logoarticle   03/04/2014

 

Mouillage anse caritan

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- « Ti Corail » descend et revient de Bequia avec « Synga »




Martinique – Anse Caritan : france martinique

Après les préparatifs de début d’année, « Ti Corail » est sur la ligne de départ. Toutefois, notre Mini Mouss nous fait encore une crise de vomissements avec anorexie. Direction le vétérinaire, lequel lui administre des antibiotiques qui la remettent sur pieds en quelques heures. Lors d’une dernière sortie au Marin, nous effectuons nos formalités de sortie du territoire Français. Un dernier petit coup de nettoyage sur la coque, le retrait de l’orin de mouillage et de la protection du loch, la remise en place des ris viennent conclure notre préparation au départ.


Lundi 03 Mars 2014 – Martinique – Anse Caritan vers Sainte-Lucie – Anse Cochon : Sainte-Lucie
L 13° 55,62 N -- G 061° 03,48 W – 34 Milles parcourus

9 h 25, levé l’ancre, vent d’est Force 4, mer peu agitée, ciel peu nuageux, « Ti Corail » hisse les voiles dans la baie de Sainte-Anne en attendant son compagnon de route « Synga » et son équipage Bertrand et Liliane avec leurs deux chiennes Mabelle et Tessie. Au revoir « Alizé » qui descendra aussi dans les Grenadines deux jours plus tard. Vers 10 h, la ligne de sonde des 30 m est franchie. Nous prenons 1 ris et enroulons un peu de Génois pour attendre « Synga » qui a un souci avec sa Grand Voile. Vers midi, « Synga » nous rejoint et les deux bateaux filent à petite allure vers Sainte-Lucie. Les cannes sont à l’eau, mais sans succès. Mini Mouss reste sagement sur la banquette du carré accompagnée de sa maîtresse Ti Mouss. D’excellents sandwiches confectionnés par Ti Mouss viendront remplir les estomacs au cours de cette première journée de navigation.

1 Carte navigation vers Sainte-Lucie Anse Cochon10 Sainte-Lucie Anse Cochon « Ti Corail » au mouillage30 Sainte-Lucie Anse Cochon « Ti Corail » au mouillage Ti Mouss et Mini Mouss

En fin d’après midi, toujours sous voiles, les bateaux approchent de l’Anse Cochon. La pioche est posée sur le côté sud de l’Anse un peu après 17 h. Le mouillage est calme et bien abrité ce jour-là, un peu animé en journée par les mouvements de Day-charters venant de Rodney Bay. La soirée se termine agréablement à bord de « Ti Corail » avec l’équipage de « Synga », les conversations vont bon train sur les premières impressions après ces premiers milles parcourus depuis plusieurs mois tandis que le cockpit du bateau est envahi de fourmis volantes attirées sans doute par l’ambiance sympathique qui y règne ainsi que la lumière.

Le lendemain, Mini Mouss est encore malade de façon inexpliquée et nous décidons de reporter notre départ vers le Sud. Le retour en Martinique est même envisagé. Finalement, la santé de Mini Mouss revient dans l’ordre au cours de la journée de mercredi et le départ pour la prochaine étape est fixé au jeudi.

Le mouillage à L’Anse Cochon est vraiment agréable, sous un bel hôtel parfaitement intégré dans le paysage. À l’expérience, il est possible qu’un peu de houle de Nord se mette à rentrer dans l’Anse. Il est probable que mouiller dans la partie nord de l’Anse se révèle à l’usage plus confortable. Les locaux qui cherchent à vendre diverses choses ne sont pas trop pressants (nous achetons quelques tortues en pierre de lave) et la présence de bateaux au mouillage ne semble pas incommoder les pêcheurs qui y disposent leurs sennes. Une embarcation de Garde-Côtes a été vue dans le mouillage, mais sans contrôle particulier ni vérification de formalités.

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Jeudi 06 Mars 2014 – Sainte-Lucie – Anse Cochon vers Saint-Vincent – Cumberland Bay : Saint-Vincent et grenadines
L 13° 15,83 N -- G 061° 15,68 W – 38 Milles parcourus

8 h 15, levé l’ancre, vent d’Est Force 2, mer belle, ciel peu nuageux, « Ti Corail » se glisse en dehors de l’Anse Cochon puis file sous voiles sous le vent de Sainte-Lucie profitant d’une brise côtière qui l’emmène à près de 5 nd vers le Canal de Saint-Vincent.

35 « Synga » en navigation vers Saint-Vincent 36 Carte navigation vers Saint-Vincent cumberland bay39 St vincent mouillage cumberland bay

Nous savons par la BLU depuis le matin que Jean-Yves et Claudine de « Alizé » sont partis le matin même de Martinique et à 5 milles seulement du nord de Sainte-Lucie. Ils devraient nous rattraper au cours de la journée.

Un ris est pris avant de se présenter dans le Canal. Le vent monte à Force 5, nous enroulons un peu de Génois et « Ti Corail » trace ses premiers milles dans le Canal déporté par un courant portant au WNW pour… 3,5 nd. Le Canal est maniable et l’île de Saint-Vincent tarde à se montrer, masquée par une brume de sable. Dans le milieu du Canal, le Génois est redéroulé complètement et « Ti Corail » file près de 7 nd vers Baleine Point. À quelques milles de l’île, on scrute la mer pour deviner les manifestations de l’usuelle survente à la sortie du Canal, mais le vent ne monte à 25 nd que dans les tout derniers milles. Le courant devenu portant et le vent de Nord-Est Force 6 emmènent « Ti Corail » à 9 nd en sortie de Canal.

Vers 16 h 30, nous entrons dans la baie de Cumberland et mouillons à la bermudienne tandis qu’« Alizé » passe devant la baie et continue sa route vers le Sud. C’est la première fois que nous revenons ici depuis plusieurs années. A notre grande surprise, la personne qui nous aidé à nous amarrer (Atneah) était fort sympathique comme l’ont été aussi les autres petits vendeurs. Pour 20 dollars US, les deux bateaux sont amarrés à un cocotier.

La soirée s’est terminée à bord de « Ti Corail » avec « Synga » dans le grand calme de cette baie sous les pentes verdoyantes de l’île.


Vendredi 07 Mars 2014 – Saint-Vincent – Cumberland Bay vers Saint-Vincent – Bequia – Princess Margaret Bay : Saint-Vincent et grenadines
L 13° 00,05 N -- G 061° 14,62 W – 16 Milles parcourus

8 h 50, largué les amarres à l’arrière avec l’aide d’Atneah qui est là depuis 8 h 30 puis levé l’ancre, vent d’est Force 3, mer belle, ciel peu nuageux, « Ti Corail » hisse les voiles dans la baie puis entame les derniers milles sous le vent de l’île à petite allure tant la brise est faible. Une heure plus tard, le vent vire à l’W, comme souvent sous le vent de cette île et les deux bateaux peuvent filer 4 à 5 nd sur une mer plate.

L’entrée dans le canal de Bequia sera un peu retardée par la disparition de cette brise d’W un ou deux milles avant de reprendre le vent d’E qui prévaut dans le Canal. Le vent monte à Est Force 5, mais la mer demeure relativement peu agitée permettant à « Ti Corail » de filer ses 7 nd vers l’île de Bequia.

47 Carte navigation vers bequia princess margaret bay
Au cours de cette traversée, Mini Mouss va encore être malade de la même manière que les fois précédentes.

Décision est prise de refaire un saut en Martinique en fin de mois pour faire un bilan complet et des analyses chez notre vétérinaire. Nous remonterons donc avec « Synga » et redescendrons à la mi-avril.

« Ti Corail » est ainsi entré dans Admiralty Bay, toutes voiles dehors à 7 nd, obligé de manœuvrer suite à un refus de priorité d’un catamaran marchant aux moteurs ! Aucune surprise puisqu’il suffit de faire un chèque pour prendre la barre d’un bateau ! Donc glissade sous voiles vers la plage de Princess Margaret Bay, virage sur la gauche et affalage des voiles en bon ordre tandis que notre pioche tombe un peu après 13 h dans les eaux transparentes de cette magnifique baie.

Quelques minutes plus tard, nous sommes rejoints par « Synga » qui mouille sous notre vent.

Un contact VHF avec Jean-Yves de « Alizé » nous apprend que le bureau des administrations des Douanes et de l’Immigration clôt ses horaires normaux de travail à 16 h et nous nous précipitons pour faire nos formalités d’entrée à Saint-Vincent avant de rentrer dans ce qui est appelé l’OVERTIME, lequel induit un surcoût non négligeable de ces formalités. Merci Jean-Yves !

En revenant à bord, nous nous laisserons tenter par les langoustes d’un vendeur sur son bateau et reviendrons à bord avec 5 langoustes dans un sac que nous immergerons à la jupe du bateau pour les consommer le lendemain soir. La discussion du prix est toujours délicate et là encore, il faut essayer de se faire arnaquer le moins possible.

Exemple :

Prix début de discussion à 20 EC $ la livre, puis proposition sous le manteau d’un meilleur prix (15 EC $) alors qu’il conclut à 20 EC $ avec un équipage américain. Le vendeur est à nous et nous vante sa marchandise. Moment du pesage des langoustes juste sorties du vivier donc pleines d’eau, à l’aide d’un antique peson dont le cadran est mobile ! Tandis qu’il pèse les langoustes et fixe notre regard, il fait tourner le cadran mobile à l’aide d’un doigt de la main qui tient le peson ! Devant nos éclats de rire, il nous fait tenir le peson tandis que son genou droit tire désespérément le sac de langoustes vers le bas ! Le vendeur tient bon sur 15 livres à 15 EC $...

Devant notre refus de cette embrouille, après plusieurs minutes, nous tombons d’accord sur 12 livres à 14 EC $ alors que l’estimation du Captain était à vue d’œil, 3 langoustes de 2 livres chacune et deux de 1 livre, soit 8 livres en tout !

Au bilan le lendemain, après égouttage pendant un quart d’heure puis pesage sur une balance digne de ce nom, il y avait bien 8 livres de langoustes !

À défaut d’avoir son propre peson, pourquoi ne pas avoir une bouteille de 1 ou 2 litres d’eau pour tarer le peson insoupçonnable de notre cher vendeur ! La bouteille d’eau est incontestable tandis que le peson du client, si !

Les jours suivants se dérouleront avec beaucoup de plaisir dans un Bequia toujours haut en couleur avec des gens très gentils et accueillants.

La soirée du Samedi 8 mars se terminera tard après nous être occupés des langoustes et avoir bien dansé dans le cockpit de « Ti Corail ».

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49 Bequia princess margaret bay soiree langoustes56 Bequia princess margaret bay soiree langoustes59 Bequia princess margaret bay soiree langoustes

Nous irons aussi faire une belle ballade à pieds au sud de l’île jusqu’à Friendship Bay avant de nous régaler le soir même à bord de « Synga » d’une belle carangue pêchée à la traîne par Bertrand.

69 Bequia balade a friendship bay74 Bequia balade a friendship bay

En début de semaine suivante, nous découvrons un ti lolo très sympa dans une rue en face le marché, nommé RUSH HOUR où ils servent dans un endroit propre, frais et bien aéré, des plats locaux fort goûteux et copieux pour 15 EC $ l’assiette, à consommer sur place ou emporter ! tandis que la bière locale HAIROUN est à 5 EC $, c’est-à-dire 3 fois moins cher que dans tous les ti resto du front de mer où le plat moyen standard est entre 40 et 50 EC $ et la bière à 10 EC $ !

97 Bequia princess margaret bay106 Bequia princess margaret bay109 Bequia princess margaret bay125 Bequia rush hour restaurant128 Bequia rush hour restaurant fish dish131 Bequia rush hour restaurant bon appetit lili

Cela vaut donc le coup de découvrir cet endroit fort sympathique en y déjeunant tandis que des joueurs de dominos font claquer leurs tuiles sur les tables voisines. À 15 EC $ l’assiette, soit 4 €, ce n’est même pas la peine de cuisiner !

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Nous comptions poursuivre notre descente dans les Grenadines, mais Liliane, l’épouse de Bertrand, a tous les symptômes de la dengue, température, frissons, douleurs articulaires et grande fatigue. Décision est prise de rester ici tant qu’elle n’ira pas mieux. Ce n’est pas la première fois que cela nous arrive et il vaut mieux rester dans ce mouillage sympathique où il est encore possible de trouver un médecin, une pharmacie, un dispensaire.

Ce Jeudi 13 Mars, « Ti Corail » a 5 ans ! Nous avons célébré cet anniversaire avec Bertrand et Liliane au cours d’une soirée tarot.

143 Bequia lili sur « Ti Corail »145 Bequia presentation pavillons confectionnes par ti mouss

Nous avons aussi ici le plaisir de manger beaucoup de fruits et de réaliser des salades exceptionnellement savoureuses à base de mangues, bananes figues, fruits de la passion, ananas, prunes de Cythère, limes et autres. Que du bonheur pour le palais !

Le Vendredi 14 mars est le National Heroes Day. Tout est fermé, mais c’est un jour de fête ou une grande partie de la population se rassemble autour d’activités festives et sportives et aussi de stands de nourritures et boissons jusqu’au soir.

Ti Mouss semble vouloir prendre le relais de Liliane en ce qui concerne les symptômes de dengue puisqu’elle nous fait de la température depuis 2 jours !

Les garçons vont donc se promener à pied jusque SPRING Bay sur la côte Est de l’île et son sanctuaire de tortues et reviennent enchantés de cette balade.

135 Bequia sanctuaire tortues 139 Bequia spring bay projet immobilier146 Bequia « Synga » tessie dort sur mabelle

Les jours passent avec sérénité, Liliane va mieux, mais Ti Mouss n’est pas encore au mieux de sa forme. Seule Mini Mouss tient bon ! Nous ne sommes pas pressés d’autant que le mouillage est fort agréable et que nous avons de très agréables voisins… Bertrand et Liliane !

Bien qu’il y ait eu une intervention récente sur le groupe d’eau douce, le pressostat de la pompe fait encore des siennes. Après une matinée d’efforts et de mots peu amènes, le Captain réussit à installer une pompe FLOJET 24 V faisant partie des rechanges à bord en lieu et place de la pompe JABSCO 12 V. Heureusement, même si ce n’est pas le même fabricant, il y a quelques détails qui semblent relativement standard à savoir les diamètres de raccords et leur espacement sans doute parce que le fabricant anonyme du corps de pompe est le même ? Toujours est-il que la pompe 24 V tourne moins vite, mais ça fonctionne ! Alléluia !

155 Reparation groupe hydrophore

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Après une semaine de vent faible et de beau temps, le vent est remonté balayant Princess Margaret Bay de ses rafales puissantes. Une houle de Nord pénètre aussi dans la baie rendant les baignades de Mini Mouss hasardeuses sinon dangereuses. Nous ne prenons pas de risque même si Mini Mouss meurt d’envie d’aller se dégourdir les papattes ! La pêche à la traîne demeure infructueuse avec seulement une carangue suicidaire tout juste accommodable pour deux personnes.

Le vent est bien établi cette semaine aux alentours de 18 à 20 nd et heureusement, une fenêtre se dessine en début de semaine prochaine à partir du 25 mars. Nous allons la mettre à profit pour remonter en Martinique faire les examens de Mini Mouss.

En attendant, nous faisons des balades dans la partie nord de la baie et découvrons « la marina de Bequia » et l’existence de petits commerces liés au nautisme.

Ti Mouss a ressorti ses boîtes de bricolage endormies dans les placards depuis plusieurs mois et a recommencé à confectionner des bijoux et travailler les graines ramassées ici et là. C’est bon signe, elle se sent bien ici.

Mini Mouss, quant à elle, nous fait encore une anorexie avec vomissements de 24 heures ! Cela nous confirme s’il en était besoin de la nécessité de rentrer en Martinique pour qu’elle soit examinée par un vétérinaire et que des examens sérieux soient pratiqués.


Lundi 24 Mars 2014 – Saint-Vincent – Bequia – Princess Margaret Bay vers Saint-Vincent – Château Bel-Air : Saint-Vincent et grenadines
L 13° 17,99 N -- G 061° 14,06 W – 20 Milles parcourus

147 Carte navigation vers Saint-Vincent chateau bel air10 h 50, levé l’ancre, vent d’ENE Force 4, mer agitée, ciel peu nuageux. Les formalités de sortie de Saint-Vincent ont été effectuées dans l’heure qui précède. Mini Mouss n’est pas au top de sa forme et se remet des soucis du week-end. Ti Mouss a de nouveau mal à son rein droit et fait un peu de température !
« Ti Corail » se glisse dans la baie pour hisser la Grand Voile puis le Génois est envoyé alors que nous débordons le NorthWest Point. Nous filons 7 nd, le bateau est bien et file vers la pointe Sud de Saint-Vincent.

Un peu plus tard, dans l’Ouest du port de Kingston, c’est la pétole pendant environ 1 mille avant de remettre en route poussés par une brise d’Ouest sous le vent de l’île de Saint-Vincent qui nous pousse à 4 nd ! C’est mieux que rien ! Nous profiterons de cette brise de mer pendant plus d’une heure, mais serons ensuite obligés de démarrer un moteur pour longer la côte de l’Île jusqu’au mouillage de Château Bel-Air.

La pioche est posée vers 15 h 30, à 50 m du rivage, entre 6 à 8 m de fond. Le mouillage est facilement visible de la mer puisque se situant sous une belle rangée de cocotiers remarquable au pied d’une falaise verdoyante d’une cinquantaine de mètres de hauteur, environ un demi-mille au nord du village. La rive est accore et encombrée d’éboulements de roches dont il convient de ne point trop s’approcher. Le mouillage est bien abrité et n’est pas balayé comme d’autres par de puissantes rafales descendant des montagnes.

Nous serons invités dès notre arrivée par un boat boy à rejoindre le mouillage juste devant le village, mais nous refuserons préférant la tranquillité sous les cocotiers. À l’approche du coucher du soleil, nous serons pas moins de cinq bateaux à mouiller ici. La nuit sera tranquille même si par deux occasions une embarcation glissant en silence à la pagaie a pu être observée à quelques mètres du bateau, en pleine nuit, et stationnant là pendant environ deux heures… sans doute pour pêcher… Bertrand, le Captain de « Synga » préférera rester dormir dans son cockpit.

150 Equipage de « Synga »


Mardi 25 Mars 2014 – Saint-Vincent – Château Bel-Air vers Sainte-Lucie – Anse Cochon : Sainte-Lucie
L 13° 55,69 N -- G 061° 03,50 W – 40 Milles parcourus

148 Carte navigation vers Sainte-Lucie Anse Cochon8 h 20, levé l’ancre, vent faible, mer calme, ciel peu nuageux. La Grand Voile est hissée un quart de mille au large puis le Génois envoyé et nous tirons un bord en attendant le bateau copain « Synga ». La météo annoncée donne 12 à 14 nd d’ENE et nous ne prenons pas de ris.

Rejoints par « Synga », nous filons avec une brise de NE 3-4 vers le NNW à 5 nd. Une heure plus tard, le vent monte NE 5 et « Ti Corail » accélère à 7,5 nd sur un plan d’eau encore très peu agité. À l’approche de la pointe nord de Saint-Vincent, le vent monte à NE 6 et le Captain enroule le Génois à 75 % en choquant la Grand Voile pour passer cette survente dans une mer devenue bien agitée. Cet amusement semblant devoir durer plus que de raison, vu l’aspect de la mer sur les quelques milles devant nous, nous prenons finalement un ris, certes tardivement !

Enfin, c’est chose faite, jamais aisée dès que les conditions deviennent moins faciles. Enfin, nous sommes toujours à la merci d’un événement bloquant qui peut survenir à tout moment. Par exemple, comme cela a été le cas, une poulie de renvoi de ris qui se coince dans les lazy jacks et qui oblige à monter sur le top pour aller la décoincer alors que le bateau commence à danser la St Guy !

Heureusement, le Captain peut encore faire le singe (il le fait très bien d’ailleurs) et tout rentre dans l’ordre hormis un peu de bruit causé par les vitupérations de Ti Mouss vociférant à son Captain « Il vaut mieux prendre un ris d’abord pour le larguer ensuite… je te l’avais bien dit, etc. »

Toujours est-il que « Ti Corail », rattrapé entre temps par « Synga », reprend sa route avec 1 Ris et 75 % de Génois, à peine ralenti, mais bien plus à l’aise sur ses coques et au près dans cette mer levée par un vent bien établi de ENE Force 6.

Le Captain est à la barre, sous pilote. Ti Mouss et son inséparable Mini Mouss sont allongés sur la banquette du carré, la première excédée par les mouvements violents subis par le bateau et son équipage, la seconde apathique dans les bras de sa maman. Quelques bruits viennent rappeler que la gravité se manifeste non seulement sur les visages des Mouss, mais aussi sur les objets !

Les chutes d’objet vont ainsi continuer à marquer le revêtement de sol du carré et des cabines tandis qu’une réserve d’eau d’un plant de basilic se répand où elle peut, qu’une boîte de sel saute et s’ouvre, son contenu se répandant dans le carré et la cabine tribord… que du bonheur ! cette ambiance étant ponctuée par les cris de Ti Mouss. Quand on se trouve au siège de barre, même avec un vent de Force 6, on arrive à percevoir les « Fait Ch… ! » s’échappant du carré. Et, il y en a qui croient qu’on s’amuse !

Heureusement vers 12 h, le vent mollit Force 4 et la mer devient moins inconfortable.

En début d’après-midi, nous atteignons enfin le dévent au Sud Ouest de Sainte-Lucie et touchons ensuite une petite brise d’Ouest qui nous emmène pendant près d’une heure à près de 4 nd avant que nous ne soyons obligés de démarrer un moteur pour faire route. La solution d’un unique moteur est choisie depuis les événements d’encrassage des coudes d’échappements puisqu’il est meilleur de faire fonctionner un moteur à 2 200 t/min que deux moteurs à 1 500 t/min.

Nous arrivons enfin à l’Anse Cochon vers 16 h. La pioche est posée dans la partie nord de l’Anse pour se prémunir d’une éventuelle houle venant du Nord.

Cette journée de navigation n’aura pas été très agréable avec un vent beaucoup plus fort qu’annoncé, un Captain un peu excédé de s’être laissé berner par un canal de Saint-Vincent pourtant réputé pour ça et un Ti Mouss crevé.

Heureusement, nous terminons cette journée en dînant à bord avec nos amis de « Synga » et oublions ces heures désagréables.

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Mercredi 26 Mars 2014 – Sainte-Lucie – Anse Cochon vers Martinique – Anse Caritan : france martinique
L 14° 25,73 N -- G 060° 53,20 W – 33 Milles parcourus

149 Carte navigation vers martinique anse caritan8 h 15, levé l’ancre, vent faible, mer calme, ciel nuageux. La Grand Voile est hissée avec un ris un quart de mille au large puis le Génois envoyé et nous tirons des bords en attendant le bateau copain « Synga ».

Nous faisons route au NNW et le vent s’est établi à ENE 4/5. « Ti Corail » file 7 nd sur une mer belle qui devient néanmoins plus agitée alors que nous approchons de Rodney Bay et que le vent monte encore en virant à l’Est.

Vers 10 h, nous entrons dans la survente au nord de Sainte-Lucie avec un Génois enroulé à 75 % et la mer est moins levée et hachée que d’habitude sur les hauts fonds au nord de Sainte-Lucie. Nous avons de la chance : l’approche de la Nouvelle Lune fait que les courants de marée sont relativement faibles et nous sommes de plus à proximité de la Pleine Mer, limitant ainsi la force du courant océanique venant des iles du Cap Vert et se déversant en partie dans le bassin des Caraïbes par les différents canaux des Petites Antilles. Et puis, ce jour-là, le vent est à l’Est nous permettant quasiment de faire route sur la pointe Borgnèse et non pas sur le Rocher du Diamant.

Du coup, nous n’avons que 1 nd de courant portant au SW d’abord puis W et enfin NW en fin de Canal. La mer sur ces hauts fonds peut être très dure avec du courant portant à l’Est ou au NE, à contre de la houle générale Atlantique et levant aussi sur ces hauts fonds tandis que l’effet Venturi se manifeste aussi par des vents de 20 à 25 nd. De fait, toute la zone comprise entre la pointe nord de Sainte-Lucie et la ligne de sonde des 500 mètres est un lave-linge naturel.

Ces bonnes conditions vont nous permettre donc de faire route directe sur Sainte-Luce alors que le vent mollit en milieu de Canal pour descendre à une dizaine de nd. Enfin, dans la dernière partie, nous bénéficions de la rotation du vent vers le SE à l’approche de la côte sud de Martinique, créant pour « Ti Corail » une belle adonnante.

Dès la ligne de sonde des 1 000 m, la rotation des vents à droite (Veering) est très nette et « Ti Corail », faisant route en mode Girouette, décrit une belle courbe qui l’amène directement sur le mouillage de l’anse Caritan.

Une fois la ligne de sonde des 30 m franchie, les multiples casiers bouteilles évités, le vent tombe à proximité de la pointe Dunkerque et nous démarrons un moteur pour parcourir le dernier mille tandis que Captain dispose le tuyau d’arrosage sur le connecteur de plage avant pour être prêt pour le rinçage à l’eau douce, marquant la fin des navigations pour quelques jours. Notre Mini Mouss peut ainsi se balader partout sur le pont sans emmener du sel partout avec ses papattes !

La pioche est posée en début d’après-midi devant les jeux de Maya Beach, dans une anse Caritan particulièrement encombrée de plaisanciers, mais il semble que ce soit la règle cette année. En effet, si le nombre de bateaux de plaisance présents à Sainte-Anne n’a fait que croître au cours des cinq dernières années, l’Anse Caritan était encore peu fréquentée et les bateaux présents se comptaient sur les doigts d’une main. Mais cette année, c’est fini ! Caritan compte en moyenne 30 à 40 bateaux tandis que Sainte-Anne dépasse les 150 bateaux présents ! Finie la tranquillité !

Cette dernière journée de navigation a été agréable et nous la terminons en dînant encore avec nos amis de « Synga ».

La douleur au rein droit de Ti Mouss s’est évanouie et sa décision a donc été de reporter toute visite ou examen.

Dès le lendemain, nous prenons RDV avec le vétérinaire du Marin pour les prélèvements sanguins devant être effectués sur Mini Mouss. Nous en saurons davantage lundi prochain.

Le bateau reprend sa situation mouillage : les toiles sont mises à poste, les plantes vertes ressorties, la drôme inutile rangée (par exemple les ris sont ramassés et enfermés dans le lazy bag), etc.

Le bricolage et l’entretien du bateau reprennent avec une modification de la patte d’oie, des trop-pleins des réservoirs d’eau douce, la remise en place de la pompe d’origine du Groupe d’eau douce une fois réparée, différentes opérations de maintenance sur le dessalinisateur, la vérification de l’état des cales, le nettoyage à fond mensuel de l’espace de vie dans la coque Td et du carré.

160 Trop pleins reservoirs eau douce165 Jean pierre et francoise de gentiane

Cette fin de mois se passe calmement avec nos amis de « Synga ». Nous retrouvons aussi Caty de « Cahulina », Jean-Pierre et Françoise de « Gentiane », Jean-Yves d’« Alizé » avec lesquels nous passerons de supers moments.

Si tout se passe bien, nous devrions redescendre vers le milieu du mois d’avril pour notre destination première de Carriacou.



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