuées à l’hôpital en tout début d’après-midi et Ti Mouss a fait son entrée au à 17 h 30.

112 Cienfuegos CHCaptain a été autorisé à rentrer dans l’entrée du bloc pour aider au dialogue entre les infirmiers, l’anesthésiste et Ti Mouss. Elle était terrorisée devant l’état des installations, c’était ce qu’on appelle dans le jargon le bloc Urgences.

Ti Mouss, si sensible aux critères d’asepsie, à son arrivée au bloc, a constaté une asepsie limitée au minimum, plafonds, murs et sols en béton brut peints il y a plus de 20 ans, ambiance de sous-sol d’immeuble pas entretenu ni propre, gants réservés uniquement au médecin intervenant, matériels désuets ne fonctionnant pas pour la plupart, brancards datant de Mathusalem, draps de brancard sales et déchirés, infirmiers et anesthésiste avec des tenues à peine bonnes pour faire des chiffons à poussière, outils, pinces et clamps, manipulés sans gants, stockés en vrac dans un pot, personne ne se lave les mains, salle de réveil à deux lits ressemblant plus à un débarras, perches à perfusion dégoulinante de rouille, poches de glucose accrochées au téléviseur... Tous placards et chaises métalliques rouillés.
Pour le reste, ce sont interrupteurs ou prise arrachées des murs, fils électriques apparents dénudés, climatisation rouillée dégoulinante de flotte sur le sol, robinets qui fuient partout, chasses d’eau ne fonctionnant pas, absence de pomme de douche, canalisations eaux usées crevées dans le vide sanitaire sous RDC de l’hôpital, ambiance hôpital années 50... Il faut aussi acheter le papier toilette en ville et les bouteilles d’eau, car ce n’est pas fourni... et aussi énormément de gens... qui ne font rien.

116 Cienfuegos CHTi Mouss a donc demandé à sortir de cet endroit...mais elle est passée sur la table quand même ! L’opération terminée à 18 h 15, l’urologue s’est précipité hors du bloc dans sa tenue de combat avec ses bottes pour exhiber devant Captain une éprouvette remplie de… pus, et exprimer bruyamment sa satisfaction, il avait vu le calcul lors de son intervention !

Ti Mouss est sortie de la salle de réveil à 19 h 30. Reconduite en chambre, pavillon des étrangers, elle a alors été replacée sous perfusion avec un antibiotique puissant, la Ciprofloxacine. Elle a du encore rester hospitalisée plusieurs jours en attendant que soit pratiquée la pose d’une sonde qui devra être retirée plusieurs semaines plus tard dans le même hôpital et une lithotripsie pour détruire le calcul.

Mais les jours suivants, Ti Mouss avait toujours beaucoup de température ainsi que de fortes douleurs et l’urologue de garde l’a transférée au bloc encore une fois pour déboucher le cathéter et lui poser une autre sonde. Elle a refait encore une échographie et une radio abdominales. Ils lui ont trouvé aussi un calcul dans le rein gauche... C’est une machine à calcul !
Elle en a eu un peu marre de toutes ces galères. L’urologue a ensuite demandé un scan, mais les 3 scans de l’hôpital étaient en panne et el l’a passé dans un hôpital pédiatrique pas très loin, sans injection de produit de contraste. Là, un gros calcul de 10 mm a été localisé à l’entrée de l’uretère droit et le médecin a enfin décidé le traitement par lithotripsie… à La Havane. Eh oui, il n’y avait pas ce type d’équipement à Cienfuegos.

En attendant, elle a pu sortir de l’hôpital le 28 février et retourner à bord du bateau. Nous avons alors attendu le coup de fil de l’hôpital de Cienfuegos qui coordonne le transfert vers un hôpital de La Havane... la semaine suivante.

Entretemps, nous avons eu la visite éclair de Laurence et Philippe, en voyage à Cuba et nous avons pu déjeuner ensemble et passé un agréable moment.

Puis, le médecin nous a fait encore un certificat médical pour pouvoir proroger encore nos visas de 2 mois si nécessaire et nous avons encore dû aller dans les bureaux de l’immigration pour cela. Finalement, nous avons su la veille que nous devions être à La Havane le lendemain à 10 h ! Nous avons donc demandé une ambulance qui est venue à 6 h le mercredi matin à la marina pour arriver à l’Hôpital Los Hermanos Ameijeras à La Havane à 10 h. Ti Mouss a vu ensuite des médecins, subi des examens le jeudi et a fait sa lithotripsie le vendredi matin. Le samedi, une dernière échographie et une radio ont permis à l’urologue de conclure que le calcul avait bien été réduit en poussières plus ou moins grosses qui restaient à expulser naturellement. Nous avons donc repris l’ambulance samedi après midi pour rentrer sur Cienfuegos. Elle avait toujours son cathéter entre le rein droit et la vessie pour garantir le bon fonctionnement du rein et nous devions reconsulter ici à l’hôpital le samedi 24 mars. Nous nous sommes alors un peu reposés et nous avons commencé à préparer le bateau pour le retour vers la Martinique.

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Ti Mouss a donc revu son urologue qui a décidé de lui retirer le cathéter jeudi 4 avril avec passage en bloc sous AG. Et Captain, pendant ce temps, ses cicatrisations se sont aussi terminées, plus de 2 mois, enfin !

Nous devons remercier pour leur dévouement et leur gentillesse tous les personnels de la salla 4 B de l’Hôspital Dr Gustavo Aldereguia Lima, médecins, infirmières, cuistot, femmes de ménage. Quelle équipe !

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Nous savons déjà que la route sera longue vers la Martinique avec les vents contraires, et nous pensons que nous mettrons environ 3 semaines pour rentrer.

179 CienfuegosNous voudrions beaucoup revenir à Cuba, car les gens nous plaisent beaucoup. Nous marchions un soir dans le quartier à côté de la marina, nous sommes arrêtés pour flatter un chien que nous connaissions, sa propriétaire est sortie sur le pas de sa porte, nous avons commencé à discuter, elle nous a fait ensuite entrer chez elle, nous a offert un café, un cafecito comme on dit ici, et nous sommes restés à converser pendant plus d’1 h.. Voilà ce que nous aimons.

Nous commençons à connaître pas mal de gens d’une gentillesse extraordinaire. On nous apporte des fruits, des légumes, même du pain... Ces Cubains sont adorables, sortis du contexte du tourisme. Nous marchons souvent le soir jusqu’à la pointe de Punta Gorda où nous retrouvons Sergueï, le gardien d’une maison (école) en bois devenu dangereuse depuis le dernier cyclone et palabrons sur sa terrasse. Nous avons été invités chez des amis à lui pour célébrer l’anniversaire du grand-père et avons passé une super journée. Nous prenons aussi souvent un cafecito dans la maison d’Isabel et Israël à côté de la tienda où on prend le pain entre la marina et l’hôtel Jagua. On ne paye plus le pain d’ailleurs, on nous le donne. Luis, qui travaille dans cette tienda nous a invité chez lui et nous avons fait la connaissance de sa famille. On marche aussi souvent juste pour acheter une glace et parler avec les gens que l’on croise. Depuis 2 mois, nous utilisons toujours le même chauffeur de taxi, Giuseppe ou Pepe, cela crée des liens, c’est sûr. Il faudrait parler aussi de Daïmé, la camerara de l’hôtel Jagua, de Pan que nous surnommions « Barracuda » qui travaillait à la marina et qui nous a fait faire la connaissance de sa famille, de Ramiro et de sa gentillesse, et de beaucoup d’autres. Une vie paisible en somme !

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C’est vrai que l’administration est toujours aussi pesante, mais on s’y fait avec le temps, on apprend à attendre.

Cela dit, Ti Mouss est enfin sortie une dernière fois de l’hôpital le 6 avril après retrait du cathéter qu’elle avait encore depuis tout ce temps. Elle a enfin respiré, c’était terminé... pour une affaire qui a commencé le 18 février !

Ti Mouss allant dépasser 120 jours de présence à Cuba et sa carte expirant le 13 avril, il a fallu demander une autorisation spéciale à l’immigration à La Havane que nous avons obtenue... pour 2 mois de plus. Nous nous sentons bien ici, très bien même, il va pourtant falloir partir...

Le bateau est nickel encore plus que d’habitude, les cabines ont été encore refaites, les cales nettoyées et asséchées, des ris changés, la coque impeccable après le passage de Ramiro, le pont aussi et les bordés après la découverte d’un produit pour toilettes à 2 CUC le litre, le Crisol. Le bateau est prêt comme pour un boatshow. Les voiles ont bien sûr été nettoyées. Il n’y a que la machine à laver qui refuse d’effectuer son service, mais on n’en parle même plus ! Nous avons aussi organisé une grande chasse aux charançons et revisité ainsi tous les coffres à vivres. Outre la tuerie organisée par Ti Mouss à coups de bombes insecticides, y compris dans les cales, nous avons pu ressortir des oubliettes des boîtes de poulpe, de coque, de moules du Portugal et des tas de terrines et de tapenade qu’il va bien falloir se manger ! Donc, on est coincés, on est obligé de prendre l’apéro de temps en temps pour alléger le bateau !

Les au revoir ont été émouvants, tous attendent que nous revenions ! C’est avec le moral un peu en berne que « Ti Corail » part dans le sens opposé de celui de la route de « Balafenn »... Mais faut y aller !

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La Marina Marlin de Cienfuegos cuba

131 Cienfuegos- Approche : facile de jour comme de nuit (l’Operativo de la marina travaille 24 heures sur 24). Le chenal d’entrée de la baie est particulièrement bien balisé de jour comme de nuit. Entrée et sortie de nuit y sont faciles, comme à l’école.

- Contact : VHF 19 - Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

- Amarrage : au mouillage sur ancre ou à quai selon les disponibilités. La marina ne comporte qu’une vingtaine de postes d’amarrage, lesquels sont pour moitié occupés surtout en fin de semaine par les catamarans et voiliers d’une société de location Platten Sailing. Les tirants d’eau sont limités entre 2 m et 2,80 m selon les postes d’amarrage et inscrits en jaune sur le quai à chaque poste.

En décembre et Janvier, il est très aisé d’y avoir une place à quai, mais la saison avançant, cela devient impossible autrement qu’au mouillage sur ancre (toujours 5 à 6 bateaux au mouillage au minimum).

2012FEV22 Vue satelliteIl est très sage de s’amarrer des 2 bords pour se tenir écarté du quai en béton et de sortir tous ses pare-battages, en particulier lors du passage des fronts froids (FF). Les postes d’amarrage sont bien protégés des vents dominants de Nord-Est par le rivage tout proche. En revanche, lors du passage des FF qui durent généralement 48 H, les vents viennent successivement du SW, puis W, NW et enfin N puis NE, et font lever la mer dans la baie de Cienfuegos. Les postes d’amarrage y sont alors très exposés et les bateaux très secoués. En 4 mois de présence, le FF le plus violent a donné des vents de 40 nd. Il se caractérise par une baisse régulière de la pression atmosphérique jusqu’à la plupart du temps environ 1013 Mb, le champ de pression normal se situant entre 1016 et 1020 Mb, puis une remontée franche de la pression à ses valeurs normales. Quand il arrive qu’une dépression soit associée à ce front froid, la pression peut dégringoler jusque 1006 Mb, indépendamment de la marée barométrique de 3 à 4 Mb. De fortes pluies et de violentes rafales annoncent l’arrivée du front et le passage des vents au NW annonce son évacuation avec un ciel dégagé. Ces fronts froids quittent généralement les côtes du Texas et mettent 48 heures pour parvenir à l’ouest de Cuba, 24 heures encore pour le Centre de Cuba puis 24 heures encore pour l’Est de Cuba.

Les prix sont identiques pour les monocoques et les catamarans et comprennent l’eau et l’électricité. Ils sont de 0,5 CUC par pied par jour en dessous de 30 jours, puis dégressifs selon la durée de présence (0,15 CUC au mouillage sur ancre). Les paiements peuvent se faire par Carte de Crédit ou en espèces. Quatre employés (Operativo) se relaient 24 h sur 24 tous les jours pour le fonctionnement de la marina. Un seul d’entre eux a réclamé le paiement d’une propina (pouvant aller jusqu’à 10 % de la facture due. Il est d’usage de refuser ce genre de pratique et les petits " regalo " destinés à des personnes ayant pris un soin particulier de votre bateau demeurent de l’initiative du propriétaire du bateau concerné.

- Elec (110 V - 220 V - 60 Hz) Prises US, sinon les 3 fils une fois étamés rentrent parfaitement dans les orifices prévus, jamais eu de coupure en 4 mois !

- Eau potable (gratuite) à quai. De visu, elle est claire. Après passage dans un filtre type piscine avec cartouche standard 10 pouces à 5 microns avant remplissage des réservoirs, il y a quand même pas mal de poussières marrons. Le dernier passage dans un filtre céramique à 0,2 micron pour faire l’eau de boisson montre qu’il y a encore pas mal de saloperies puisqu’il faut nettoyer le filtre après avoir fait 15 litres d’eau de boisson, la céramique étant colmatée avec une boue hyperfine qui pourrait s’agréger et faire des beaux calculs dans vos reins de touristes.

- Diesel ; sur le quai. 1,20 CUC le litre. 0,99 CUC à la première station à moins d’un km de la marina.

156 Cienfuegos- Formalités d’entrée : La marina comprend des bureaux pour les représentants des administrations présents 24 h sur 24 (Douanes, Immigration, Guarda Fronteras qui sont aussi capitaine du port) et contacte aussi la personne pour le contrôle sanitaire. Tous très sympa et décontractés. Les formalités sont plus simples qu’on ne le penserait. Arriver en arborant son pavillon de quarantaine ainsi que le pavillon cubain bien sûr. L’operativo et les autres services vous prennent les amarres, beaucoup mieux qu’à la Rochelle aux Minimes. Ensuite, il faut attendre l’arrivée de la personne du contrôle sanitaire du port de Cienfuegos qui pose qq questions sans visiter coffres ou frigos. Durée 15 minutes avec un café, coût 5 CUC. On peut enlever la quarantaine. Ensuite Douanes et Immigration montent à bord pour leurs papiers et établir les visas ou cartes de touristes, coût 20 CUC pour les Douanes, 40 € pour les visas. Ensuite, c’est le tour des Guarda Fronteras avec les chiens pour inspection du bateau. Les GF vous remettent ensuite le certificado de despacho internacional pour l’entrée, l’acta de resultado de la operacion de sondeo (papier disant que le bateau est clair pour les chiens) et la listado de tripulante (liste d’équipage), le tout gratuit ! Le lendemain, la marina vous fera signer et accepter un contrat de services avec détails des tarifs et services. Les formalités sont réglées en un peu plus d’une heure.
Pour le paiement, arrivant sans CUC, une fois les formalités effectuées, on donne les 40 € à l’operativo qui détient et vend les timbres (sellos) pour les cartes de touristes. On va à l’hôtel Jagua pour faire un peu de change et on revient payer les administrations avec les CUC tous neufs.

- Formalités de sortie : Pour la sortie, prévenir l’operativo de la marina et le payer 24 heures avant l’heure de départ prévue (prévoir 10 CUC de timbre fiscal à acheter à l’operativo de la marina). Les autres formalités ne peuvent être enclenchées par le bureau de la Capitania del Puerto (en réalité le Guarda Frontera dans son bureau à la marina) que lorsque l’operativo lui a donné le papier lui certifiant que le bateau a payé tout ce qu’il devait. Il faudra voir les Douanes qui remettent un papier de sortie, remettre les passeports à l’immigration de la marina une heure avant le départ.
Au moment du départ, les Guarda Fronteras viennent à bord pour une visite du bateau (sans les chiens) et remplir des papiers. Ils vous remettent aussi l’essentiel, le despacho de sortie internationale.

-Sanitaires : 3 douches froides comprenant WC, entretenus deux fois par jour, alimentées par gravité par des réservoirs à 2,50 m de hauteur, donc pression très faible…

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174 Cienfuegos- Les facilités : Pas d’Internet ; un bar où il est aussi possible de manger des assiettes raisonnables pour 3 CUC, la bière étant à 1 CUC. De façon générale, les tarifs pratiqués sont très raisonnables. Les personnes qui s’en occupent sont très sympas. Toutefois, ce lieu étant l’un des endroits où il est possible de se divertir, le bar affiche complet quasiment tous les après-midi avec une clientèle de Cubains et Cubaines qui ont des CUC ; les femmes de ménage de la marina peuvent assurer des lavages de linge ou autres services d’entretien sur demande.

165 Cienfuegos- Pas de ship mais il est possible de se faire aider en cas de problème par le chef de base DreamYacht à côté de la marina.

- Pour le cash, sortir de la marina et prendre à droite vers l’Hotel Jagua à 300 m où on peut changer de l’argent à la réception (Taux 1 euro = 1,20 CUC) ou aller en ville dans les deux ou trois banques accessibles, le taux y est plus favorable (1,26), mais ne pas oublier de présenter son passeport. Éviter aussi les petites coupures en Euros ou dollars, car ils relèvent à la main tous les numéros des billets.
Il faut aussi aller dans les Casa de Cambio ou Cadeca pour changer des CUC en Pesos Cubanos Nacional (1 CUC = 25 pesos Cubanos).
On utilise les CUC ds les restaurants, les hôtels, supérettes, services et boutiques qui ressemblent à ce que l’on connaît.
On utilise les pesos cubanos pour les achats au marché (agromercado), les achats de fruits ou légumes aux vendeurs de rue, le pain et les œufs dans les tiendas ou bodegas qui normalement ne servent que les Cubains avec leur carnet mensuel (la libretta). Il existe par exemple une bodega ds la rue qui mène de la marina à l’hôtel Jagua où on peut vous servir du pain et des œufs.

- Pour aller en ville ; 45 min à pied ou prendre un bycitaxi ou un taxi (2 CUC le jour, 3 CUC la nuit).

- En ville on trouve un marché bien garni selon la saison, des supérettes qui vendent un peu toutes la même chose et autres boutiques, principalement dans le quartier autour de la rue piétonne (le boulevard) qui mène à la place Jose Marti.

-155 Cienfuegos Avitaillement : fruits et légumes dans la rue, le reste dans les supermarchés, mais aussi dans le jardin d’Omar à 500 m de la marina.

- Sortir de Cienfuegos, on peut prendre des bus à la station principale en ville, qui vous emmènent pour 24 CUC à La Havane ou un taxi qui va vous prendre 25 CUC pour 4 personnes. Le taxi vient vous prendre à la marina et c’et sans doute mieux. D’expérience, il faut quand même regarder de près l’état du véhicule et ne surtout pas s’attendre à rouler dans une voiture chinoise récente. Voiture de loc à 100 CUC par jour.

CONCLUSION :

Cienfuegos est sans doute le port le plus agréable de la côte Sud ou relâcher pour rayonner dans Cuba, même y laisser son bateau pour rentrer qqs mois. La population y est très accueillante et chaleureuse pour peu qu’on lui accorde de l’intérêt, qu’on fasse l’effort de parler un peu espagnol. La ville est très agréable, très propre, tranquille, loin de la surexcitée La Havane et des assauts touristiques que vivent d’autres villes telles que Trinidad. Aujourd’hui, les Cubains ont aussi accès au CUC. Des petits business ayant été autorisés, la multiplication des casas particulares, le mercado negro essentiel pour trouver tout ce que le gouvernement ne met pas dans les rayons, développent une relation nouvelle à l’argent (dinero) pour beaucoup de Cubains. Toutefois, les paysans (campesinos) demeurent très pauvres ainsi que les employés de bas niveau (salaire entre 250 à 300 pesos cubanos par mois). À la marina, le chef douanier en fin de carrière, après des études universitaires, ne gagne que 440 Pesos Cubanos, le prof d’université 15 CUC, le médecin, 30 CUC. En somme, le pays est en train de changer, chaque jour un peu. La nouvelle relation à l’argent va s’ils n’y prennent pas garde détruire des valeurs qui existent encore chez eux, plus chez nous, à savoir, une solidarité tout court et une solidarité intergénérationnelle exceptionnelle, la gentillesse et la courtoisie. Deux populations vont naître, une encore plus pauvre qu’elle n’était, et l’autre plus riche. La plupart des familles ont leurs enfants à l’étranger et beaucoup nous envient notre facilité à entrer et sortir de tous ces pays.

Du point de vue touristique, rien de plus que dans le guide du routard. Toutefois, pour les marins, les jardins de la Reine (à l’intérieur) nous ont personnellement déçus : cayes essentiellement couvertes de mangrove, quasi pas de plages où débarquer, eau trouble, mais poissonneuse. L’intérieur des cayes offre des abris nécessaires, car 25 nd pendant 3 jours est une situation courante. Ces abris dans les cayes comme Cayo Cuervo ou algodon grande ont des fonds vaseux qui facilitent les dérapages. Expérience vécue, on ne dérape pas pendant 2 nuits avec 25 nd, mais on dérape la 3e toujours avec 25 nd. Comme quoi, on n’est jamais à l’abri. L’extérieur de la barrière des jardins de la Reine est plus intéressant pour la clarté de l’eau et les mouillages, mais la vigilance reste de règle.

 

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- « Ti Corail » en nav Cuba vers Martinique -- Cuba, Haïti, Rép. Dominicaine, Porto-Rico, Iles Vierges US, Saba, Guadeloupe, Martinique



Lundi 23 Avril 2012 Transit Cuba Cienfuegos vers Martinique le Marin : cuba

L 14° 28,04'N -- G 060° 52,48'W - 1 871 milles parcourus
Cuba, Haïti, Rép.Dominicaine, Porto-Rico, Vieques, Saba, Saint-Kitts, Guadeloupe, Dominique, Martinique

Ainsi, nous sommes bien partis de Cienfuegos le lundi 23 avril à 11 h, derrière un front froid très puissant pour nous assurer 2 jours de portant. Les premières 24 h se sont bien déroulées, mais au lieu d’avoir du NW, nous avons eu du SW, c’était bien quand même et avons parcouru 146 milles. Mardi soir, surprise à 12 milles du Cabo Cruz, le vent de NNE est monté en cinq minutes de 10 à 35 nd établis toute la nuit. Prise du deuxième ris un peu en catastrophe avec la peur de casser et nous voilà partis à 8 nd espérant s’abriter derrière le Cabo Cruz. Que nenni ! La fête a duré toute la nuit et nous avons fait un peu de moteurs pour tenter de nous abriter à proximité de la côte. La mer était plus facile et nous avons pu ainsi faire de l’Est sous voiles jusque environ 8 h puis pétole ! Nous avons alors décidé de nous reposer et d’aller mouiller dans la petite baie de Marea del Portillo au SE de Cuba 30 M derrière le Cabo Cruz. Nous y sommes arrivés à 10 h le 25 avril. 1re visite des Guarda Fronteras à 13 h alors que nous dormions. Ils nous expliquent que l’on ne va pas pouvoir rester bien que l’on nous ait dit le contraire à Cienfuegos. On tergiverse et on n’exécute pas leurs ordres de dégager. Ils reviennent à 17 h pour nous faire dégager ! Nous sommes donc repartis en mer sur un moteur avec pétole... vers l’Est évidemment. La bonne surprise entre Cabo Cruz et Chivirico a été la présence de brises de N ou de S suivant l’heure et de courant portant à l’E entre 1 et 2 M de la côte, nous permettant de gagner dans l’E. En revanche, à l’E de Chivirico, le courant devient contraire et porte à l’ouest entre 1 et 2 nd. La journée de jeudi 26 a été correcte en longeant la côte sud de Cuba jusqu’à Santiago avec des vents de N, de S et même du courant portant puis nous avons entrepris de traverser jusque Haïti.

retour cuba cienfuegos cabo cruz


La traversée du Windward passage a été aisée. Nous avons viré vers le large à 10 M dans l’W de Santiago de Cuba, Route fond moyenne au 150. Il a fallu attendre 25 M pour trouver du vent correct d’E. Puis 2 h de vent entre 18 et 20 nd de ENE qui nous ont permis de mieux remonter au 140. Le vent a ensuite faibli avec des moments de pétole et un peu de moteurs. À environ 12 M du cap Dame-Marie, le vent est monté doucement à 14 nd puis de nouveau vent faible à environ 8 M du cap Tiburon. Pétole encore jusqu’à la pointe l’Acabou où nous retrouvons un vent d’E qui va passer rapidement de 15 à 20 nd avec une belle houle SE, c.-à-d. dans le nez !

retour cuba cabo cruz haiti


Le passage de la Pointe l’Acabou (Sud de Haïti) a été plus coriace par 20 nd d’E et cette houle de SE qui nous a gênés dans les bords vers le S, les bords vers le N étant plus confortables et rapides avec la houle de travers. Un fort courant contraire jusque 2 nd portant à l’ouest a aussi gêné notre progression. Nous avons ainsi tiré des bords pendant 3 h 30 pour parcourir ces 8 M difficiles avant de pouvoir nous diriger vers l’Île à Vache. Les virements de bord vers le S ont été généralement effectués dans les fonds de 20 m à environ 500 m de la côte. Une fois dans les fonds de 10 m, et je ne le referai pas, car la houle puissante de SE y levait des vagues pouvant être dangereuses. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour gagner dans l’Est !

retour cuba haiti


Nous avons passé 2 nuits à l’Île à vache à Haïti. Le mouillage nous a semblé plus propre, les rives dégagées de certaines épaves. Repartis le lundi 30 vers l’E mais la mer était trop forte et nous avons relâché en fin d’après-midi à Grosse caye dans la baie d’Aquin. Mouillage isolé et désert avec des vrais pauvres qui réclament à manger, pas de T-shirts, sans tel portable, et qui ont remercié le ciel pour quelques paquets de gâteaux ou boîtes de conserve.

300 HAITI pecheur devant JacmelNous avons repris la mer le 31 et avons tiré des bords pour faire de l’E avec 15 à 20 nd de vent et une houle de 6 à 8 pieds de SE. Pas le top, mais on n’avait pas le choix. Nous sommes restés à moins de 5 M de la côte, car au-delà les vents et la mer forcissaient notablement et à plus de 2 M de la côte pour ne pas rester planté dans les brises de terre la nuit ; cela donne beaucoup de virements de bord ! Le près, c’est chouette ! On sait que l’on ne progresse pas à plus de 2 nd (par h) dans la direction voulue. Par exemple, ce jour-là, nous avons progressé vers l’Est de 48 M en 24 h ! On a le temps de voir le paysage ! Un peu épuisés, nous avons relâché dans la baie de Jacmel, assez jolie, mais pas très bien protégée, pour y faire une nuit réparatrice. On pouvait croire qu’il y avait une fête foraine avec le nombre de tentes montées à proximité de la plage, mais non. Les tentes étaient des campements provisoires en toile blanche amenés par les Nations Unies pour y abriter les stands du marché. On était tranquille ! Personne ne vient jamais ici, ils vont tous à l’Île à Vache. Pas la queue d’un ti blanc !

Après une nuit merveilleusement reposante, nous voilà repartis jeudi 3 de Jacmel avec du vent de SW ! dans la direction de Isla Beata en Rép. Dominicaine, la bienheureuse. Sans doute ce vent étrangement favorable est-il une faveur de la Virgen de la Caridad, patronne des pêcheurs cubains, dont 2 images nous ont été offertes par une famille cubaine et qui sont bien en place dans le carré de « Ti Corail ». En tous cas, il n’est pas du fait des prévisionnistes météo dans leurs bureaux à Miami. Agnès est heureuse, la mer est belle, il fait beau ! Une embarcation de pêcheurs haïtiens s’est approchée de nous pour nous proposer une dorade coryphène fraîchement pêchée, mais nous la leur laissons. En revanche, nous avons mis une ligne à l’eau ! Cela faisait longtemps que l’état de la mer ne l’avait pas permis, mais cela n’a rien donné.

300 republique dominicaine mouillage isla beataNous avons ensuite relâché le 4 au soir pour mouiller sur la côte NW de l’île Beata en République dominicaine. La partie N de cette côte sous le vent laisse apparaître une longue plage plantée de palmiers sous lesquels se trouve un campement de pescadores avec leurs cabanes construites entre le bord de mer et la falaise corallienne masquée par les palmiers. L’approche est saine dans des fonds qui remontent doucement à moins de 10 m à environ 900 m de la plage et permettent de mouiller à 150 m du bord dans 3 m d’eau claire sur fond de sable. On compte pas moins d’une 30ène d’embarcations avec moteur HB. Certains pêcheurs vivent là avec leurs femmes, mais sans doute sans les enfants. Aucun n’a été vu. Un poste de la Marina Guerra dans un algeco de 40 pieds surmonté du pavillon national se situe au milieu du campement et assure les fonctions de police. 1 h après notre arrivée, 2 personnes sans uniforme ni t-shirt Navy, mais réputées de la Navy se sont approchée avec une embarcation de pêcheurs et sont venues contrôler nos papiers. Examen du despacho de sortie de Cuba, qqs questions diverses sur le bateau, visite du bord accompagnée serrée. Le 1er d’entre eux se tient correctement et nous expliquent leur rôle ici à Beata et nous invitent à les contacter sur le 16 (appeler BEATA, en espagnol, c’est mieux !) qq. soit nos besoins. Le second, avec une mine de mandrero et de moindre tenue nous réclame du rhum et nous barbote la bouteille tandis que nous devisons agréablement avec son compère. Je ne l’ai d’ailleurs pas lâché d’une semelle lors de la visite du bateau, sachant que la moindre inattention allait se conclure par une quelconque rapine de leur part. Sinon, ils nous ont assuré que nous pouvions rester autant que nous voulions sur ce mouillage, sans obligation urgente d’aller ailleurs faire des formalités d’entrée si nécessaires.

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retour cuba republique dominicaine


Nous sommes repartis dimanche 6 au matin en direction de l’île Saona à l’extrémité E de la Rép. Dominicaine. Le vent d’E au départ a molli dans la journée pour devenir inexistant en soirée. Il a fallu mettre un moteur. On en a profité pour faire de l’eau. La nuit a débuté avec l’éclatement de gros orages à proximité de la côte et sur terre et le vent s’est ensuite calé à l’ENE. Nous avons ainsi tiré des bords toute la nuit jusqu’à la Pointe Salina. Le lundi 7 a été meilleur, car nous n’avons fait que 2 bords, tous gagnants avec le vent qui monte ENE jusque 14 h puis vire SE tout l’après-midi. Le mardi soir a aussi été ponctué d’orages avec nécessité de prendre des mesures… Le bateau est parti à 9,6 nd !

Par ailleurs, nous sommes maintenant en mer depuis 2 semaines et les vivres frais deviennent rares. Quelques tomates se battent en duel dans un frigo chaque jour plus vide tandis que 2 choux résistent au temps dans un des coffres. Nous avons appris par Radio La Havane le succès de notre nouveau président aux élections et pu entendre son discours à la Bastille. Que d’émotions ! J’ai fait tout ce que j’ai pu pour essayer d’en savoir plus sur toutes les fréquences de RFI… mais sans succès. On capte très bien Radio La Havane ainsi que Radio Roumanie Internationale en Français lesquelles ont sans doute pris le relais de RFI pour la diffusion de la langue française. Ti Mouss résiste du mieux qu’elle peut à la fatigue et elle est remarquable. Crevée, mais au top malgré un rein droit fragile et sensible, lequel n’aime pas sentir les soubresauts du bateau dans notre course au près et se rappelle à son bon souvenir par des douleurs quasi permanentes. La douleur ne s’estompe quelorsque nous arrivons dans un mouillage et que le bateau ne bouge plus. De plus, elle n’a toujours pas entamé ses patches de Scopoderm… car elle n’a pas ressenti le moindre mal de mer depuis notre départ il y a 2 semaines. Nous ne sommes plus qu’à 500 M de la Martinique et nous capterons très prochainement les émissions radio de nos amis navigateurs sur 6 905 kHz à 8 h tous les matins. Déjà Jean-Yves et Claudine de « Alizé » nous font parvenir des points météo et c’est très sympa.

D’ailleurs, du mauvais temps est annoncé pour la fin de semaine et il faut qu’on se trouve un abri probablement à Saona, île à l’extrémité sud-est de la République dominicaine.

retour cuba passage mona

Nous sommes arrivés au matin du mardi 8 en vue de l’île de Saona. Nous devions nous y arrêter, mais nous avons décidé de ne pas faire de pause et de franchir le passage de Mona vers Porto-Rico puisque les conditions météo étaient bonnes et que cette situation n’allait pas durer. La 1re partie s’est passée mieux que prévue avec des vents de NE pour 10 nd nous faisant faire un long bord au 120 sous l’île de Mona. La mer était belle avec 3 à 4 pieds de houle, Agnès a même fait des yaourts, un délice. Au cours de la nuit, le vent a viré E même force et nous sommes partis sur un autre bord au 040. Mercredi 9, la mer a un peu forci avec de l’E pour 12 nd, l’omelette a failli d’ailleurs quitter la poêle !

retour cuba porto rico

Nous avons continué à tirer des bords sans discontinuer. Nous avons relâché en fin d’après-midi le 09 et mouillé dans la Bahia de Salinas à l’extrémité SW de Porto-Rico pour 1 nuit de repos. Nous allons sans doute butiner ainsi de mouillage en mouillage en attendant une meilleure météo. Nous n’avons pas vu de Coast Guards, il est vrai que nous sommes arrivés à l’heure de Happy Hour. Nous prenons un risque dans les mouillages de nos amis porto, mais ricains, car nous n’avons pas de visa US et je me méfie de la rigueur des administrations anglo-saxonnes même si Porto-Rico, état associé des États-Unis défend avec ardeur son caractère hispanique. Nous verrons bien...

Le lendemain 10 mai, nous sommes repartis vers l’E et avons tiré des bords toute la journée avant de mouiller pour la nuit à Caleta Salinas. Nous avons progressé ce jour-là à 1,93 nd vers l’E !

300 porto rico

Repartis le lendemain vendredi 11 mai à 4 h du matin vers Isla Caja de Muertos à 25 milles dans l’E. Toujours pas de Coastguards ! Aujourd’hui, 25 M à faire vers l’Est, cela veut dire 13 h à tirer des bords. Le matin, nous avons eu beaucoup de grains avec rafales à 25-30 nd, un ciel très chargé, mais qui s’est dégagé l’après-midi. Il faut bien serrer la côte, en plus la mer y est plus plate, le bateau file plus vite et les bords plus serrés. En plus ici, il y a très peu de casiers. Cette île à 7 M dans le SE de la ville de Ponce est isolée et tranquille. Elle présente un mouillage bien abrité des vents d’E et nous avons posé notre ancre sur un fond de sable dans 3 m d’eau turquoise à 150 m d’une petite plage. Le WE, y viennent quelques bateaux à moteur avec le traditionnel frigo box remplie de glaçons, bières et sandwiches pour passer la journée. La météo n’étant toujours pas favorable, nous avons décidé d’y passer tout le WE. Nous en avons profité pour faire une petite réparation sur le Génois. Il faut soigner cette voile, car nous avons encore près de 400 M à parcourir au près sur un total de 1 300 milles. Le plus gros est fait.

Le lundi 14, nous sommes repartis vers la Bahia de Jobos pour y mouiller en soirée. Cette baie est ceinturée de récifs couverts de mangrove et nous avons choisi d’y entrer par la « boca del infierno », tout un programme ! C’est bien le genre de passe dont il faut se méfier, 400 m de large, ouverte en plein sur la houle de SE, un maximum de 3,40 m d’eau relevé en son milieu. Nous avons choisi d’y entrer en route au 300, dans l’axe médian des plus grandes profondeurs, vent arrière, houle de SE entre 1 et 1,50 m. Pour la sortie, le lendemain, nous sommes partis tôt le matin à 7 h sachant que nous aurions encore un vent nul à ce moment-là et ainsi une passe très calme. Nous étions en plus à marée haute (+0,20 m) avec un léger courant sortant de 0,2 nd. Pour ce qui est du mouillage, le top ! La mangrove devant, des usines derrière ! Le rêve ! Plaisir le lendemain matin, nous avons entendu des souffles dans l’eau et nous avons vu… un couple de lamantins allant tranquillement brouter quelque part dans 3 m d’eau.

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Ce mardi 15 matin, nous avons repris la route vers le mouillage suivant, Puerto Patillas. Pas grand-chose sur les cartes, mais on peut noter la présence d’une zone récifale et de mangrove au SE de la baie qui peut procurer un bon abri de tout ce qui vient de l’E ou du SE, là aussi des lamantins ! Il faut se méfier de quelques hauts-fonds, mais qui sont bien signalés sur les cartes et on est allé se mettre tranquillement à l’abri à 200 m du rivage dans 2,50 m. Le mouillage est ventilé, mais le plan d’eau très calme. Puerto Patillas est un petit village bien isolé et tranquille sur cette côte SE de Porto-Rico. Autant dire que nous n’avons encore pas vu ici ni Coastguards ni rangers ni police !

retour cuba vieques

Jeudi 17, 6 h, nous nous sommes lancés dans la traversée de 60 milles vers l’île de Sainte-Croix (Îles Vierges Américaines), mais devant la météo et la dureté de la mer, nous avons modifié nos plans et raccourci le trajet en nous dirigeant vers l’île de Vieques (Îles Vierges Espagnoles, cédées avec Porto-Rico par l’Espagne aux États-Unis au traité de Paris qui mit fin à la guerre hispano-américaine en 1898). Les grains se sont enchaînés toute la journée et le ciel est demeuré couvert. Nous avons vu pour la 1ére fois depuis longtemps des dauphins accompagner « Ti Corail » sur sa route. Que du bonheur ! Nous sommes arrivés à 18 h au mouillage de Punta Arenas de l’île de Vieques. Le mouillage est bien abrité des vents d’E, mais la houle de SE arrive à contourner la pointe SW de l’île créant une onde pour vous bercer ou vous bousiller le dos, au choix !

Le lendemain, vendredi 18 mai, nous avons parcouru une douzaine de milles au près pour rejoindre un autre mouillage de la côte S de l’île Vieques, Bahia Chiva. Encore un mouillage désert, mais on peut noter la présence de quelques baigneurs à la peau bien blanche, sans doute quelques touristes en vacances au village principal de l’île.

La houle de SE rentrant encore un peu dans ce mouillage, nous avons parcouru quelques milles de plus le samedi 19 pour rejoindre le mouillage de Bahia Salina del Sur, le plus à l’est de l’île. Nous y sommes restés vraiment seuls, sans âme qui vive. Seul un gros barracuda de plus d’1 m de long a élu domicile dans l’ombre protectrice sous le bateau. Je suis allé visiter la coque pour la nettoyer... seulement un petit peu avec ce prédateur à 3 m de distance, calme, stable dans l’eau et sans un mouvement, légèrement incliné vers le bas, sa grande gueule entrouverte montrant ses redoutables dents acérées, mais ne me perdant pas de vue. Heureusement, dans les Caraïbes, les barracudas n’ont pas la réputation d’attaquer l’homme contrairement à leurs congénères du Pacifique. Les prévisions météo n’étant toujours pas favorables, nous avons reporté encore notre départ. Nous en avons profité pour nous reposer. De plus, Agnès souffre toujours par moments encore de son rein droit avec des poussées de température inexpliquées. Dès que nous serons en Martinique, elle pourra faire les examens nécessaires, elle en a un besoin de plus en plus urgent. Lundi 21 toujours au mouillage ! La météo nous donne la surprise du jour, la première tempête tropicale, ALBERTO, au large de la Géorgie et faisant route au S ! A priori, nous ne sommes pas concernés, mais la saison cyclonique n’est même pas commencée officiellement ! Cela promet.

Une semaine d’attente à Isla Vieques et la fenêtre météo est enfin là : 5 jours de vent 10-15 nd E à SE ! Nous sommes donc repartis à tirer des bords le samedi 26 mai à 4 h en direction de Saint-Kitts, mais dans une mer maniable. Agnès ne souffre pas, le bateau non plus. Nous épuisons les dernières boîtes de conserve de ce que Agnès préfère : jarret aux lentilles, saucisses de Toulouse aux lentilles, cassoulet... Autant dire qu’elle est passée sur yaourts maison, le seul truc qu’elle réussit à avaler. La pénurie de cigarettes menace aussi, la situation devient grave !
Nous devrions être à Saint-Kitts lundi soir... les 1res courses ainsi que les 1ers pas à terre depuis 37 jours (depuis le départ de Cienfuegos) : eh oui ! À Vieques, nous n’avons pas mis le dinghie à l’eau, les rives et plages comportaient des panneaux tous les 200 m, Interdiction de débarquer, danger explosifs. La moitié E de l’île est un ancien terrain d’essai de divers joujoux de l’Armée américaine. Ils sont partis depuis les années 2000, mais le terrain n’est pas nettoyé des résidus de leurs jouets et interdit au public.

retour cuba vieques st kitts

Nous avons fait une pause sommeil à l’île de Saba le dimanche 27. Cette fois, le mouillage était bien protégé et nous avons pris une bouée au pied du volcan.

300 nav vieques saba

Nous sommes repartis le lundi vers Saint-Kitts et son mouillage de Basse-Terre. Hélas, à l’arrivée, nous nous sommes aperçus que ce mouillage n’était pas bien protégé (le mouillage n’était d’ailleurs occupé que par un seul bateau) et nous avons du pousser plus loin vers le mouillage de White House Bay, occupé par une dizaine de bateaux. Nous y sommes arrivés à la tombée de la nuit. À noter cette année que ce mouillage est nouvellement équipé de quelques bouées.

300 montserrat vue sous le ventAprès une bonne nuit de sommeil, nous sommes repartis de l’île Saint-Christophe (Saint-Kitts) le mardi 29 mai vers Deshaies en Guadeloupe en espérant que les vents nous permettraient de ne faire qu’un seul bord jusque Deshaies. On pouvait toujours rêver ! Les cartes, les fichiers météo et le CROSS Antilles Guyane nous prévoyaient du vent d’ESE, mais nous avons eu de l’ENE pendant tout le parcours. Le vent est demeuré raisonnable entre 13 et 15 nd entre Saint-Kitts et Montserrat alors que nous étions avec toute la grand-voile. Nous sommes passés sous le vent de cette île volcan, ce dernier étant en faible activité puisque le panache de fumée émanant de son cratère était réduit par rapport à l’année passée. Passée l’île de Montserrat et pris un ris par précaution, le vent a forci entre 18 et 23 nd avec une mer peu agréable et nous avons dû enrouler un peu de Génois pour réduire les contraintes sur le bateau. Le vent a adonné plusieurs fois nous remettant sur la route alors que le courant nous emportait au SW de telle façon qu’il nous a amenés gentiment à 5 M dans l’W de Deshaies. Nous avons mis les moteurs pour parcourir ces derniers milles et arriver dans le mouillage. Il a fallu faire quelque peu attention, car il était près de minuit, ciel clair, mais avec une Lune en train de se coucher et éclairant peu le plan d’eau, et nous craignions la présence des bouées de casiers des pêcheurs Guadeloupéens. Nous sommes rentrés dans le mouillage, Agnès éclairant l’avant du bateau avec un gros projecteur, pour nous trouver une petite place parmi, oh surprise, une vingtaine de bateaux déjà présents.
La pioche était posée sur le fond du mouillage de Deshaies en Gwada à 1 h et nous soulagés et heureux que le vent nous ait couverts de ses faveurs au cours de cette journée de navigation.


retour cuba st kitts deshaies

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300 deshaies victor agnes

Il nous a fallu parcourir 1 725 milles pour retrouver une terre française et la fouler de nos pieds après 38 jours de mer sans mettre pied à terre ni prendre un quelconque complément d’avitaillement. Le soleil levé, nous avons redécouvert ce mouillage, le plus réputé de la côte sous le vent de la Guadeloupe, bien protégé par le Gros-Morne, son village charmant s’étalant au fond de l’anse et arborant fièrement son clocher. Nous avons ainsi fait à Deshaies notre premier retrait carte bleue depuis plus de 6 mois et nos premiers achats, salade verte, viande fraîche, du pain... extraordinaire ! Nous y sommes restés jusqu’au WE en particulier pour y revoir Victor ainsi que d’autres amis guadeloupéens connus il y a 2 ans, Antonin et Gervais, Édouard et Fabienne du restaurant La Kaz. Nous avons aussi retrouvé les plaisirs de la table française et antillaise.

Nous avons quitté Deshaies en Guadeloupe le dimanche 3 juin pour faire une halte sommeil le soir même dans l’île de la Dominique au mouillage de Porsmouth dans Prince Ruppert Bay. Navigation voiles et moteurs sous le vent de l’île, les 10-15 nd annoncés par la météo se sont révélés être 20 nd établis dans le canal des Saintes (survente de la pointe Sud de basse Terre), une fois passée la pointe du Vieux-Fort, mais d’ENE au lieu de Est, super ! Le bateau a continué à bien tracer sa route ainsi sous le vent des Saintes. Vers 13 h, alors que le vent était descendu aux environs de 12 nd au Sud des Saintes et que nous téléphonions aux parents, le bateau s’est trouvé brusquement ralenti, les 2 safrans pris dans plusieurs filins de pêche flottants en surface, à la dérive et de plusieurs centaines de m de long ! 3 min plus tard, le bateau s’est heureusement dégagé tout seul et il a aussitôt repris de la vitesse. Le vent est de nouveau monté à environ 8 M de la pointe Nord de la Dominique (les habituelles surventes des pointes) et nous a permis d’entrée dans Prince Ruppert Bay vers 16 h. Nous avons encore tiré un bord dans la baie pour nous payer le luxe d’une arrivée et d’un mouillage à la voile, lequel s’est bien déroulé (affalage GV et pose de la pioche simultanés) à ceci près qu’il a fallu remonter l’ancre, car nous avions le sentiment d’avoir nos jupes un peu trop près d’une bouée. C’était bien quand même, on s’amuse comme on peut !

retour cuba deshaies marin

Une bonne nuit de repos et nous avons repris la route lundi 4 juin vers la rade de Saint-Pierre en Martinique à 55 M de là. Là encore, navigation voiles et moteurs sous le vent de l’île, avec de belles vitesses entre Mahaut et Salisbury puisque 16 nd de vent de travers et un plan d’eau calme. À la pointe Sud de l’île et l’entrée dans la survente qui l’accompagne, nous avons fait une pointe à 8,6 nd avec 25 nd de vent sous un ris. Le vent est tombé à 14 nd dans le milieu du canal de la Dominique avant de remonter à 18-20 nd à l’approche du Cap Saint-Martin au nord de la Martinique. Nous avons été accueillis par un groupe de dauphins un peu avant la commune du Prêcheur dont certains nous ont régalé de leurs sauts à la verticale et de leurs coups de queue sur les vagues, ce qui n’est pas commun. Ils ont sans doute fêté ainsi le retour d’Agnès dans les eaux martiniquaises. Mouillé à la voile 50 m à Saint-Pierre au NW de la Martinique.

9 h lever d’ancre pour la destination finale Le Marin, régler tous les soucis et reprendre sereinement les flots... Mais cette nav n’a pas été de tout repos : avec du vent d’E force 6, qui nous force à réduire. Nous tirons nos derniers bords pour passer la Pte du Diamant avec 25 nd de vent et une mer bien levée. 15 h, Passage de la 1re bouée du chenal du Marin ! Affalé les voiles. 15 h 48, mouillé 40 m au Marin au SW de la Martinique. On y est ! Une bonne surprise nos copains bateau « Cocktail » sont là !


168 bords depuis départ.

Distance parcourue totale 1 871 Milles en 28 jours de nav (390 Heures) (1 323 milles en trajet direct papier)


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logoarticle   14/08/2012

 

martinique grenade nav 2012   heidisite

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- Martinique Heidi

- De la Martinique vers Grenade



Du 5 juin au 15 juillet 2012 Martinique Le Marin : france martinique
L 14° 28,17'N -- G 060° 52,15'W

Nous retrouvons « Cocktail » avec plaisir, Christine et Bruno ainsi que leurs ti yorks Cannelle et Dinosaure. Lors de leur visite véto pour les vaccins, ils lisent une petite annonce de vente d’un bb yorkshire, sachant que depuis 3 ans, nous envisagions l’acquisition d’une toutoune aussi adorable que les leurs, ils ne manquent pas de nous en faire part... 24 h de réflexion, puis nous allons tous les 6 chercher avec Paula, notre Mini Mouss (dixit Hélène !). Elle est née le 17 avril, déjà sevrée car la maman n’a plus de lait. Nous l’avons nommée Heidi, elle est adorable, un peu chipie, mais propre au bout de 4 jours sur le bateau. 2 « caisses pipi » avec des tapis pelouse, une installée dans le cockpit et une dans la cabine Tribord.

Heidi 1Heidi 2Heidi 3Heidi 5

Ti Mouss a fait sa batterie d’examens médicaux, rien d’alarmant seulement à suivre...

Nous avons fait un séjour à la Marina du Marin où « Ti Corail » a subi quelques contrôles (gréement, coque...), réparations (trampoline, drisses, machine à laver...), aménagements (plaques de bois pour protéger Heidi des chutes dans les escaliers, filets autour de « Ti Corail »...) et avons fait le plein gaz, avitaillement pour la saison cyclonique. Ce séjour n’a pas été de tout repos ! Maintenant, nous allons souffler et nous accorder quelques jours de détente à Sainte-Anne, avant de descendre doucement vers les Grenadines puis Grenade ou nous retrouverons « Cocktail » pour ensuite partir ensemble sur le Vénézuela.

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Lundi 16 juillet 2012 La Martinique Le Marin vers Sainte-Anne : france martinique
L 14° 26,11'N -- G 060° 53,02'W - 3 M parcourus

A 11 h 30 nous lâchons les amarres avec grains et vent. Ce sera la 1ère nav pour Heidi, courte et aux moteurs... attachée. 12 h 15, arrivée à Sainte-Anne. Tous les jours nous pensons à nos amis de « Balafenn », nous regrettons de ne pas avoir faire route avec eux pour le Mexique... mais il fallait revenir ! Nous retrouvons « Alizé » et « Mayakri ». Nous attendons l’arrivée de Nicholas en Martinique, nous passons une trop courte soirée ensemble devant une bonne pizza. Puis « Ti Corail » et son équipage sont prêts à prendre la mer.

Martinique Marin entrainement yole

Mercredi 25 Juillet 2012 La Martinique Sainte-Anne vers Sainte-Lucie Marigot Bay : ste lucie
L 13° 58,03'N -- G 061° 01,70'W - 29 M parcourus

8 h Levé l'ancre, avec Heidi attachée dans le carré : impératif ! Vent ENE 4/5 GV 1 ris+ Génois. Houle d’E. « Ti Corail » tape, Heidi est malade : la trouille ? le mal de mer ? Une dizaine de globicéphales nous ont tenu compagnie dans le canal de Sainte-Lucie. Dans le bateau, on les entend communiquer, Heidi lovée sur son ti coussin n’a pas bougé. Sous le vent de Sainte-Lucie, la mer se calme,Ti Mouss prépare le repas, Mini Mouss sommeille et Captain veille ! Sous voile entre 6 et 7 nd, le courant est avec nous. Arrivés à 13 h 30 à Marigot Bay de Sainte-Lucie, mouillage abrité avec peu de monde. On dessale « Ti Corail » pour qu’Heidi se dégourdisse les pattes, elle mange, ça va mieux ! C’est sa 1ère vraie nav...


Jeudi 26 Juillet 2012 Sainte-Lucie Marigot Bay vers Bequia Admiralty Bay : st vincent et grenadines
L 13° 00,22'N -- G 061° 14,54'W - 62 M parcourus

St Vincent Bequia Admiralty Bay6 h 30 Levé l'ancre, Heidi a suivi la préparation du bateau avec attention. Sous le vent de Sainte-Lucie aux moteurs GV 1 ris, on en profite pour faire du dessal. Dans le canal vent ENE 4/5 GV+ Génois, mer agitée. Mini Mouss est encore malade... Sous le vent de Saint-Vincent, une navette nous vient dessus sans le moindre complexe, nous avons du largement nous dévier ! Arrivée à 17 h 10 à Admiralty Bay de Bequia, mouillage un peu rouleur, Heidi est toujours malade...Ti Mouss tél au véto, il faut essayer de lui donner du riz... Vendredi, nous faisons les formalités d’entrée et décidons de rester un jour de plus pour que toutoune reprenne vie... Samedi tout va bien, elle mange, joue, youpi, nous avons eu peur... Bequia est toujours aussi agréable, nous y faisons quelques courses de produit frais dont le calalou (miam c’est bon !).


Dimanche 29 Juillet 2012 Bequia Admiralty Bay vers Mayreau Salt Whistle Bay : st vincent et grenadines
L 12° 38,86'N -- G 061° 23,69'W - 25 M parcourus

7 h 30 Levé l'ancre. Mini Mouss a eu de la Cocculine dans quelques croquettes avant le départ. Le ciel est couvert. ENE 4/5 GV + Génois, au portant mer pas trop formée, allure confortable. « Ti Corail » progresse entre 6 et 7 nd. Heidi va moyen, mais ne vomit pas. Arrivée 11 h 30 au mouillage Salt Whistle Bay de Mayreau. Très très rouleur, on nous propose une bouée pour 60 EC la nuit... Mais où est passé le Mayreau de 2005 ? Nous déjeunons et décidons de partir pour le mouillage de Saline Bay souhaitant qu’il soit moins rouleur...


Mayreau Salt Whistle Bay vers Saline Bay: st vincent et grenadines
L 12° 38,01'N -- G 061° 23,85'W - 4 M parcourus

12 h 30 nous levons l’ancre. 13 h 40 arrivée à Saline Bay, enfin un mouillage calme... Mais toute la nuit nous avons roulé... Cette année, Mayreau n’aura pas été notre paradis !

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Lundi 30 Juillet 2012 Mayreau Saline Bay vers Union Clifton : st vincent et grenadines
L 12° 35,81'N -- G 061° 24,81'W - 4 M parcourus

St Vincent Union Clifton Harbour panoramique9 h 15 Levé l'ancre. Vent SE, aux moteurs pour faire fonctionner le dessal, ça danse, avec houle et vagues de travers. Arrivée à 10 h 15 au mouillage de Clifton Harbour à Union, certes venté, mais bien protégé par le reef de corail. Très peu de bateaux, pour nous génial, mais pour ceux qui vivent du tourisme : moins génial. Nous allons dîner au « West Indies », nous sommes les premiers clients depuis 12 jours, nous passons une très agréable soirée à discuter avec Joëlle la patronne. La viande y est excellente et mêmeTi Mouss qui n’est pas carnivore a apprécié. Heidi était avec nous, elle a été adorable et adorée ! Un vilain coup de vent arrive (la tempête tropicale ERNESTO) et nous invite à précipiter notre départ.

Ernesto 20120731

Mercredi 1 Août 2012 Union Clifton vers Carriacou Hillsborough : grenade
L 12° 29,02'N -- G 061° 27,69'W - 8 M parcourus

Mercredi, nous faisons les formalités de sortie pour tailler la route vers le sud, au cas ou... Pour l’instant 40 % de risque cyclonique avec un passage sur Saint-Vincent. Les formalités de sortie étant en over time, puisque jour férié = 110 EC. Il a fallu aussi aller les effectuer à l’aéroport, les bureaux en ville étant fermés. Les quelques bateaux présents quittent le mouillage... vers le Sud.

11 h 30 Levé l'ancre après avoir fait les formalités de sortie de Saint-Vincent. Un ti tour sur le blog de « Balafenn », ils ont mis une photo de notre Mini Mouss ! Vous aussi vous nous manquez fort.... Le coup de Trafalgar météo se confirme.. ENE 4/5 Génois, allure travers à 6 nd. 13 h 30 « Ti Corail » mouillé à Hillsborough de Carriacou, île dépendante de Grenade. Formalités d’entrée.

Carriacou Hillsborough vers Tyrell Bay: grenade
L 12° 27,42'N -- G 061° 29,06'W - 4 M parcourus

16 h 15, Levé l'ancre pour Tyrell Bay. ENE 4/5 Génois vent arrière. La météo reste menaçante. De Tyrell Bay nous serons prêt pour descendre rapidement. 17 h 15 mouillage dans la grande baie de Tyrell, beaucoup beaucoup de bateaux ! mais très calme. Captain se rend compte que le frigo fonctionne mal.... jusqu’à 1 h du matin, soirée occupée à diagnostiquer, réparer, nettoyer ! Mais champion le Captain le frigo fonctionne. Les fabricants qui vantent les mérites des frigos à réfrigération à l’eau de mer pour leur meilleur rendement ne vous parlent jamais des contraintes induites par la circulation d’eau de mer dans les tuyaux, pompes et filtres, développement des coquillages et algues, nettoyage obligatoire et très fréquent des filtres, ainsi que des tuyaux pour les dégager des concrétions et coquillages qui peuvent aller jusqu’à les obstruer.

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Jeudi 2 Août 2012 Carriacou Tyrell Bay vers Grenade Saint-Georges : grenade
L 12° 02,33'N -- G 061° 45,44'W - 36 M parcourus

Sur les ondes BLU le sujet du jour : la tempête tropicale nommée Ernesto. Elle devrait passer sur Union avec des vents forts au N, nous devrions être protégés à Grenade ou nous retrouvons « Cocktail ». Vent ENE 3/4 GV + Génois, voiles en ciseaux. Heidi supporte beaucoup mieux les nav lorsque cela ne tape pas trop, elle dort, se repose. Le ciel se couvre en avançant dans la journée. Un bon grain nous a permis de rafraîchir « Ti Corail » et son équipage. Arrivée 15 h au mouillage de Saint-Georges à Grenade. « Cocktail » vient du chantier de Prickly Bay. Cannelle et Heidi s’appellent de bateau à bateau. Nous passons une soirée bien sympa sur « Ti Corail ». Dommage que Jo et Jean-Michel étaient absents. La nuit suivante, la tempête Ernesto est passée apportant une belle houle d’W, insupportable ! Nous accostons à la marina Port Louis, elle est pleine de gros yachts, clientèle privilégiée ici. Les journées s’écoulent doucement avec les activités entretien « Ti Corail ». Soirées partagées entre « Cocktail » et « Ti Corail ». Les grains et coups de vent sont fréquents, ceci dit c’est la saison !

tempete tropicale ernesto 20120804 0300


Grenade Carnaval Jouvert 68Pour la deuxième année, nous vivons le Carnaval, la fête par excellence, qui a lieu la deuxième semaine d’août. Parades, concours de socca et de calypso, élection de la reine du carnaval, tout se déroule selon la tradition. Le programme débute par le carnaval des enfants (le 4 août), puis par le dimanche Gras Show (le 12 août). On entre vraiment dans le vif du sujet avec le J’ouvert du lundi (13 août). Vers 2 h du matin, les troupes de jab' jab', diables chaussés de cornes, émergent de la nuit pour envahir les rues. Leur corps était jadis noirci à la mélasse ; il l’est aujourd’hui à la boue, au goudron ou à l’huile de moteur ! Modernité oblige, la couleur a fait son entrée dans le défilé. Les diables verts, diables bleus, diables jaunes s’en donnent à cœur joie, dansant en paradant, paradant en dansant, se frottant aux spectateurs pour mieux leur déteindre dessus... La musique explose, steel-bands, calypso et camions squattés par les DJs. Nous sommes aux premières loges, là impossible de dormir ! Le jour levé, les jab' jab' s’évanouissent, comme les vampires.

Autre ambiance, voici le Pretty Mas (13 août 2012 à partir de 14 h environ). Les groupes costumés colorés (bands) défilent en cadence dans les rues de St George’s, au gré de longs cortèges exubérants. À chacun son thème, à chacun son idée. Lequel des groupes sera élu « band of the year » ? Il s’agit de faire bonne impression tout au long du parcours et plus encore aux deux points de passage où se sont installés les juges. La folie s’achèvera dans la nuit, le surlendemain (15 août). On en a plein les oreilles et les yeux ! Après toutes ces festivités, nous nous préparons à retrouver le calme des Testigos (Venez).

Grenade Carnaval Gde Parade 082Grenade Carnaval Gde Parade 109Grenade Carnaval Gde Parade 118Grenade Carnaval Gde Parade 128Grenade Carnaval Gde Parade 146Grenade Carnaval soutien au defileGrenade Chichi Bruno

 

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logoarticle   30/11/2012

 

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- Venezuela -- Les Testigos 2012

- Venezuela -- Fêtes de la Vierge 2012

- Venezuela -- Margarita - Cubagua - Golfe de Cariaco - Parc de Mochima - Puerto la Cruz



Vendredi 17 Août 2012 Grenade vers le Venezuela Les Testigos : venezuela
L 11° 23,04'N -- G 063° 08,15'W - 94 M parcourus

Après avoir bien profité du Carnaval à Grenade, nous lâchons les amarres à 16 h 30 vers l’archipel des Testigos avec nos amis de « Cocktail ». Vent ESE 3/4 GV + Génois. Ti Mouss va bien, Mini Mouss aussi et nous allons profiter ces jours des beautés de ces îles. On va pouvoir recommencer à manger de la langouste et du poisson.

Venezuela Testigos carte

Le moral est bon, le ciel est clair, les amis sont à 500 m, nous sommes heureux en mer. La nuit arrive, chacun ses 1/4 de 3 h. Le vent ESE 5 nous emmène au portant. Mini Mouss reste avec celui qui dort, elle est bien. « Ti Corail » fait sa route entre 6 et 7 nd, un peu de mer, mais pas trop inconfortable. Les derniers milles ne se sont toutefois pas déroulés comme prévu. Nous avions mis 2 cannes à l’eau dès le lever du jour, mais vers 7 h, nous nous sommes fait surprendre par un grain blanc, un gros orage dans lequel les vents deviennent très violents en moins de 1 min. Nous avions un ris dans la grand-voile et avions enroulé le Génois au 2/3 en voyant arriver l’orage, mais les vents sont montés à près de 80 km/h et il a fallu venir bout au vent ou près du lit du vent pour éviter de casser quelque chose avec une visibilité réduite à 50 m en raison de la densité de la pluie. Le peu de Génois non enroulé a claqué au vent et les 2 bords de la voile (bordure et chute) se sont déchirés. Dans le même temps, une des lignes de traîne a été emportée par le vent et s’est prise dans les pales de l’éolienne !

Une fois le grain passé, il n’y avait plus qu’à enrouler notre Génois dans un piteux état, en clair inutilisable, et récupérer la ligne accrochée à l’éolienne avec le leurre ! Nous avons continué avec la GV et les moteurs et avons été accueillis au nord de Testigo Grande par un banc de dauphins qui sautaient partout autour du bateau, bel accueil du Venez. Après avoir mouillé devant Playa Real des Testigos le samedi 18 août à 8 h 45, nous avons retrouvé Maria sur son bateau « Agua », Jean-Pierre et Françoise sur « Gentiane » et fait la connaissance d’autres bateaux présents, « Maxendre », « Osiris », « Oxygen » et « Boudiou ». Nous nous sommes reposés le samedi, mais nous avons quand même réparé l’éolienne bloquée par la ligne de traîne.

Venezuela Testigos Playa Real

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Nous sommes allés le dimanche avec « Cocktail » nous présenter aux Guarda Costas sur l’île d’Iguana, lesquels nous ont accordé le droit de rester pour assister aux fêtes de la Vierge, c’est-à-dire jusqu’au 12 ou 15 septembre. Le soir, nous voulions organiser un barbecue sur la plage avec tous les bateaux présents pour manger le petit thon qu’avait attrapé Bruno pendant le fameux grain blanc, mais Feliz, un pêcheur vénézuélien nous a proposé de le faire chez lui pour profiter des tables et des chaises. Au final, nous avons passé une super soirée et Feliz a chanté et joué de la guitare jusque près de minuit.

Venezuela Testigos Bruno et ChichiNous sommes allés ramasser des burgaux que nous avons dégustés avec les amis et Captain est monté au mat pour tenter de réparer notre feu de navigation en tête de mat qui nous a lâchés pendant la navigation. Après les 2 premiers jours avec un temps plutôt gris et quelques averses, nous avons enfin eu grand beau temps.

Ti Mouss a sorti sa guitare de sa housse et va enfin être en vacances, Captain va aller plonger et pêcher à la ligne, à la main ou à la traîne avec l’annexe. Mini Mouss s’est déjà bien dégourdi les pattes sur la plage devant le bateau avec ses copines Dino et Cannelle, elle s’est déjà baignée et est surtout follement excitée par toutes les nouvelles odeurs.

Il a fait généralement beau avec hélas un peu trop de vent. Nous sommes déjà allés à la pêche. Une première fois, nous avons pêché à la traîne et Bruno a pris une très belle carangue tandis qu’un beau barracuda n’a laissé que la tête de la carangue qui venait de se prendre sur le leurre du Captain.

La deuxième fois, Captain a plongé avec Bruno à l’îlot de Calentador, en vue du bateau, car il y avait trop de vent et de mer pour passer sur la côte au vent de l’île Testigo Grande. Au bilan, le plaisir de se balader dans de jolis fonds.

La tempête tropicale ISAAC est passée au niveau de la Guadeloupe. Ainsi, le jeudi 23 août, le réveil a été agité par un fort clapot et du vent de Sud qui rentrait dans la baie de Playa Real. La décision a été prise de bouger le bateau vers l’île d’Iguana pour se mettre à l’abri avant que le clapot ne continue à monter. Tous les bateaux sont ainsi montés sur Iguana. Venus prendre le café, Bruno et Christine sont restés pour déjeuner et partager la carangue prise l’avant-veille. Nous avons passé l’après-midi à jouer au Tarot avant de faire mouvement vers la baie de Tamarindo avant la nuit en prévision de la rotation des vents. Nous avons quand même passé une mauvaise nuit à Tamarindo en raison de la houle qui rentrait dans la baie, contre toute attente. Nous sommes donc retournés au mouillage de Playa Real dès 8 h du matin le vendredi 24 août.

Le dimanche 26 août, nous sommes allés en fin d’après-midi poser un casier et un filet avec Bruno avant de rejoindre la fiesta organisée pour l’anniversaire de Françoise à Playa Chiquita. Une très belle soirée mixte Français Vénézuéliens qui nous a permis de rencontrer Rodolpho et Luisa, la sœur d’Otche et Feliz ainsi que l’équipage de la lancha Mi Joannah. Les guitares nous ont entraînés tard dans la nuit et nous sommes rentrés à 1 h 30… Les repas et les soirées sur les bateaux se succèdent ainsi que les plongées et les promenades. Mini Mouss se baigne avec ses copines Dino et Cannelle, elle adore la langouste !

Venezuela Testigos Anniversaire Francoise

Le temps passe, les jours se succèdent, « Popeye », « kayok » et « Sonate » nous rejoignent le lundi 03 septembre. Les Testigos sont très tranquilles et les Guarda Costas très vigilants. Au cours d’une soirée sur un bateau avec Feliz, il avait repéré un penero pas clair, non immatriculé et l’a signalé par téléphone aux Guarda Costas, lesquels ont débarqué 20 min plus tard, à 23 h, armés jusqu’aux dents, pour le contrôler. Les méduses sont là cette année, mais se font moins nombreuses depuis quelques jours.

Le temps passe entre la plage avec Mini Mouss, les burgaux, la plongée avec quelques belles langoustes, 6 brésiliennes pour la meilleure prise, la pêche à la traîne en annexe pour se nourrir, barracudas, carangues, thazards et saumons des Caraïbes avec beaucoup de succès. Nous avons même pris un tarpon de 1,20 m, hélas immangeable, car bourré d’arêtes, mais qui a été impressionnant à sortir avec un petit lancer monté en 70 cm, car la bête de 20 kg ne cessait de faire des sauts spectaculaires hors de l’eau. Nous ne pouvons pas aller à la pêche tous les jours, car il y a tout le temps au moins 2 kg de poisson dans le frigo. Le dernier thazard de 90 cm pris à la traîne avant-hier nous a encore donné à manger pour plusieurs jours.

Les Vénézuéliens du continent commencent à arriver pour les fêtes de la Vierge qui débutent samedi 8 septembre.

Venezuela Testigos Playa Real fete de la vierge

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Nous nous sommes donc déplacés vers le mouillage d’Iguana pour être au plus près du début de la fête. Messe à 8 h, embarquement avec la Vierge sur une lancha et transit vers le village de Tamarindo. Procession dans tout le village au cours de laquelle les habitants font entrer la Vierge dans toutes les maisons. Nous retournons à Iguana dans l’après-midi après le paseo et la course de lanchas entre Playa Real et Iguana. Nous passons une soirée fort sympathique au village d’Iguana avec tous les amis venez et bateaux...

Le dimanche 09, nous partirons très tôt du mouillage d’Iguana vers Playa Real en raison de l’arrivée prévue d’une Frégate de la Marine Vénézuélienne.

Le lundi 10, nous irons assister à une course de peneros rapides. « Lascar » de Tamarindo a gagné haut la main cette épreuve, Lionel et Alfredo de Playa Chiquita ayant manqué de succès.

Venezuela Testigos Playa Real chez Nelly

Les jours se suivent dans une belle ambiance de fête. Ainsi, le jeudi 13, nous irons encore assister à une procession à Casa Verde tandis que la dernière se déroulera à Playa Chiquita le samedi 15 septembre, clôture de la fête de la Vierge. Il va falloir penser à partir pour faire les formalités d’entrée et réparer le Génois.

Nous avons donc passé un mois ici et nous n’avons pas vu le temps passer. Les journées s’enchaînent avec les copains et nous avons l’impression désagréable de n’avoir rien fait ! Ti Mouss et Captain n’ont qu’une envie, revenir dans ce paradis éloigné des contingences terriennes.

Venezuela Testigos Calentador vu de Playa Real


Mardi 18 Septembre 2012 Venezuela Testigos vers Margarita : venezuela
L 10° 57,04'N -- G 063° 49,82'W - 45 M parcourus

Venezuela Margarita Porlamar carteA 6 h, levé l'ancre de l’armada : « Agua », « Popeye », « Ventura », « Cocktail » et « Ti Corail », à plusieurs bateaux c’est plus sécurisant dans ces eaux. Peu de vent SE2, GV + Moteurs. 2 à 3 nd de courant nous portent vers l’WNW, la pêche à la traine est médiocre, une dorade coryphène refuse de monter sur la jupe et rejoint, ravie, son milieu.

Nous quittons ainsi l’archipel des Testigos avec quatre autres bateaux, après un mois de Robinson, pour nous rendre à Porlamar dans l’île de Margarita et faire enfin notre entrée officielle dans le pays. Tout le monde ici pense à l’insécurité pour nos prochaines escales, en particulier à Margarita, mais cette île est calme cette année, aucune agression signalée. Il est vrai cependant que plus personne n’y va... Nous naviguons en groupe, collés, serrés, et savons ce qu’il faut faire pour ne pas susciter de tentations chez les mandreros (voleurs). Notre présence à Margarita est liée à la réparation de notre voile d’avant, indispensable. Arrivée à 15 h au mouillage de Porlamar de Margarita.

Nous avons couru les banques le mercredi 19 septembre pour payer les différentes administrations pour les papiers d’entrée et ceux-ci devaient être prêts vendredi matin. Hélas, le capitaine du port de Pampatar ne les a pas signés... Il était en week-end prolongé et il n’a pas donné de délégation de signature ! Nous ne pouvons quitter Margarita sans ce fameux zarpé, permis de naviguer au Venezuela, il va falloir patienter. Le génois est réparé par Johnny.

Venezuela Margarita Porlamar restaurant chamaco avec Bruno Chichi Maria Le plan d’eau est calme, l’attention se relâche, les annexes restent à l’eau le soir ! Nous sommes 5 bateaux plus 5 autres présents depuis des mois avec des célibataires à bord, piliers de bar et de filles. En dehors de nous, il n’y a donc personne. Nous sommes tranquilles. Nous avons fêté l’anniversaire de Captain avec tous les copains bateaux (une dizaine de personnes) et des Vénézuéliens Alexis et Otché. C’était une belle soirée à bord, où tout le monde avait apporté un peu de tout, cadeaux, quiches, foie gras, champagne et desserts ! Ti Mouss avait préparé plein de choses succulentes, c’était bien ! Et Captain a été gâté. Nous avons ensuite passé un week-end tranquille à Margarita. Nous sommes allés déjeuner le dimanche dans un petit resto rancho (Rancho Chamaco) de bord de plage, les pieds dans le sable, à l’ombre des cocotiers, où l’on sert des huitres plates locales qui sont un ravissement pour le palais ainsi que de merveilleux beignets de calamars. Il ne nous restait qu’à apporter notre propre bouteille de vin blanc, ce qui est permis ici et même de la garder au frais dans le frigo du restaurateur. On y arrive en annexe, laquelle est alors tirée sur le sable à l’ombre d’un cocotier. En revanche, l’après-midi s’est terminée par de gros orages avec beaucoup de vent. Nous avons vu 2 bateaux copains déraper dans la tourmente, lesquels ont pu remouiller assez rapidement sans aucun dégât. Après quelques courses en ville le lundi matin, nous avons enfin pu récupérer nos papiers d’entrée en fin d’après-midi pour faire route vers l’ile de Cubagua au sud de Margarita.

Un énorme merci à Maria pour nous avoir guidés dans ces démarches.

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Mardi 25 Septembre 2012 Venezuela Margarita vers Cubagua : venezuela
L 10° 50,01'N -- G 064° 09,65'W - 25 M parcourus

Venezuela Cubagua Ensenada Charagato carte8 h, levé l'ancre avec Bruno et Christine de « Cocktail », ENE 2, au revoir « Alizé », « Popeye » et « Ventura ». Nous nous retrouverons certainement plus tard. Nous faisons route avec les moteurs vu la faiblesse du vent. Arrivés à 12 h 30 à Cubagua, nous mouillons devant la grande plage de l’Ensanada de Charagato.

Venezuela Isla Cubagua Ensenada Charagato

Venezuela Isla Cubagua Soiree Huitres sur Cocktail Bruno Chichi Maria Agnes Francis

Là se trouvent quelques maisons ou cabanes de pêcheurs. Il n’y en a plus que 2 habitées. Nous y avons aussi retrouvé Maria la Française sur son bateau AGUA qui nous a emmenés aussitôt ramasser des huitres plates dans 2,50 m d’eau à 20 m du bateau. Le soir même, nous avons pu ainsi déguster un énorme plateau d’huitres avec une bonne bouteille de vin blanc... chilien sur le bateau de Christine et Bruno et avec Maria.

Le mercredi 26, Bruno et Christine sont partis en balade sur les pitons derrière le mouillage pour tenter de ramasser des coquillages fossilisés puis nous avons encore déjeuné tous ensemble avant que Maria nous quitte pour sortir son bateau au chantier de Chacacharé sur la côte sud de Margarita à environ une heure de navigation. Le soir même, nous avons changé les bateaux de place pour venir mouiller exactement devant le petit poste de Guarda Costas afin qu’ils puissent, à leur demande, assurer plus facilement notre sécurité.

Le jeudi 27, nous sommes allés en matinée nous balader pour voir les ruines d’un village Espagnol, Nueva Cadiz, fondé il y a quatre siècles, quand les Espagnols, arrivés ici, après avoir viré les Amérindiens locaux, ont voulu comme eux exploiter les huitres perlières. Il se dit d’ailleurs qu’ici, on trouve une perle toutes les 20 huitres ! La Reine Elizabeth porte ainsi un collier de perles issues de l’île de Cubagua. Nous sommes aussi allés plonger pour ramasser encore des huitres et des pépinos, coquillages qui ressemblent à des cailloux posés sur le fond, c’en est farci ! Puis nous sommes allés offrir l’apéro aux quatre Gardes côtes en poste pour la quinzaine et nous avons tant sympathisé que nous sommes revenus le soir avec ce qu’il fallait pour une petite fête avec eux dans leur poste. Coïncidence heureuse, nous sommes maintenant amis avec le sergent qui commande le poste ici, lequel est ami avec le Capitaine des Guarda Costas de Margarita, lequel est aussi de nos amis puisque nous l’avons rencontré aux fêtes de la Vierge aux Testigos et qu’il fait partie de la famille de pêcheurs qui vivent à Playa Chiquita aux Testigos et qui sont aussi nos amis. Ce petit réseau social peut aider en situation difficile...

Venezuela Isla Cubagua retour ballade laguneLe vendredi 28 sept, il a quand même fallu travailler un peu sur la coque, la nettoyer des coquillages qui s’y incrustent très rapidement dans des eaux très riches en micro-organismes. Nous avons mis 2 h pour faire une coque et ferons l’autre le lendemain. Nous avons toujours des soucis sur les moteurs. Nous avons pu identifier et localiser une fuite d’eau de mer sur la pompe eau de mer du moteur bâbord (goutte à goutte régulier). Ce sont les bagues étanches (joints spi) qui commencent à fuir après 10 h de fonctionnement. Nous disposons du manuel d’atelier de ces moteurs, mais ils ne rentrent pas dans les détails. Ils ne parlent que du remplacement de la pompe eau de mer complète alors qu’il suffit de changer les bagues étanches à l’intérieur. Heureusement, avant de quitter la France, nous avions téléchargé sur le site VOLVO toutes les images de toutes les parties moteurs en éclaté et très détaillées avec tous les numéros de pièces pour les rechanges. Ayant entendu sur les pontons que ces problèmes étaient courants sur ce type de moteur, nous avions donc acheté à l’avance les pièces de rechange nécessaires, bagues étanches et joints toriques. Nous allons donc attendre d’être à quai à Puerto la Cruz pour faire l’intervention sans risque de se retrouver avec un moteur en vrac à la mer. En attendant, nous surveillons la fuite.

Le moteur tribord a de son côté toujours les mêmes anomalies, baisses de régime aléatoires ou arrêt intempestif, même après avoir bien purgé le circuit de gazole au niveau de la pompe à gazole. Nous soupçonnons la présence de bulles d’air dans le circuit, mais... est-ce bien cela ? À part ça, le récepteur VHF est en avarie ainsi que notre feu de navigation de tête de mat et nous verrons cela à Puerto la Cruz. Encore de quoi s’occuper ! 3 bateaux copains, laissés à Porlamar, nous ont rejoints. Les Guarda Costas n’ont sans doute jamais vu autant de bateaux français devant leur petit poste (5).

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Les élections présidentielles approchent (7 0ctobre). Personne ne sait si el Commandante Chavez va repasser pour un troisième mandat. Nous ne toucherons pas Puerto la Cruz avant que ne soient connus les résultats et que nous n’ayons examiné la situation les jours suivants. Dans notre intérêt, il vaudrait mieux qu’il gagne les élections. En revanche, si l’opposition passe, personne ne sait ce que peut se passer ! C’est pourquoi nous allons rester en sécurité dans les îles, prêts à dégager au cas où ! Nous suivrons l’actu par les radios locales.


Lundi 1 0ctobre 2012 Venezuela Cubagua vers Peninsule de Araya Laguna Grande : venezuela
L 10° 34,97'N -- G 064° 03,62'W - 44 M parcourus

5 h 40, levé l'ancre avec « Cocktail », ENE 3, Génois + moteurs. Les dauphins nous accompagnent. Au cours de la nav grande vibration à Bd, moteur ou perte d’hélice ? Nous décidons de garder seulement le moteur Td. Vent dans le pif = gd bonheur ! Dans le Golfe de Carriaco les couleurs sont magnifiques, contraste de relief rouge et eau bleu marine. Nous redémarrons le moteur Bd : plus de vibration, ouf ! certainement un sac plastique ou un boot pris dans l’hélice et qui s’est libéré.

Venezuela Golfo Cariaco carte

Venezuela Golfo Cariaco Laguna Grande MouillageNous nous dirigeons tout d’abord vers Laguna Chica dans le Golfe de Cariaco, mais le mouillage se révèle extrêmement vaseux et l’ancre ne tient pas. Nous décidons de rejoindre Laguna Grande et mouillons à 13 h 40 à l’W devant les quelques maisons de pêcheurs.

Nous y avons fait la connaissance d’Antonio, un jeune homme que Jean-Pierre et Françoise de « Gentiane » ont vu grandir depuis qu’il était adolescent. Nous lui achetons quelques huitres et autres coquillages avant d’aller nous-mêmes les pêcher. Il nous donnera aussi de son temps pour visiter le village. Le plan d’eau est très calme.

Nous avons découvert ensuite les multiples possibilités de pêche aux coquillages, 3 variétés d’huitres, palourdes, praires, coquilles Saint-Jacques bulots, burgaux, caracoles, lambis et autres... Nous avons aussi crapahuté pendant 4 h sur les montagnes rouges qui entourent Laguna Grande, un paysage lunaire ! Bruno et Chichi emportent notre Mini Mouss pour lui faire une coupe, afin qu’elle ait moins chaud, nous retrouvons notre toutoune toute nue, mais tellement mieux ! Merci les « Cocktail » !

Venezuela Golfo Cariaco Laguna Grande terrain pour crapahuter avec vue sur Margarita

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Vendredi 5 Octobre 2012 Venezuela Peninsule de Araya Laguna Gde vers Medregal Village : venezuela
L 10° 32,07'N -- G 063° 47,97'W - 18 M parcourus

5 h 40, levé l'ancre avec « Cocktail », E 2, moteurs. Nous mouillons à 9 h 30 devant le village de Medregal.

Le chantier qui jouxte l’hôtel restaurant est visible de loin grâce à 2 pylônes parfaitement reconnaissables situés derrière l’hôtel. Nous descendons déjeuner à terre et faisons la connaissance de Jean-Marc, son épouse Yoleida et leur fille Juanita surnommée Jaja. Ayant l’intention d’être au plus près pour faire le marché de Cariaco le lendemain, nous nous déplaçons avec les bateaux en cours d’après-midi vers le village de Guacarapo à quelques milles de là, mais le mouillage nous fait mauvaise impression et revenons mouiller devant chez Jean-Marc avant le coucher du soleil. Le lendemain, repos. Nous visitons le chantier qui abrite à ce moment-là environ 35 bateaux. 3 seulement sont occupés par leurs équipages qui procèdent au carénage. Il ne semble y avoir aucun personnel de compétence technique dans quelque spécialité que ce soit, les équipages de bateaux se débrouillent seuls dans cet environnement loin de tout.

La partie hôtel-restaurant tourne elle aussi au ralenti, sans doute encore moins que ça, les chambres sont vides et il semble bien que l’activité globale soit au point mort pour cause d’absence de clientèle vu la réputation d’insécurité du Golfe.

Pour caréner là, il vaut mieux en être averti. Nous avons ainsi pu profiter pleinement de la gentillesse de Jean-Marc et de son épouse, de leurs talents de cuisiniers en prenant nos repas avec eux dans une ambiance très conviviale et avons aussi participé le soir même à la soirée anniversaire fort sympathique de Yoleida. Nous faisons la connaissance de Casimir et Claudine sur « Setus » et de leur fils Charlie.

Venezuela Golfo Cariaco Medregal residence villageVenezuela Golfo Cariaco Medregal YoleidaVenezuela Golfo Cariaco Medregal Jean Marc officie pour l anniversaire de Yoleida


Lundi 8 Octobre 2012 Venezuela Medregal Vers Cangrejo : venezuela
L 10° 34,66'N -- G 063° 59,74'W - 12 M parcourus

6 h 25, levé l'ancre « Cocktail », E 3, moteurs. Nous nous sommes arrêtés quelques heures au mouillage de Punta Cangrejo, une petite crique presque fermée avec de l’eau comme une piscine où on ne peut rentrer que 2 bateaux. Très calme, un restaurant abandonné depuis plusieurs années, mais comble du bonheur, nous avons ramassé 150 huitres plates de très belle taille juste sous le bateau dans 3 m d’une eau cristalline en moins d’1 h. Elles nous attendaient accrochées à la roche, en position verticale, bâillant légèrement, magnifique ! N’ayant point confiance dans l’abri en raison du petit coup de Sud essuyé la veille, nous sommes repartis une fois notre cueillette achevée.

Venezuela Golfo Cariaco Punta Cangrejo Mouillage

Cangrejo vers Laguna Gde: venezuela
L 10° 35,61'N -- G 064° 02,06'W - 5 M parcourus

Nous avons poursuivi vers Laguna Grande où nous avons mouillé vers midi, cette fois au fond dans l’est de la lagune. Au cours de l’après-midi, nous sommes encore allés ramasser des coquillages et nous en sommes régalés le soir même.

Venezuela Golfo Cariaco Laguna Grande Mouillage Est

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Mardi 9 Octobre 2012 Venezuela Laguna Gde vers Parc de Mochima : venezuela
L 10° 21,21'N -- G 064° 20,41'W - 30 M parcourus

Venezuela Parc Mochima carte6 h 10, levé l'ancre avec « Cocktail », E 3, moteurs. Nous avons fui devant une invasion de moustiques au lever du jour et nous n’avons pas traîné pour relever le mouillage. En sortie de Laguna Grande, Mini Mouss fait connaissance avec les dauphins ! Nous entrons dans le golfe de Mochima 25 milles plus loin et explorons les possibilités de mouillage. Nous mouillons finalement à 10 h 40 devant le restaurant au N du village de Mochima sur un plan d’eau calme comme un lac.

Mise à l’eau de l’annexe et nous partons avec « Cocktail » visiter le village, faire quelques courses et nous renseigner auprès du bureau d’INPARQUES (selon le Guide DOYLE) pour nous acquitter de la redevance du parc de Mochima. Le bureau semble désaffecté et une employée nous répond de façon totalement évasive avant de nous annoncer le prix de 2700 bolivars pour une durée de 1 an ! Devant cette énormité et son manque d’assurance, nous lui indiquons alors que nous verrons tout cela à Puerto la Cruz avec le seul autre agent d’INPARQUES, à savoir TRANSPACIFIC Travel. Notre curiosité ayant été piquée devant la réponse de l’employée, nous avons visité de fond en comble le site Internet de INPARQUES, lequel à aucun moment ne fait mention d’une quelconque redevance à payer. Par ailleurs, des rapports disponibles sur Internet faisant état du fonctionnement du parc rapportent que les budgets annuels prévus par le ministère de l’Environnement pour le fonctionnement des parcs n’est jamais alloué et qu’ainsi, les parcs ne disposent dans les faits d’aucun moyen en personnel ou en matériel pour assurer la gestion et la surveillance des parcs, tant pour les zones terrestres que marines.

Fort de nos découvertes, nous avons ainsi résolu de ne nous acquitter d’aucune redevance, une éventuelle demande ne pouvant résulter que de pratiques douteuses émanant de quelques personnes désirant arrondir leurs fins de mois. Cela dit, le village de Mochima nous a permis de faire quelques courses urgentes et de déjeuner dans un petit restaurant tenu par un fort sympathique Pedro. Ici aussi, on peut constater que le tourisme s’est effondré avec beaucoup de restaurants fermés et des structures inexistantes ou désuètes.

Venezuela Parc Mochima le golfeVenezuela Parc Mochima village

Jeudi 11 Octobre 2012 Venezuela Mochima vers Bahia Manare : venezuela
L 10° 23,63'N -- G 064° 21,83'W - 5 M parcourus

10 h, levé l'ancre avec « Cocktail », E 3, moteurs. Il fait déjà 36 °C ! Nous mouillons vers 10 h 30 dans une jolie baie bordée d’une grande plage et baignée d’une eau cristalline : Bahia Manare. Il fait très chaud dans le cockpit, 38 °C à l’ombre ! Au cours d’une balade sur la plage avec les toutounes de nos 2 bateaux, Ti Mouss se fait piquer par une guêpe noire, sachant que la douleur violente a duré 24 h alors qu’au bout d’1/2 h, ce n’est plus qu’un souvenir avec une guêpe battant pavillon français !


Vendredi 12 Octobre 2012 Venezuela Bahia Manare vers Caracas del Oeste Playa Muerto : venezuela
L 10° 21,74'N -- G 064° 27,69'W - 14 M parcourus

6 h 45, levé l'ancre avec « Cocktail », E 2, moteurs. Nous avons été chassés de Playa Manaré un peu après le lever du jour par des guêpes noires, particulièrement agressives. Nous sommes ainsi arrivés aux Islas Caracas et nous avons mouillé à Playa Muerto à Caracas de l’Oeste devant un petit campement de pêcheurs. Calme et repos ! Les pêcheurs sont sympathiques et la petite baie qui nous abrite nous offre un bon snorkeling sans toutefois d’espèces nobles à observer.

Venezuela Islas Caracas carte

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Samedi 13 Octobre 2012 Venezuela Caracas del Oeste vers Puerto la Cruz Marina : venezuela
L 10° 12,49'N -- G 064° 39,76'W - 23 M parcourus

9 h 30, levé l'ancre avec « Cocktail », E 2, moteurs, il fait déjà 34 °C  ! Nous devions passer le week-end des 13 et 14 octobre à Chimana Segunda au mouillage du Faro, mais le mouillage s’est révélé noir de monde et rempli de bateaux à moteurs ! De plus, un vent assez fort de Sud s’est levé nous privant d’abri dans les Iles de Chimana. Nous avons alors décidé de ne pas attendre le lundi 15 pour rentrer à la marina de Puerto La Cruz, mais de nous y présenter dès le samedi midi. Arrivée à 14 h à la Marina Bahia Redonda, avec un accueil chaleureux des marineros.

Venezuela cote carte jsq puerto la cruz

Pas de changement ici depuis l’année passée, la vie serait tranquille s’il ne fallait pas dépenser toute cette énergie pour lancer des travaux. Enfin, ça avance, nous avons envoyé l’annexe en réparation au Dinghy Repair chez Linda, une femme de très mauvais caractère, mais qui a des doigts en or pour réparer les... bons dinghies comme les Caribe. Elle a horreur de travailler sur la crotte des Français ! En plus, les clients arrivent avec des annexes pourries et veulent repartir avec une annexe quasi neuve, ça l’énerve ! Mais si on la respecte, en lui amenant une annexe de bonne facture, nickel propre pour qu’elle puisse travailler sur du propre, elle devient adorable avec son foutu caractère ! Nous avons découvert à cette occasion que la colle fournie dans les kits de réparation de Caribe était discutable aussi ! Nous avons aussi été obligés de faire refaire la couverture d’annexe, déjà bien abîmée, ainsi que les capots de pont ! Nous avons enfin trouvé un Mercury 5 cv neuf cette année à défaut de Yamaha.

Nous avons fait l’acquisition d’une climatisation pour mettre sur le bateau lors des passages en marina (car 36 °C à l’ombre dans le bateau et pas une miette d’air). Une monobloc 8 500 BTU 220 V pour 182 euros vous change la vie et celle du bateau désormais sec (Taux d’humidité à 43 % au lieu de plus de 80) et à 26 °C (8 à 10 degrés de moins que dans le cockpit à l’ombre). Mini Mouss est heureuse aussi, elle rouspète lorsqu’elle sort et retrouve les 40 °C à l’extérieur !

Sinon, ces quelques jours en marina sont remplis du matin au soir par les travaux et l’entretien tant intérieur qu’extérieur. Nous n’avons pas pris le temps de profiter de la piscine ! Multiples petits travaux... Nous avons réussi par exemple à changer les joints spi sur une pompe eau de mer d’un Volvo qui fuyait depuis plusieurs mois, Ti Mouss s’est aussi lancée dans la peinture des lunettes de toilettes à la polyuréthane et le résultat est parfait, c’est une artiste !

Nous avons repris nos habitudes, les déjeuners dominicains au restaurant de bord de mer, la carnica de pescadores, les barbecues le mercredi soir avec les amis et les copains, les balades au Mercado central et dans le quartier de la Plaza Bolivar. José et Keigla sont toujours là pour assurer un excellent service auprès des plaisanciers. Les soirées se passent aussi à jouer au tarot avec nos amis de « Cocktail ». Le temps file à une allure considérable et il est difficile de faire moins de 3 semaines en marina.


Dimanche 4 Novembre 2012 Venezuela Puerto la Cruz Marina vers Mochima : venezuela
L 10° 21,21'N -- G 064° 20,41'W - 27 M parcourus

5 h, nous quittons la marina avec un autre bateau « Popeye ». Nous avons laissé nos amis de « Cocktail » qui ont choisi de rester les mois à venir au Venezuela. Le cœur lourd, mais quel bonheur d’avoir de ces amitiés fortes comme avec nos amis de Balafenn ! Nous recroiserons leur sillage l’année prochaine.

Nous avons repris la mer avec pétole puis un vent léger s’est levé au large des iles Caracas. Les dauphins nous accompagnent pendant environ 2 h avant de retrouver le mouillage de Mochima à 10 h 30.

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Lundi 5 Novembre 2012 Venezuela Mochima vers Cubagua : venezuela
L 10° 50,02'N -- G 064° 09,60'W - 41 M parcourus

5 h 15, levé l'ancre avec « Popeye », Vent E2/3, GV et Génois jusqu’à la bouée de la pointe d’Araya. Prise de ris la bouée passée, nous avons ensuite tiré des bords avec un vent ENE 5/6 pour arriver au mouillage des pêcheurs de Cubagua à 12 h.


Mardi 6 Novembre 2012 Venezuela Cubagua vers Margarita Porlamar : venezuela
L 10° 57,05'N -- G 063° 49,80'W - 39 M parcourus

5 h 15, levé l'ancre avec « Popeye », Vent ENE3/4, GV1 ris et Génois. Nous avons ensuite tiré des bords pour rejoindre Margarita, le mouillage de Porlamar vers 12 h.

Nous avons fait nos formalités de sortie le mercredi, quelques courses le jeudi chez RATTAN et pris un peu de gazole avec Miguel. Le mouillage est toujours désert à part les quelques bateaux présents et scotchés là depuis plusieurs mois.


Vendredi 9 Novembre 2012 Venezuela Margarita vers Les Testigos Playa Real : venezuela
L 11° 23 20'N -- G 063° 08,15'W - 50 M parcourus

3 h 15, seul « Ti Corail » lève son ancre avec un vent faible et une mer belle, Vent ENE 3/4, GV1 ris. Nous manquons de nous prendre un penero en pêche de nuit à environ 5 milles de la côte. Le jour s’est levé révélant un ciel très chargé et nous avons du subir plusieurs grains dans la matinée. Heureusement, faisant route aux moteurs contre vent et courant, ces deux-là n’étaient pas trop forts ce jour-là. Mini Mouss n’aime pas du tout, ça tape ! « Ti Corail » fait le cabri dans les vagues de face. Nous arrivons ainsi au mouillage de Playa Real des Testigos à 14 h.

Nous retrouvons avec plaisir Jean-Pierre et Françoise à bord de « Gentiane ». Nous sommes rejoints le samedi 10 Nov. par le voilier « Dagda » en route pour Puerto la Cruz et nous faisons nos premières balades sur la plage avec Mini Mouss qui se régale de pouvoir courir autant. Le lundi 12 Nov., nous sommes rejoints par Claude et Jackie de « Popeye » et notre première séance de pêche nous permet de prendre 2 petits barracudas. En cours de semaine, nous sommes allés voir la famille de Nelly à Playa Chiquita ainsi que Chonchon dans son rancho. Le temps passe entre les parties de pêche qui nous régalent de barracudas ou de carangues, les visites chez les uns et les autres, quelques apéritifs et déjeuners ou dîners à bord des bateaux, les balades à terre ainsi que le sujet de conversation majeur du moment, à savoir les prévisions météo ainsi que la probabilité d’une fenêtre convenable pour remonter vers l’Arc Antillais. Depuis plusieurs jours, une opportunité semble se dessiner à partir du Mer 21 Nov. ! Mardi ce sera l’anniv de Feliz, la chèvre a été tuée, Françoise fait des gâteaux et nous passons une dernière journée agréable à Playa Chiquita.


Mercredi 21 Novembre 2012 Venezuela Les Testigos Playa Real vers Grenade Saint-Georges : grenade
L 12° 02,48'N -- G 061° 45,44'W - 95 M parcourus

5 h 15 levé l'ancre avec « Gentiane » et « Popeye » E 3. GV + moteurs. Départ avec courant vent et mer dans le nez, heureusement le tout faible. Tu parles d’une nav, 20 h de track aux moteurs contre tous les éléments ! Enfin arrivée à 0 h 45 (heure locale + 1/2h) au mouillage de Saint-Georges de Grenade. Une journée pour faire les formalités, quelques courses et un tour chez les ship pour une trouver nouvelle VHF fixe qui sera moins chère qu’en Martinique. Nous partageons les langoustes que « Gentiane » a conservées depuis les Testigos, certaines cuites d’autres en vivier ! Qu’est-ce que c’est bon...


Vendredi 23 Novembre 2012 Grenade Saint-Georges vers Carriacou Tyrrel Bay : grenade
L 12° 27,41'N -- G 061° 29,06'W - 36 M parcourus

Formalités de sortie et levé l'ancre à 10 h 15 avec « Gentiane ». Vent ESE 4/5 GV 1ris + Génois. Le vent faiblit nous lâchons le ris. Enfin une belle nav à la voile ! Nous arrivons à 16 h 30 à Carriacou au mouillage de Tyrrel Bay. La météo n’est pas bonne pour continuer notre progression vers la Martinique. Nous décidons de rester qqs temps, en profiter pour monter la VHF, faire les pleins, les inox... et partageons encore de bons moments avec « Gentiane ». Mini Mouss adore Françoise et Jean-Pierre !

 

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