logoarticle   13/03/2009

 

Le mois de février a vu la fin de nos activités professionnelles, détail pour les superstitieux vendredi 13 février, sans beaucoup de regret avec l’ambiance générale ! Nous avions 15 jours pour finir de préparer les administrations à notre nouveau mode de vie (impôts, CPAM…). Ce ne fut pas de trop.

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Le déménagement ? Ce qui devrait sembler simple ne l’est pas, il faut stocker ce à quoi l’on tient sans envahir « le garde-meubles familial ». Un grand merci à Blandine et Jean Claude. Et le plus difficile est de limiter sa sélection à emporter sur le bateau… bien évidemment, il faut faire plusieurs fois des choix, éliminer des livres et le moins utile. Ce à quoi on tient le plus, on le donne aux amis à la famille. Ce qui peut être vendu est vendu (bradé !).

Ensuite, tout ça il faut le stocker proche du bateau, afin de l’aménager lorsqu’il sera en notre possession. Merci à nos hébergeurs des Sables qui ont su être compatissants avec notre date d’arrivée incertaine et nous trouver un garde-meuble.

C’est ainsi que début mars nous déposons 6 m³ de matériel dans un garde-meubles à Jard sur Mer.

Après ce petit aller-retour, il faut nettoyer l’appartement et le laisser au nouveau propriétaire.

Une visite à notre médecin pour les dernières ordonnances et derniers conseils, merci au Dr Mathieu pour sa patience et sa disponibilité.

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Nous sommes le 6 mars, devenus SDF ! En fait, pas tout à fait puisque nos amis Hélène et Nicholas nous « hébergent » et s’occuperont de notre correspondance. Leur adresse est la nôtre pour les administrations. Un grand grand merci à eux, pour leur aide.

Nous réalisons un rêve qui mûrit depuis plusieurs années, mais s’il n’y a pas de doute sur ce choix de vie. Il n’en reste pas moins qu’il est difficile non pas de partir, mais de quitter…

Pour franchir ce pas, nous avons passé le dernier week-end avec eux, champagne, le traditionnel Mah Jong et le regard humide !

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Lundi 9 mars, nous sommes à Nantes pour un dernier stage de 2 jours sur les moteurs Volvo (avec STW), que Francis a beaucoup apprécié.

Nous devons devenir le plus possible autonomes. Ce stage lui permet de le devenir en évitant les pièges et en assimilant les règles de bonne conduite et d’entretien de nos moteurs. La liste des rechanges et de l’outillage nécessaires nous est aussi fournie.

Et direction les Sables où nous allons nous reposer un ti peu. Nous faisons connaissance avec Bernard de « Robin Marine », qui s’occupera d’une grande partie de l’aménagement de Ti Corail. C’est lui qui nous confirme la livraison au chantier le vendredi 13 mars (eh oui encore un vendredi 13 !). C’est aussi lui qui nous donne la date du 10 avril pour la réception définitive… Nous faisons connaissance avec Wilfried de « Yacht Care Services », qui s’occupe de tout ce qui n’est pas électronique et électrique.

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Nous nous sommes promenés sur le port 0lonna sous la brume, avons traîné sur le ponton d’arrivée du Vendée Globe et avons rencontré Rich Wilson 9e et doyen du Vendée Globe. D’une grande humilité, bravo, Monsieur Wilson ! À première vue, son bateau a peu souffert, équipé avec l’aide de Thierry Dubois avec qui nous avions fait notre stage de survie en mer.

mess01 009Nous avons également vu le bateau d’Arnaud Boissière, 8e du Vendée Globe sur Akena avec qui nous avions partagé les 2 jours de stage de médecine à distance.

Vendredi 13 mars 2009, grand jour, séquence émotion !

Dès 10 h, nous étions près de la cale en attente du convoi exceptionnel… À 11 h, les voitures jaunes, les motards et le camion qui transporte « Ti Corail » se présentent devant la cale de mise à l’eau de Port Olona. Nous n’avons rien à faire sinon regarder les professionnels s’affairer autour de notre bébé. La remorque recule et dépose gentiment « Ti Corail » sur la cale à mi-pente.

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La marée est basse et de vive eau (coeff 101) et il est déjà presque midi. Les préparateurs de bateaux de « Yacht Care Services » et le chef monteur de « Robin Marine » ont quelques travaux à effectuer rapidement avant que la marée montante ne vienne soulever doucement les coques de notre bateau.

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Quelques retouches d’antifouling, la mise en place d’un passe-coque pour le dessalinisateur et la pose de la plaque de masse pour l’émission/réception HF/BLU sont rapidement réalisées avant la pause déjeuner.

Nous en profitons aussi pour récupérer les coussins du carré afin de procéder à leur recouvrement avec du tissu ad hoc et nous pourrons nous laisser aller aux joies de la machine à coudre les jours prochains dans les créneaux laissés libres.

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Le bateau est tout nu, son mât de presque 15 m posé sur le quai, les coffres chargés de différents équipements devant être installés par les préparateurs.

Nous reviendrons l’après-midi pour assister au déséchouage à la faveur de la marée, les deux moteurs sont mis en route et le préparateur emmène « Ti Corail » vers le ponton où il achèvera sa préparation durant les trois prochaines semaines.

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Il nous sera ensuite permis de monter à bord et nous aurons alors le plaisir de sentir le pont du bateau sous nos pieds. Le bateau est empli de cette odeur de « neuf » !

Il a aussi été immatriculé aujourd’hui aux Sables-d’Olonne ! Rendez-vous encore lundi 16 mars à 9 h à bord pour régler quelques détails avec le chef monteur puis nous irons à La Roche-sur-Yon récupérer les papiers du bateau. Un mois s’est écoulé depuis notre cessation d’activité et nous n’avons pas encore eu le temps de nous poser !

Mais nous sommes heureux et, en plus, le printemps était là avec une journée splendide ! À bientôt.

 

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logoarticle   07/05/2009

 

Depuis le 13 mars, Ti Corail est en préparation. Il a reçu tous ces équipements électroniques, son dessalinisateur, ses batteries, ses panneaux solaires, son éolienne et son lave-linge ! Durant 5 semaines les équipes de Robin Marine et Yacht Care ont travaillé sur Ti Corail.

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Les coffres se sont remplis d’équipements : coffre arrière bâbord avec les batteries, chargeurs, convertisseurs et régulateurs, coffre avant bâbord avec le dessalinisateur et son filtre reminéralisant. Il reste un tout petit peu de place de rangement dans ce dernier coffre !
La machine à laver a trouvé sa place dans la douche côté tribord.
Quelques soucis avec les panneaux solaires pour obtenir leur origine… Le matériel manquant, mais tout s’est résolu avec un suivi assidu ! comme pour une maison, manque plus que le jardin, la piscine nous l’avons !
Durant 4 semaines, Ti Corail a vécu dans les câbles, perceuse… Les entrailles ouvertes !
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Nous avons effectué quelques déplacements administratifs et avons profité de ce temps pour faire les housses, Francis est devenu un vrai pro !

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Pas de farniente tous les jours avec une activité. Quelle vie ! Nous avons eu quelques visites qui nous ont fait très plaisir, amis famille nous ont permis d’apprécier notre environnement à travers quelques balades.

Un clin d’œil particulier à Éveline… En effet, lors de sa visite aux Sables elle nous a trouvé très peu écolo du fait que nous utilisions du sopalin en guise de serviettes. « N’as-tu pas de serviette en tissu ? » «...Heu non j’ai tout donné », cette question aurait pu induire un manque de présentation… mais non, elle est trop bien élevée pour ça ! Lui donnant tout à fait raison, nous sommes allés chercher du tissu et avons confectionné des serviettes de table…

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La balise Advanced Tracking est installée et fonctionnelle. Vous pourrez nous suivre en allant sur le lien:

http://www.corailaventure.com/index.php/ou-sommes-nous

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Il a fallu échouer Ti Corail afin de lui installer un passe-coque pour la pompe haute pression eau de mer afin d’avoir un débit suffisant lorsque l’on lavera le pont de Ti Corail. L’équipe de Yacht Care en profite pour embarquer aussi tout le matériel de sécurité, l’annexe et son moteur, les deux lignes de mouillage ainsi que le radeau de survie. On a utilisé un tracteur en raison de la marée trop faible.

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Après réception avec le concessionnaire et même si tout n’est pas prêt nous décidons d’aménager notre « maison ». Location d’un véhicule utilitaire direction le garde-meuble… avant le chargement de chaque carton passage obligé sur la balance, il faut que Ti Corail reste un bateau et ne devienne pas un sous-marin, même si ça ne déplairait pas complètement à Francis ! La charge maximale ne doit pas être dépassée ! En espérant que tout rentrera...


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Nettoyage des coffres et durant 2 jours nous déchargeons. Ouverture des cartons et organisation du rangement : pas facile ! Les charges doivent être réparties et la ligne de flottaison respectée.

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Les bonnes conditions pour une première nav se sont fait attendre, entre les interventions et la météo.

Ti Corail à eu son 1er bobo avant même d’avoir quitté le port, un indélicat a laissé son empreinte sur la coque à Bd « les docteurs Yacht Care » vont le soigner.

Vendredi 1er mai 2009, grand jour : Ti Corail prend la mer ! Première navigation avec quelques angoisses... les alarmes des pompes de cales sonnent sans cesse... au retour nous nous contorsionnons pour assécher les cales. Et les sorties suivantes se passent sans soucis. Une hélice de moteur ne fonctionne pas très bien... Sous voiles c’est un vrai plaisir...

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Plein de visites, certains ont pu naviguer et pour d’autres c’était trop tôt, Ti Corail n’était pas prêt ! Mais ce n’est que partie remise !

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Maintenant il nous tarde que Ti Corail soit prêt pour quitter le port Olona et naviguer le long de la côte Atlantique...

À bientôt

 

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logoarticle   28/05/2009

 

Ti Corail continue à se préparer, mais navigue enfin vraiment ! Finition des réglages électroniques, du dessalinisateur qui présentait 2 fuites lors de son 1er essai... Et non pas de cata, on s’y attendait et nous avions vidé les coffres ! Mais nous devons encore rester aux Sables pour les reprises et finitions... Ti Corail est aménagé, chaque chose a trouvé sa place.

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Plus détendus nous commençons à apprécier notre nouvelle vie de « sdf des mers ».

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Ti Mouss profite de ce temps pour préparer son permis hauturier, retour aux calculs vectoriels et règle de trois, youpi !! Pas d’ennui, toujours quelque chose à faire. L’apprentissage de la vie sur un bateau enseigne très vite que toute activité demande plus de temps qu’à terre, ceci lié à l’organisation, la place, la sécurité... Pour une « speedée » comme Ti Mouss = pas toujours facilement accepté, donc les journées sont longues. Mais l’adaptation au rythme ne devrait pas se faire trop attendre !

Le moteur Honda de l’annexe a trouvé sa place : Balcon arrière tribord, toujours pour équilibrer le poids.

Confection d’un harnais et hissage avec l’aide de la bôme et de l’écoute du Genaker. 55 kg à hisser et fixer... tout en évitant la chute fatale !
Cette manœuvre sera peu fréquente uniquement lors des longues navigations.

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Les journées s’écoulent bricole, rangement, bricole et tites nav. La météo n’est pas digne d’un mois de mai, fait froid et humide les dépressions s’enchaînent... Quelques rencontres avec des équipages de bateaux voisins qui préparent respectivement leur bateau pour un périple plus ou moins long. Des visites et un dîner sympathique avec le prof de Ti Mouss « Promis Jean Louis tu auras la photo du 1er poisson cuit sur ton super gril ! »

Le 22 mai nous prenons le créneau entre 2 dépressions pour partir vers La Rochelle. La sédentarité sablaise commençait à nous peser. Et on nous attend à La Rochelle dimanche. Enfin une vraie nav... Ti Corail et son équipage sont heureux. La température n’y est pas, il fait froid ! Arrivés à l’ile de Ré le mouillage prévu à la Conche des baleines s’avère trop remuant et venté, nous descendons jusqu’à la pointe des Sablanceaux et mouillons à l’Anse Loubye où nous passerons la nuit.

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Après une douce nuit, bercés par le clapot, surprise ! Le soleil est là ! À 13 h, nous prenons la mer direction Ile d’Aix, Fort Boyard pour mouiller à 19 h à l’ile d’Oléron à l’anse de la plage Gautrelle.

Une nav de rêve. Le temps d’apprécier l’espace et toutes les sensations qu’il procure, allongée sur le trampoline Ti Mouss sent le rythme de Ti Corail, la sérénité est là : enfin !

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La nuit fut plus agitée, avec le changement de direction du vent durant la nuit le clapot nous a même obligés à nous lever pour protéger les objets des chutes. Orage au lever, mais le soleil est réapparu alors que le continent reste gris. La journée va être consacrée aux tâches administratives (impôts obligent !) et commencer à entretenir les inox (passivant puis protecteur).

Dimanche matin nous prendrons la route du port des minimes à La Rochelle ou des amis nous retrouvent.

 

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logoarticle   21/06/2009

 

Depuis fin mai, les visites se sont enchaînées. Ti Corail et son équipage ont pris plaisir à faire découvrir la vie sur l’eau. La météo n’a pas toujours été très favorable, mais bientôt il connaîtra les alizés.

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Lydia et Loulou sont venus partager leur bonne humeur durant 4 jours. Balade et mouillage entre La Rochelle, Ile de Ré et ile d’Aix. Lydia m’a soumis l’idée de faire une page Livre de bord sur notre site, voilà qui est fait et tu ouvres la danse avec ta plume (Menu divers/Livre de bord). Quant à Loulou, il nous a fait de superbes photos.

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Une anecdote sympa : depuis quelques mois déjà nous avons une correspondance avec Bruno C. qui prépare le même projet de voyage. Suite à la Newsletter du mois de mai, Bruno nous écrit : le 29 mai, il vient chercher son Nautitech à La Rochelle... « Dis Francis, nous sommes à couple avec un Nautitech 40, peut-être est-ce celui de Bruno C. »... Ti Mouss laisse un petit mot sur le catamaran en question avant de partir faire quelques courses.

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La soirée arrive et Christine aussi étonnée que nous se présente. Ensemble, nous partageons le champagne pour arroser « Cocktail » leur bateau et partageons un bon moment. À bientôt à Lorient.

Juste le temps de nettoyer le bateau, faire quelques réparations de gelcoat (et oui déjà !), quelques courses et nous retrouvons Corine, Philippe et Audrey, venus passer leur week-end anniversaire avec nous sur Ti Corail.

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Un autre grand moment, les parents de Ti Mouss ont fait plus de 1000 km pour voir Ti Corail.

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Une belle nav autour d’Oléron, Fort-Boyard et quelques bons restos pour épicer ce séjour ensoleillé.

Suit un bref séjour sur terre en Bourgogne pour la communion de BBCo qui n’est plus du tout un bébé... mais qui restera la BBCo de Ti Mouss !

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Un ti peu de repos aussi avant une escale parisienne chez nos amis avec qui nous passons une soirée, pour vite retrouver Ti Corail à La Rochelle.

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Le temps de préparer notre navigation pour Capbreton, nous quittons La Rochelle.

Départ le 12 au lever du jour, nous prenons le large, mais le vent n’est pas au rendez-vous ! Beaucoup d’heures de moteurs afin d’arriver à la date prévue (samedi dans la journée), avec la houle c’est génial.

Une belle surprise : des dauphins sont venus nous tenir compagnie et jouer devant les étraves, des frissons comme à chacune de ces rencontres inopinées ; encore plus ce jour, nous les avons côtoyés avec notre Ti Corail !

Puis dans l’après-midi, un pigeon est venu se poser sur les panneaux solaires, que fait-il si loin de la côte ? Nous l’approchons doucement, il n’a pas l’air effrayé, il est bagué, un numéro suivi de NL (un espion... mes anciens collègues comprendront !). Nous l’avons nourri et hydraté, et nommé Fred 1, il a seulement besoin de repos. Les panneaux solaires sont devenus son territoire. Nous avons stoppé l’éolienne pour ne pas prendre le risque qu’il finisse en pâté !

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Vers 15 h, le vent se renforce, nous pouvons arrêter les moteurs, ouf ! Navigation agréable au portant, pourvu que cela dure... Petit « apéro soft », dîner en compagnie de Fred 1.

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mess05 031Puis viennent les quarts de nuit, Ti Mouss prend le premier = quels moments délicieux cette sensation de liberté... Captain prend la seconde partie de la nuit. Quand Ti Mouss se lève pour prendre le relais, il la renvoie vite au lit, sa tête est elle si décomposée ou c’est parce qu’il a envie de continuer d’apprécier cette solitude ? À 5 h, nous sommes tous les 2 à la barre et le vent s’affaiblit... reprise de la nav aux moteurs, le seul avantage est que nous aurons de l’eau chaude...

Au lever du jour, Captain va se reposer, nous nous rapprochons de la côte et Fred la sent même si elle est perdue dans la brume, il s’abreuve, fait le tour des panneaux solaires pour se dégourdir les pattes et prend son envol sans oublier de repasser au-dessus de Ti Corail « Bye bye Fred !, bon vol ! ».

Nous prenons une bonne douche sur le pont au soleil, c’est bon et cela nous redonne un peu d’énergie après une belle nuit en mer.

À 12 h, nous reprenons la navigation sous voiles et à 16 h samedi nous arrivons à Capbreton, mais faisons des ronds dans l’eau en attendant la marée propice pour franchir la passe. Un accueil chaleureux de la famille de Captain nous attend. Juste le temps de s’amarrer et le champagne !

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mess05 037mess05 039Mercredi 17 juin, nous reprenons le large avec les au revoir de Francis Family sur la jetée. Nous prendrons notre temps pour remonter sur Les Sables où Ti Corail doit subir quelques travaux : réparation de coque, installation des tauds (protection du soleil dans le cockpit qui n’ont vraiment pas été indispensable jusqu’à aujourd’hui !), révisions des moteurs et quelques réglages.


De plus, Ti Mouss doit passer son permis hauturier, mais avant tout il va falloir trouver un peu de tranquillité pour le travailler ! Nous avons pu sortir le Genaker pour la première fois (la voile légère bleue et blanche). Les premiers milles sont doux, soleil et vent d’ouest, puis en fin d’après-midi une houle courte a fait son apparition... Ti Mouss aime ! Le Captain a rapidement pêché le repas du soir, soit 4 maquereaux, qui ont fini en filets. Deux autres ont eu plus de chance, ils ont retrouvé la liberté ! Le vent tombe, Captain décide de tirer un grand bord vers le large à plus de 30 milles. Les quarts de nuit s’enchaînent, puis le jour se lève avec le soleil, nous sommes jeudi 18. Belle journée de nav, mais peu de vent et une mer houleuse. Nous croisons quelques pêcheurs, mais peu de voiliers.

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La météo annonce du vent pour la nuit, nous prenons un premier ris par sécurité avant le coucher du soleil pour éviter d’avoir à faire cette manœuvre de nuit. Ti Mouss prend le premier quart, Ti Corail file entre 6 et 8 nd au près, allure totalement inconfortable en cata, la houle d’ouest de 2 m et les vagues de nord transforment Ti Corail en manège à sensations... « Dis c’est quand qu’on change de manège ? ». Ce bord rapide nous permet de doubler la pointe de Chassiron et le rocher d’Antioche vers 1 h du matin (vendredi 19) et nous prenons à droite dans le Pertuis d’Antioche pour venir mouiller à l’abri à l’anse Louby au sud de l’ile de Ré à 4 h du matin. Une fois le mouillage pris, vite au lit et nous passons en récupération de sommeil jusque la fin de matinée. Nous y passerons la journée pour nous reposer et nettoyer l’intérieur de Ti Corail. Un beau coucher de soleil s’offre à nous pendant la préparation de la nav jusqu’aux Sables-d’Olonne, départ prévu tôt, pour effectuer un maximum de trajet avant de rencontrer la mauvaise mer annoncée.

Samedi 20, le réveil sonne à 5 h. Ti déj, préparation de Ti Corail et à 7 h, nous prenons la mer. Vent N NE force 5, mer agitée. Le soleil est là, mais il fait frais, très frais. L’antenne fouet 7,50 m de la BLU (émetteur HF) n’a pas résisté au fort clapot combiné à la houle de NW dans le pertuis Breton : cisaillée nette au-dessus de l’étrier de fixation sur le balcon. Ne restait plus qu’à la récupérer tandis qu’elle traînait misérablement dans le sillage de Ti Corail. C’est bien comme çà ! Ces nav un peu chahutées sont des navs d’essai et auront ainsi permis un bon test de tenue du matériel. Après avoir tiré des bords toute la journée dans une mer agitée, nous arrivons à Port Olona à 17 h.

Ti Corail sera au repos durant la semaine afin qu’il puisse subir les reprises et réparations nécessaires.

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À bientôt...

 

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logoarticle   28/07/2009

 

La fin juin s’est terminée avec la réussite de Ti Mouss au permis hauturier.

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L’achat des derniers petits matériels et pièces de rechange.

Commande des derniers médicaments pour compléter la pharmacie de bord. Quelques tracas techniques résolus et Ti Corail tout beau et tout prêt à reprendre la mer. Le beau temps s’est enfin installé !

Nous avions pensé quitter les côtes françaises début juillet et bien cela devrait être fin juillet !

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Nous avons profité de bonnes marées pour sortir du bateau et aller « grappiller » des moules, un dîner sympa en entrée moules citron et herbes de Provence puis moules crème Pineau ! Dîner d’autant plus apprécié qu’il était le fruit de notre pêche, finis les grandes surfaces et les magasins de surgelés, finis les plats tout prêts pour gagner du temps... sans regret...

Une p’tite nav dans la baie des Sables avec Jean Louis (prof de Ti Mouss) et sa famille, après-midi très agréable à la dérive sans vent. Jean Louis a eu la bonne idée d’associer le plaisir de la baignade au lavage de coque de Ti Corail, merci J.L ! Et à bientôt dans les Caraïbes ou à Ouvéa...

Ti Corail a eu la visite des sympathiques hébergeurs de son équipage. Un ti apéro à bord, encore merci pour votre gentillesse.

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Un « bateau voisin » : « le Chat Noir », pas comme les autres avec Patrick à son bord. Entièrement conçu et construit par ce jeune passionné. Début juillet, il a pris la route des Canaries pour remonter ensuite par les Açores. Bon voyage et peut-être à bientôt sur les flots ! Nous ne manquerons pas de suivre tes aventures.

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Les Sables-d’Olonne est une ville dont nous garderons un excellent souvenir pour l’accueil de ses habitants.

Mercredi 1er juillet nous quittons le ponton des Sables pour rejoindre l’ile d’Yeu (25 M). Une nav bien tranquille avec de la chaleur, sous voile et un peu de moteur. Arrivée à 19 h à l’ile d’Yeu, nous mouillons à l’anse des Vieilles au SE de l’Ile. Les douanes viennent faire le tour du bateau sans nous poser de question ! Dégustation des rillettes de maquereaux, poissons pris en nav (merci Françoise pour la recette), même Ti Mouss en a mangé ; il faut dire qu’avec tout ce qu’il avait dedans comme herbes épices, ce met n’avait plus goût de poisson ! Mais il faudrait quand même que Captain pêche un ti bar ou un lieu.

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Après une nuit orageuse, ce qui a permis de rincer Ti Corail, la journée s’est écoulée avec farniente à bord, sous le soleil. Ti Mouss commence son carnet de voyage.

Nous ne sommes même pas descendus à terre ! Nous sommes bien sur Ti Corail !

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Une nuit bercée par la houle d’ouest précède une belle journée. Nous changeons de mouillage et allons au NE de l’ile d’Yeu à l’anse des Conches. Bricolage sur le bateau.

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Samedi 4 juillet, les vents sont favorables pour rejoindre Belle Ile... Nous levons l’ancre à 8 h 30 et naviguons sous GV + génois, deux sorties du Genaker. À 20 h, nous arrivons à Port An Dro, joli petit mouillage, mais qui dès 2 h du matin devient très rouleur (heure à laquelle j’écris ces quelques lignes !).

Nous nous levons sous un ciel gris, des grains qui s’enchaînent, parfait Ti Corail aura eu sa douche ! Sous la pluie, nous quittons notre mouillage pour aller à Port Yorc’h au NE de Belle Ile. Encore un superbe endroit pour passer une journée, voire 2 ou plus, suivant la météo et l’envie ! Les grèves isolées qui découvrent à marée basse laissent apparaître sur les roches moules et huîtres qui satisfont nos palais ; l’annexe nous est très utile pour rejoindre ces endroits peu accessibles.

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La dimension temps prend ici une autre forme que dans la vie terrienne. Le temps s’écoule et laisse défiler les milles, nous prenons le temps de regarder la mer se former, onduler, se hacher, s’adoucir. Le temps de regarder le ciel, son soleil, sa lune, ses étoiles, ses nuages. Le temps d’écouter son bateau, ses voiles, le vent, l’océan. Le temps de voir la terre promise se rapprocher peu à peu et laisser découvrir son relief, ses couleurs. Le temps de rechercher le meilleur mouillage et le temps du silence...

Nous avons vécu en Robinson Crusoé (comme le dit si bien Francis Dad).

Nous allons nous rapprocher de la côte pour rejoindre Lorient et son port pour embarquer les enfants de Francis tour à tour.

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Vendredi 10 juillet, nous naviguons vers l’Ile de Groix pour mouiller à la plage des Grands Sables d’où nous repartirons tôt le lendemain pour faire quelques courses (merci Bruno !) et embarquer les enfants de Francis : Camille Pierre, puis Arnaud et Anaïs, puis Aurélie, Olivier, Gabriel et Ewen.

Nous naviguons entre le port Kervelen de Lorient et l’ile de Groix. Pour finir avec une nuit au port suite à un BMS signalant un avis de grand frais sur la région. Une journée ensuite consacrée au bateau (pont, inox...) et lessive !

La Bretagne c’est beau, mais l’été se fait un peu attendre. Le dicton « beaucoup de méduses annoncent un été chaud »... bof bof !

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Nous avons retrouvé Cocktail, le Nautitech 40 de Christine et Bruno, nous avons eu droit à un apéro dinatoire d’exception, nous avons passé la soirée à nous raconter nos histoires de bateaux. Christine nous a tellement fait envie avec ses fauteuils que Bruno nous a emmenés dès le lendemain en chercher, encore merci à vous.

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Les mauvaises conditions météo nous bloquent à Kernevel. Notre dernière soirée, nous la passons ensemble, ils nous invitent dans un super resto de fruits de mer et finissons au « Pam Pam » leur pub rhumerie. Si vous faites un tour à Lorient, je vous conseille cet endroit sympathique et chaleureux situé quai des Indes !

À bientôt « Cocktail », nous serons là pour votre arrivée aux Caraïbes !

Le 19 juillet, nous quittons le port Kernevel pour le golfe du Morbihan où la tite sœur de Ti Mouss et sa famille viennent passer leurs vacances, ils vont enfin pouvoir embarquer, cette fois Ti Corail est prêt ! Finalement le mouillage de Kervoyal n’est guère praticable... Retour sur Le Crouesty d’où nous partons pour passer la journée du 20 sur Houat avec les mouettes et les Goélands !

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Le 21 juillet, nos amis Hélène et Nicholas arrivent à Vannes pour descendre avec nous jusqu’aux Sables-d’Olonne et repartir avec la voiture. Mouillage à Belle Ile puis Ile d’Yeu après une journée de nav mouvementée ! Hélène a pu tester le Stugeron...

De bons moments... malgré un temps frais et un océan froid ! Espérons vous voir bientôt sous le soleil des Antilles.

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L’arrivée aux Sables-d’Olonne le dimanche 26, intervention de Robin Marine, car le ST70 (répétiteur Raymarine au poste de barre affiche vent, profondeur...) qui nous a lâchés et de Yacht Care, car la pompe du groupe eau douce fait de plus en plus de bruit.

Nous passons les journées du 27 et 28 à l’avitaillement, le dernier complément pharmacie (merci tout plein à M. Robin de la pharmacie de la Pironnière aux Sables), et la préparation de Ti Corail pour son départ vers la Galice, il a enfin été baptisé en toute intimité !

Départ prévu pour le 29 juillet tôt pour la traversée du fameux golfe de Gascogne...

À bientôt... depuis les côtes espagnoles !

 

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logoarticle   15/08/2009

 

Après avoir été bloqués aux Sables en raison d’un ennui, non pas sur la pompe hydrophore, mais sur le circuit d’eau douce (l’objet du problème : un bouchon de copeaux de perçage) nous sommes enfin partis. Pharmacie complète rangée dans des sacs zip, classée. Bidon de survie prêt et accessible, plein de gasoil et d’eau...

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Sans oublier un petit baptême de Ti Corail au ponton Gbis de Port Olona, eh oui enfin !

Une dernière entrecôte au « Force 7 », car Francis va se charger de nous apporter les protéines avec le fruit de sa pêche.... La météo toujours pas au top, mais nous avons envie de partir pour rejoindre les côtes de La Galice...

Sur la route nous ferons en fonction de la météo !

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Le vendredi 31 juillet 12 h, nous quittons Port Olona et Les Sables-d’Olonne après une dernière vérification du gréement, direction » ile de Ré. Arrivée à 22 h 35 à l’anse Martray où nous passerons 36 h au mouillage en attendant que le coup de vent passe ; beaucoup de pluie, temps à rester dans le cockpit avec les livres, et commencer à se mettre à l’espagnol !

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Dimanche 2 août, départ de l’ile de Ré pour le golfe de Gascogne à 10 h 30. Peu de vent, peu de soleil et beaucoup de moteur ! Route ouest puis sud à la recherche des vents favorables. Houle croisée NW et SW. La nuit se présente et c’est la prise de quart. Nuit agitée, beaucoup de grains avec de fortes rafales et un gros sac plastique qui se prend dans les pales moteur TB, quelques manipulations sur le régime et le plastique est dégagé. Ouf ! une plongée par ce temps n’aurait pas été possible. La nuit est longue, noire, sans lune et le lever du jour si attendu est bien triste dans la brume, le soleil a oublié de montrer sa tête rouge...

Le golfe de Gascogne reste le golfe de Gascogne ! La journée du 3 août se fait lentement, sous voile avec le Genaker, reprise de la route ouest au portant. Il fait beau, l’eau est belle, à 13 h, nous franchissons la limite entre eaux françaises et espagnoles, 3 000 m d’eau sous la quille. Nous avons parcouru 99 M.

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La nuit suivante est belle ; lune, étoiles, et encore un cargo pour stresser Ti Mouss, heureusement il existe un outil magique : l’AIS qui signale ces gros routiers des mers ; le radar, lui, aide pour repérer les chalutiers et les grains. Nous faisons route au 200, avec une allure de travers, Grand Voile plus Genaker.

Le mardi 4 août arrive avec un beau lever de soleil, route au 260 pour suivre le vent et retrouver la côte espagnole. Les messages du canal 16 sur la VHF sont en spanish ou anglais avec un bel accent ! Encore une belle journée, une bonne douche c’est bon ! Nous naviguons toujours sous GV et Genaker. La météo est avec nous même si les vents sont faibles, nous avons le TEMPS ! Yann Elies aura mis beaucoup moins de temps que nous pour traverser le Golfe...

Le rituel des quarts reprend avec une nuit nuageuse, sans étoile, une lune qui joue à cache-cache et plein de cargos et pêcheurs pour occuper ! Route au 265 ° sous moteur et GV vent faible en plus dans le pif !

Mercredi 5 août avec le jour se levant, possibilité de mettre GV + Genaker... mais cela ne dure pas, nous devons prendre un ris (= réduire la surface de la grand-voile quand plus de 20 nd de vent s’annoncent), enrouler le Genaker et laisser 75 % du Génois. Les fortes rafales, une forte houle d’W et une mer agitée ne se font pas attendre, visibilité pratiquement nulle !  Nous avons opté pour mouiller dans la Ria de Vivero à l’extrémité ouest de la côte Cantabrique, dormir une nuit entière tous les deux !

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Ces 4 jours de mer avec des conditions météo pas toujours à notre avantage confirment que nous avons un bateau qui tient les flots ! Captain et Ti Mouss aiment leur Ti Corail et leur envie de faire du chemin avec lui n’est pas altérée. Ti Mouss a bien géré son mal de mer, pas un seul médoc ! Captain peut être fier de son Ti Mouss, savoir qu’il peut compter sur lui et dormir tranquille.

À 16 h, nous commençons à voir la côte se détacher de la brume, le front froid qui vient de passer nous a fait remettre les couches de polaire, l’eau qui était à 22 °C au milieu du Golfe avec 3 000 m sous Ti Corail, est à présent à 19 °C comme en Bretagne ! Ben oui Hélène, j’étais pressée de partir pour trouver du chaud, je suis servie ! Mais c’est beau et assez grandiose vu d’ici, avec de beaux brisants et une mer grise, une côte sauvage élevée, les cormorans qui pêchent... Et le top à notre arrivée dans la Ria de Vivero plein de dauphins nous accompagnent, pas au niveau des étraves comme d’hab, mais à bâbord comme pour nous signaler le danger des roches couvertes que nous connaissons grâce aux cartes... Le danger écarté ils sont partis. Que dire ?

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À 18 h, nous arrivons au fond de la Ria de Vivero = un lac, ça fait du bien du calme. Mouillage, rangement, hissage du premier pavillon de courtoisie et apéro pour arroser notre traversée ! Un nageur espagnol vient jusqu’à nous pour nous dire que notre cata est « phénoménal ».

Soirée à apprécier ce silence... et dodoooo...

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Jeudi 6 août arrive après une bonne nuit entière de repos, lever sous la grisaille, Viveiro est dans la brume ! Eau à 17 °C... Toute la journée il a plu ! Alors dans l’attente que cela se calme un peu : cuisine un cake nutella et un cake aux légumes fromage jambon ! Vers 17 h, nous descendons Zozo (annexe) sur l’eau pour aller à terre. Nous nous amarrons tout au bout de la ria vers les petites barques. Visite de Viveiro, vieille ville avec ses rues étroites, il y fait tellement humide que les toits sont couverts de mousse. Quelques touristes espagnols que l’on reconnaît aux vêtements de pluie, les locaux sont en manches courtes ! Nous finissons dans un petit resto pour manger des poulpes à la plancha avec un ti vin blanc espagnol. Puis retour sur Ti Corail souhaitant un peu de soleil pour le lendemain...

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Vendredi 7 août, journée entretien bateau et lessive, car il fait beau... faire beau ici veut dire pas de pluie ! Des rafales sous un ciel menaçant nous font apprécier le mouillage. Pas de baignade, l’eau est à 16 °C. Nous retournons à terre puisqu’un grand magasin se trouve près de l’amarrage de l’annexe. La baignade sera encore pour plus tard ! Nous nous consolons du vilain temps avec des chipirons cuisinés avec une persillade, une bonne batavia du Brie et une baguette !

Samedi 8 août, réveillés tôt toujours le même temps au lever ! À 9 h 30, nous quittons la Ria de Viveiro pour celle de Ceidera. Un vilain temps, mer formée, pluie une partie avec un ris dans la GV et 75 % du Génois. Au près puis vent arrière et un tout petit bout au largue ! Passage devant le Cap Ortegal, assez beau, plein de rudesse, comme le climat ! Des pointes à plus de 9 nd. Arrivée à 14 h 30 à la Ria de Cedeira, et surprise le soleil arrive avec nous : la vie est belle, mais l’eau est à 15 °C ! De fortes détonations dans les montagnes, pour exploser les nuages menaçants : merci, car question pluie nous avons notre dose !

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Dimanche 9 août et lundi 10 août, il fait enfin beau ! Promenade dans Cedeira. Petite ville partagée par une rivière, chaque rive présente sa spécificité, rive droite ville ancienne avec ses rues étroites et rive gauche nouvelle ville avec ses banques resto... Nous avons mangé des tapas dans un bar, des poulpes et calamars délicieux ainsi que le pain les accompagnant, et fait quelques courses de produits frais.

Mardi 11 août, nous quittons tôt le charmant mouillage de Cedeira pour La Corogne. Un peu déçus de l’anse Mera de la Ria Coruna. Mais l’eau est plus chaude, tout au moins, moins froide et Francis a œuvré pour nettoyer les embases pleines d’algues et coquillages !

Nous aurons vu le plus vieux phare du monde « La tour d’Hercule ». Le vent NE souffle fort, mais l’ancre tient bien. Le mouillage est peu confortable à cause de la houle qui vient jusqu’à nous.

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Mercredi 12 août, nous allons nous amarrer à la nouvelle marina de La Corogne, accueil chaleureux, en français et confort deux fois moins cher qu’en France, alors nous en avons pris pour 2 nuits ! Journée consacrée au nettoyage, maintenance Ti Corail et lessives.

Jeudi 13 août, matinée farniente et après-midi travaux couture, le Génois présentait une déchirure sur la chute, par ragage. Puis balade dans la vieille ville de La Corogne. Ville étonnamment séduisante de par son architecture galicienne mélangée avec vielles pierres du XIIe XIIIe, animée sans être surpeuplée. En plus, il fait beau et 27 °C. Nous décidons de rester quelques jours pour en découvrir plus. La Marina nous fait une super promo, géniale ! Le Cap Finistère nous attendra...

Vendredi 14 août, grasse matinée puis examen de la grand-voile avec pose d’Insigna, démontage et entretien des 3 winches. Francis a fait son ti tour dans le mat pour vérifier le gréement. Soirée à se promener dans la Corogne.

Samedi 15 août, grasse matinée ! Mise à jour du site, il faut en profiter le débit que nous avons ici est rare ! Nous allons certainement nous promener pour voir les festivités du 15 août.

Le résumé sera dans le prochain message.

À bientôt...

Les possibilités internet deviennent plus rares. Si vous nous écrivez sur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., évitez de joindre des fichiers PPS PPT photos souvent trop lourds à télécharger. Merci

 

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logoarticle   06/09/2009

 

Nous sommes toujours en Galice, actuellement à Baiona, notre dernière escale espagnole. Puis nous descendrons la côte portugaise.

Nous pouvons enfin commencer à retirer les polaires au mouillage, pas encore question de baignade (eau entre 13 °C et 17 °C) ni de navigation en maillot de bain !

Nous pensons faire la traversée Lisbonne Porto Santo Madère fin septembre.

En résumé, notre impression sur la Galice est mitigée. Le pays est beau, les habitants sont d’une gentillesse remarquable. En ce qui concerne la navigation, le vent c’est du tout ou rien, un ris dans les voiles ou le moteur ! Et le climat, parlons en ! Ou plutôt n’en parlons pas !

 

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logoarticle   14/10/2009

 

Après une longue escale à Cascais au Portugal, en attendant une météo clémente nous sommes enfin arrivés à Madère, bye bye le vieux continent ! Christine est venue nous rejoindre, nous visiterons Madère ensemble, puis traverserons pour l’Archipel des Canaries. Il fait beau et chaud, l’humidité se fait oublier !

Le Portugal restera un beau souvenir ; ses habitants, moins expansifs qu’en Espagne, sont d’une grande gentillesse.

 

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logoarticle   02/12/2009

 

Après avoir écumé l’Espagne et le Portugal, traversé vers Madère où Francis tite sœur nous a rejoint, puis fait route vers les Canaries (première dorade coryphène à la traîne), nous sommes toujours aux Canaries, plus exactement à Gran Canaria, Las Palmas. Notre dernière étape aux Canaries, préparation pour « le grand saut » et attente des alizés. Csaba, en court séjour, est venu nous voir à bord. Quel plaisir de voir ceux qu’on aime !

Il fait bon, nous avons du mal à imaginer que le froid s’installe en France. Nous avons eu quelques coups de vent, mais prévenus, nous nous sommes mis à l’abri ! Concernant les îles du Cap Vert, nous devions y aller, puis plus y aller, puis seulement nous arrêter dans l’île de San Antao deux ou trois jours pour dormir (l’île la plus à l’ouest) ; finalement, il semblerait que nous n’allons pas nous y arrêter ; les routes recommandées nous font d’abord descendre plein sud pour sortir du dévent des îles Canaries, puis sud-sud-ouest vers le Cap-Vert pour passer à 300 milles au nord-ouest de ces îles et enfin virer à l’ouest quand nous aurons atteint la latitude de la Barbade, notre premier arrêt aux Antilles.

Nous serons trois à bord. Manuele, italien faisait partie des nombreux équipiers à la recherche d’un bateau pour embarquer, nous avons sympathisé et il part avec nous ! On devrait partir de Gran Canaria la première semaine de décembre et nous passerons sûrement Noël en mer...

 

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logoarticle   06/01/2010

 

  Voilà, on l’a fait !

Nous avons, tous deux, été atteints d’un sentiment étrange, une sorte de « baby blues » au moment où nous retrouvions un « plancher ». Moi, je me disais que cette traversée m’avait tant donné, qu’elle ne le referait plus jamais dans de telles proportions. C’est un sentiment que nous avons rencontré à bord de plusieurs bateaux qui arrivaient aux Antilles après une transatlantique. Une fatigue passagère, un ras-le-bol, un rejet de ce qui avait été voulu. Comme si nous brûlions ce qui avait été adulé !

En fait, il ne faut pas parler d’une traversée au moment où l’on arrive. Il faut laisser plusieurs jours de décantation. On ne prononcerait pas ces paroles sous la torture de la fatigue. On n’aurait pas à les expliquer à celui qui nous aura écoutés.

Moins d’une semaine, il nous a fallu moins de 7 jours pour nous dire que… si l’occasion se reproduisait, nous repartirions pour une transatlantique...

Nos soucis d’alarme batterie moteur n’ont pu être résolus à la Barbade, donc notre projet de remonter tranquillement par les Grenadines est annulé, direct La Martinique pour régler tous nos petits problèmes : gelcoat, antifouling, panneaux de pont, ragage du ris 1, pompe eau douce à pied, PC nav, config skyfile, emplacements éolienne et panneaux solaires, fuite du dessal !

Arrivés dans la baie de Sainte-Anne, nous avions l’impression d’arriver à la maison ! Manuele va nous quitter, mais nous sommes aussi contents de nous retrouver tous les 2...

À bientôt pour la suite aux Antilles...

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